Les soldats en terre cuite

L’armée enterrée de Qin Shi Huang

Transféré depuis  notre Flikr

Le site de l’UNESCO édite sur sa page culture une brève histoire de la découverte des soldats en terre cuite.
C’est en 1974 dans la province de Xi’an que des paysans chinois découvraient dans un puits, d’étranges statues. Conscients de leur trouvaille exceptionnelle, ils prévinrent les autorités. Les fouilles archéologiques effectuées sur le site mirent au jour des légions enterrées de l’empereur Qin Shi Huang, ce souverain légendaire qui réunit les différentes parties des remparts construits pas les États du Nord sous les Royaumes Combattants en une Grande muraille de plus de 6000 km et qui unifia la Chine au IIIème siècle avant notre ère.
L’UNESCO inscrit le site au patrimoine mondial en 1987. 

Grâce à sa rubrique TV, nous pouvons voir le reportage qui revient sur cette découverte. C’est le site Youtube qui héberge cette vidéo de 2’53 minutes éditée le 4 juin 2010.

Nous vous proposons de voir six images de la fosse numéro 1 du mausolée grâce à Patrimonium-mundi (site en panne), un organisme rattaché à  l’UNESCO qui « documente la Liste du patrimoine mondial en panophotograhies, en images sphériques immersives et interactives » dans le cadre d’un projet éducatif vivant exclusivement grâce à des dons.

Ce site est très facile d’utilisation, il suffit de se laisser porter par le site en cliquant sur la sphère verte en bas à gauche sur la page d’accueil d’où « Vous voyagerez au hasard dans l’espace et le temps vers les lieux les plus significatifs sur Terre. »
Il est également possible d’accéder au site désiré grâce au planisphère, et ainsi tomber sur une merveille qui vous était encore inconnue.
La case de recherche est existante, mais nous n’avons pas encore réussi par ce moyen à trouver un site de la liste. Le référencement
 des mots clefs ne doit pas être très au point.

Pour accéder facilement à l’histoire, à la géographie, à l’économie ou même à la politique de la Chine, rendez-vous sur l’encyclopédie Larousse en ligne qui propose de nombreux articles sur ce pays.
Nous vous avons sélectionné celui sur l’histoire de Chine que nous trouvons intéressant car il retrace plus de 2 300 ans d’histoire de façon claire et concise. C’est une bonne entrée en matière sur  la Chine pour tous.


La Chine fait son cinéma

« The Emperor’s Shadow »

En 1996 est sorti le film le plus cher de l’histoire de l’industrie cinématographique de Chine : « The Emperor’s Shadow » réalisé par Zhou Xiaowen.

Risquons-nous à une traduction du titre en français, ce qui donne : « L’ombre de l’Empereur ».

Vous pouvez aussi rencontrer ce film sous le titre de « Qin Song », que nous trouvons d’ailleurs plus poétique et qui est la traduction du titre en mandarin.

Ce film fut très critiqué par le public pour son manque de véracité historique.
Le directeur de production Zhou Xiaowen rétorqua :

« I don’t like history; I just like the buildings, the palaces, the dress. »

(Zhou Xiaowen)

Il s’agit évidemment du fameux et célèbre Qin Shi Huang qui gouverna la Chine d’une main de fer entre 246 et 210 avant notre ère.
L’histoire est simple, à travers ses nombreuses conquêtes et autodafés, l’Empereur veut écrire un hymne à la gloire de son nouvel État. Pour cela, il fait kidnapper un ami de jeunesse, saccageant au passage l’état de Yan.
Mais rien ne se passe comme prévu. Le compositeur Gao Jianli à du mal à accepter l’esprit du despote. Pour couronner le tout, la fille de ce dernier vient perturber une histoire déjà très tourmentée.

Si vous avez lu l’article « Un opéra pour l’Empereur Qin », vous aurez sûrement perçu de grandes similitudes. Rien d’étonnant à cela puisque le compositeur Tan Dun s’est grandement inspiré du film.

Télécargé depuis GoogleImage le 16/04/2012

Nos sources proviennent malheureusement en grande partie de l’article « Emperor’s Shadow » de Wikipédia. Nous restons donc circonspects envers cette critique au vu des erreurs déjà rencontrées sur ce site.

Véritable péplum chinois, « The Emeror’s Shadow » a du faire grincer les dents des autorités au pouvoir, car dans l’une des scènes du film notre cher Empereur exprime avec conviction sa volonté de contrôler l’esprit et le cœur du peuple.

Le parallèle est assez flagrant avec la politique de Mao Zetong, sa maîtrise des arts pour asseoir une domination idéologique, une détermination terrible visant à tout prix à museler le peuple.

Peut-on y voir une critique du pouvoir en place à peine voilée ?
Certainement, puisque le film fut suspendu pendant huit mois. Bien sûr, l’État ne livra aucune justification à cette censure et n’en donna pas non plus quand le film fut autorisé à la rediffusion.
À notre connaissance, aucune suppression n’a été rapportée.

L’article précise que le directeur Zhou Xiaowen signale lors de la première du film le 7 juin de la même année :

« Chinese rulers have always wanted to control our spirit. But they cannot succeed in doing so. »

(Zhou Xiaowen à l'avant première du film « The Emeror's Shadow ») 

Quoi qu’il en soit, nous vous conseillons de lire cet article afin de forger votre propre opinion.

Pour approcher l’atmosphère du film, rien de mieux que de voir sa bande-annonce !
Celle-ci nous est proposée par zieba en 2010 sur Youtube.


Un musée peut en cacher un autre

Une exposition inspirée du

mausolée de l’armée enterrée


Capture d’écran depuis le site World Heritage, le 2012-04-07

À première vue, on croirait être tombé sur le célèbre site internet du Musée des soldats en terre cuite de Qin Shi Huang, mais ce n’est qu’une impression ; car cette page d’accueil appartient en fait au site du Terracotta Museum.

Si vous y preniez des billets en ligne pour visiter le musée de Qin, en arrivant à Xi’an en Chine les responsables vous regarderaient avec de grands yeux remplis d’incompréhension. Vous viendriez en réalité d’acheter des places pour le petit musée Terracotta du Dorchester, qui se trouve au Royaume-Uni et pas du tout en Chine !

Capture d’écran de Google map, le 2012-04-07

Capture d’écran depuis Google map, le 2012-04-07

Rassurez-vous, nous exagérons un peu.
La véritable nature du site ressort assez rapidement, même si il est plus compliqué de comprendre l’origine du problème.

En réalité, ce site fait partie d’un plus grand ensemble, le World Heritage, qui héberge sur un site web anglais les sites de cinq petits musées situés en plein cœur du Dorchester. Il y en a pour tous les goûts, Dinosaures, égyptologie, soldats de terre cuite et même le musée Teddy Bear, le célèbre ours en peluche !

Capture d’écran depuis le site World Heritage, le 2012-04-07

Nous constatons que les sites web sont très évasifs sur le contenu des expositions.
Par exemple, voici l’introduction du site du Terracotta Museum :

« This small but inspiring exhibition on the Terracotta Warriors of the First Emperor of China’s famous Terracotta Army brings together all the wonder of the discovery of these amazing treasures of ancient China. »

(World Heritage)

En revanche, leur morphologie est plutôt satisfaisante, la navigation y est facile et claire, il y a une volonté de créer une ambiance propre à chaque thème et cela fonctionne vraiment bien la plupart du temps. Ces pages doivent être surtout destinées à un jeune public.

Créé en 2001, World Heritage n’est pas sans rappeler le patrimoine mondial de l’Unesco, mais nous n’avons trouvé aucune correspondance entre ces deux entités. Quoiqu’il en soit, ils doivent compter sur le rapprochement possible de ces deux termes dans l’esprit des gens. Ils acquièrent ainsi une sorte de légitimité par association et attirent plus facilement le touriste.

Mais, et c’est ce qui nous inquiète le plus, ce qui revient de manière récurrente et rapidement sur tout ces sites, sont les ventes des produits dérivés desdits musées. Ce qui ne présage rien de bon en ce qui concerne la scénographie et le contenu même des expositions.
Bref, un endroit que vous pouvez éviter sans regrets au vu du peu de pertinence des informations diffusées et de la profondeur des expositions proposées.
Excepté peut-être pour Teddy Bear. Si vous passez près du Dorchester, accordez lui une visite !


L’École du Louvre victime du farm-content

Attention ! Ce qui va suivre est une virulente critique du faux site
« École du Louvre – site iconographique ».

Ce site met à disposition une iconothèque en ligne afin d’aider les étudiants en histoire de l’art. Il propose entre autres des cartes géographiques, des plans et des photographies légendées de grands sites archéologiques et œuvres de la Chine et du Japon du Néolithique jusqu’à l’époque Nara.

Si vous retournez sur la page d’accueil de l’iconothèque, vous y trouverez cinq thèmes développés :
Art Paléochrétien, Art Byzantin, Art Copte, Archéologie de l’Inde, et pour finir celui déjà cité Archéologie de la Chine.

Le contenu est en soi très intéressant, c’est une très bonne source numérique pour toute personne ayant besoin d’illustrations pour des travaux de recherche. Mais pour le reste nous ne serons pas tendre, car c’est bien trop scandaleux pour prendre des pincettes.

La morphologie du site est effroyable, on atteint le niveau zéro du webmastering !
Ce n’est qu’une liste de liens bleutés, cela signifie qu’ils sont reliés à une URL et qu’il vous faut donc cliquer dessus pour voir la photographie par exemple. Apparemment les concepteurs du site ne connaissent pas les « puces » de numérotation ! C’est esthétiquement pitoyable. Mais ce n’est pas le pire, loin de là !

Après avoir dépassé le choc du design inexistant, vous devez faire front à une attaque caractérisée de milliards de spots publicitaires ! C’est une véritable agression visuelle, vous ne voyez même plus le texte, vous devez fermer tout un tas de pop-up, et le frétillement des panneaux publicitaires vous donneront à coup sûr un sacré mal de crâne pour les plus chanceux et une crise d’épilepsie pour les autres !
C’est donc avec une bonne dose de courage qu’il vous faudra affronter les affres de ce site !

Le plus drôle dans l’histoire est qu’à la fin des cinq thèmes proposés, il y a le petit signe ∏ qui nous redirige vers la page de présentation, rien que ça !

Ce qui est très étrange, c’est de voir le gouffre qui sépare ce site des sites officiels de l’École et du Musée du Louvre, sur lesquels une grande place est faite à la navigation et au design.
Or nous n’imaginons pas un instant le Musée du Louvre capable de laisser en ligne une telle horreur. Nous en avons conclu que ce site devait être indépendant des deux autres, un site clandestin.
Un signe qui ne trompe pas, nous n’avons pas trouvé de raccourci de cette fameuse iconothèque sur les sites officiels. À l’évidence, celui-ci se contente d’usurper le nom du célèbre musée afin d’attirer les internautes sur son site.
Nous ne pouvons que déplorer l’existence d’un tel site qui dessert grandement le Louvre, lui infligeant une très mauvaise publicité.
Vous pouvez cliquer sur lesdits sites pour vous faire une petite idée du décalage.

Le webmestre de ce site clandestin qui se prétend apparenté au Louvre a fait de très mauvais choix. Il est clair, en connaissant les pages officielles du Louvre, que celle présentée ici n’est qu’une aberration ayant emprunté le nom, les images et jusqu’aux logos du Musée pour sa propre publicité. Ne vous laissez pas avoir !
Finalement la faute revient à Multimania qui héberge ce site. Le fermer semble tout à fait légitime, car l’usurpation est flagrante. Cela ouvre le débat sur le recours possible lorsqu’on est victime d’une de ces malversations. Autant il parraît très compliqué pour la police de retrouver un voleur d’identité, autant la suppression d’un site comme celui-ci ne demande que quelques réglages à Multimania.

Nous vous conseillons plutôt un autre site amateur que nous avons déjà mentionné dans l’un de nos articles, le site Insécula qui est bien plus agréable à utiliser pour les internautes que nous sommes et qui, lui, au moins, semble officiel !


Pour les frénétiques !

Si vous êtes atteint de Qinmania, ce qui suit est pour vous !


Pour les numismates

Non, vous ne rêvez pas, c’est bien une pièce de monnaie à l’effigie du célèbre Empereur de Chine Qin Shi Huang.
C’est évidemment un site de numismates, la « cgb. fr » qui vous propose de l’acquérir par leur service d’achat en ligne créé en 2009. On y trouve des billets de collection, des monnaies d’or et d’argent. À l’origine La Compagnie Générale de Bourse était une boutique parisienne.

Capture écran faite sur le site "nimushop: cgb : boutique en ligne"

Cette pièce rend hommage à l’Empereur et à son mausolée rempli de soldats en terre cuite. Sur le coté pile, on exalte plutôt la République Populaire de Chine et du coté face, on trouve un portrait du Général de terre cuite et ses soldats placés derrière lui.

Cette fabrication est sûrement le résultat direct de l’inscription du site au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1987. Cela fait parti des nombreux produits dérivés que vous pouvez acheter dans la boutique cadeau du musée à Xi’an.
Vous pouvez vous procurer cette magnifique pièce de 5 yuan pour la modique somme de 5,80€. Il s’agit d’une pièce de collection et c’est pour cela qu’elle coûte bien plus que sa valeur monétaire. Pour information il y a un rapport de 1/8 entre l’euro et le yuan, donc pour 5,80€ vous pouvez avoir normalement 40 yuans.

Capture d’écran faite sur le site "nimishop : cgb : les boutiques en ligne" 2012-04-01 à 12.32.17

En ce qui concerne le site, la navigation y est aisée et agréable. Les articles se présentent sous forme de petites fiches et les illustrations ne sont pas pour nous déplaire.
De plus sur la page de présentation six autres sites consacrés aux pièces rares sont indexés.
En revanche, il y a peut-être un manque de clarté dans leurs intitulés. Par exemple pour la pièce de 40 francs or Louis XVIII à 3200 €, (il faut être vraiment passionné !) il manque la mention de « pièce Napoléonienne », car celle-ci peut-être confondue avec le fameux Louis d’or qui lui n’est plus produit depuis 1789, date importante de l’histoire de France. On reconnaît que la confusion entre Louis d’or et pièce Napoléonienne est fréquente pour la majorité des gens, mais pour un site dédié entièrement à la numismatique on est en droit d’espérer une distinction. D’autant que sur la majorité des sites du même type, elle est bien faite.

Un échiquier thématique

Après l’échiquier Astérix, les Simpson, le Seigneur des Anneaux, Star Wars et Harry Potter, voici l’échiquier Terracotta, l’armée de terre cuite de Qin !

Capture d’écran de la photographie proposé sur le site d'eBay le 2012-04-01 à 16.48.32

Ce superbe jeu d’échecs vous est proposé à la vente sur PriceMinister, une « entreprise […] d’achat et de vente en ligne, premier site de commerce électronique français créée en août 2000 » d’après Wikipédia, l’encyclopédie en ligne.

Nous vous conseillons de faire un recherche par mot-clefs, car ce site catégorise de manière très aléatoire ses annonces.
Un exemple assez frappant, nous avons remarqué que l’annonce de ce jeu était classé dans la catégorie « Enfant ». Il s’avère que depuis la page d’accueil de PriceMinister, pour accéder aux annonces des jeux, il vous faut passer par la catégorie « Jouets Enfants ». Soit, pourquoi pas, mais ce n’est pas très pertinent.
À titre de comparaison,
eBay un site web américain de ventes aux enchères existant déjà depuis plus de 12 ans, propose la catégorie « Jeux, Jouets, Figurines ».
De plus, la catégorisation des jeux s’arrête très vite : « Jeux d’échecs » n’existe pas.
Là encore
eBay se démarque car lui la possède.
Toujours plus étrange, eBay nous propose ce même jeu d’échecs moins cher, c’est-à-dire à 45,50€ (38€ + 7,50€ de frais de port), contre 52,50€ (40€ + 12, 50€ frais de port) pour PriceMinister. Il est donc intéressant de faire un petit tour d’horizon avant de faire vos achats.

Le vrai coup de maitre d’eBay est que les ventes entre particuliers ne peut ici être soumis aux lois sur le commerce, ils ont su grâce à Internet exploiter une faille juridique et permettre à tout un chacun de devenir vendeur sans le problème des taxes ! Bien joué eBay !
Le site est en soi plus complet et mieux organisé que son émule français.

Le plateau de l’échiquier mesure 38x38cm, la hauteur du roi est de 10cm et celle des soldats de 7cm. Il n’est pas possible en revanche de connaître la composition du plateau et des pièces, mais eBay nous informe que cet échiquier a reçu la médaille d’or du premier produit « souvenir chinois ».

Philatélie

Capture d’écran faite sur le site d'eBay le 2012-04-01

Pour notre grand bonheur, en procédant à cette comparaison des sites de vente en ligne, nous avons trouvé sur eBay une annonce sur des timbres poste à l’effigie des soldats et chevaux du mausolée de Qin Shi Huang.
Pour 5 euros, les philatélistes seront ravis. Mais l’annonce inquiète un peu car le vendeur « pouchounetrouge » affirme que ses petits timbres ont été édités avant 1900 …

Attendez , ce n’est pas fini !

eBay pourrait tout à fait être comparé à la caverne d’Ali Baba. Lors de nos pérégrinations nous sommes tombées sur quelques petites perles.

Capture d’écran des soldats de Qin en lego depuis eBay,le 2012-04-06

D’abord pour les legomaniacs, vous ne pouvez prétendre à une collection idéale sans ces adorables petits soldats. Cette collection nous vient de « drkade », un vendeur des États-Unis, et peuvent être livrés partout dans le monde. Comptez 10,70 euros la pièce.

Capture d’écran depuis eBay, le 2012-04-06

Cette poupée à la manière de Ken se nomme « Hero Qin Dynasty Warrior ». Il est mis en vente sur eBay par « 7toys7 » , un vendeur de Hong Kong pour  15,30 euros. La livraison est possible dans le monde entier.
Vous pouvez ainsi faire  revivre l’Empereur, si c’est bien lui, et lui faire prendre toutes sortes de postures incongrues. Les enfants vont sûrement adorer. Prévoyez tout de même la confection de vêtements, le vendeur n’en propose pas malheureusement. Tout nu comme ça, il est un peu étrange.

C’est objets font tous partie de la collection « Ancient Chinese ».


Capture d’écran d'une annonce eBay le 2012-04-06

Cette page d’eBay est un peu particulière car c’est une hybridation entre la version francophone et américaine, ainsi fusionnent dans une même page les annonces des deux pays dans l’interface anglophone.

Malgré cette configuration spéciale, l’internaute en comprend le contenu, et n’est pas gêné dans sa navigation. C’est surtout un atout majeur pour eBay qui, en procédant à la traduction de certaines annonces, agrandit son nombre d’acheteur potentiels.


« Regardez ! Mon beau soldat »

Histoire d’expérimentation


Voici quatre vidéos intitulées « Mes soldats de l’éternité » nous montrant le travail d’un artisan sculpteur.

Benoît se fabrique un soldat en terre cuite à la façon des statues du tombeau de Qin Shi Huang. Il filme toute la chaîne opératoire, de l’extraction de l’argile jusqu’au séchage du soldat. Il poste le tout sur Youtube sous le pseudonyme « xianfactory », le 18 octobre 2011 pour les trois premiers épisodes et le 29 février 2012 pour la dernière vidéo qui est plus récente.
Ne manque plus que la peinture, mais ce n’est plus son domaine.

La première vidéo nous montre Benoît en pleine fabrication de la tête du soldat.

« Mes soldats de l’éternité épisode 1 »

Durant la seconde vidéo, Benoît crée le buste du soldat qu’il met en scène avec la tête de manière solennelle, tentant de recréer l’ambiance qui règne dans le mausolée de l’Empereur.

« Mes soldats de l’éternité épisode 2 »

La troisième vidéo est la fabrication des mains du soldat. Elles sont jointes, la droite étant posée à plat sur la gauche qui est aussi ouverte.

« Mes soldats de l’éternité épisode 3 »

Enfin, la quatrième et dernière vidéo durant laquelle Benoît fabrique un autre buste de soldat.

« Mes soldats de l’éternité épisode 4 partie 1 »

Ces vidéos sont disponibles sur le site amateur de vente en ligne de céramiques et sculptures de Benoît nommé « Soldat de l’éternité : artiste plasticien, Céramique xi-an, Guerrier de l’éternité soldats en terre cuite, sculpture terre cuite ».

On ne peut pas vraiment parler d’expérimentation archéologique car il faudrait pour cela suivre un protocole strict, ce sont juste des reproductions « à la manière de » des soldats en terre cuite du mausolée de Qin Shi Huang à Xian en Chine.


Les soldats de l’Empereur Qin se promènent en Europe

Les soldats de l’Empereur Qin se promènent en Europe.

L’ARMÉE DE QIN FAIT SENSATION

AU BRITISH MUSEUM

« Les soldats chinois ont conquis le British Museum » poste le journal web Le Figaro sur sa page culture le 30 septembre 2008.
Cyrille Vanlerberghe, journaliste du service science fait le point sur l’exposition « The First Emperor : China’s Terracotta Army » qui se tenait au cœur même du British Museum du 13 septembre 2007 au 6 avril 2008 dans la salle de lecture « The Reading Room » spécialement aménagée à cet effet. Que les bibliophiles se rassurent, les livres composant normalement la bibliothèque n’ont subit aucun dégât, et ils étaient disponibles dans une autre salle plus loin dans le musée, après la « Enlightenment Gallery ». De plus tout les aménagements effectués étaient totalement réversibles.

Le mystère qui entoure cette fabuleuse découverte est sans doute à l’origine de l’extraordinaire engouement des Anglais pour les soldats de terre cuite, on n’avait pas vu cela depuis l’exposition sur les trésors de Toutankhamon en 1972 nous dit-il ! Avec 850 000 visiteurs, l’exposition est plus qu’un succès, c’est un phénomène.

« Les portes du musée ont dû être fermées certains jour pour empêcher du monde de rentrer, rappelle le times, qui a décerné à Neil MacGregor, le directeur du British Museum, le titre envié de Britannique de l’année 2008, toutes catégories confondues ! »

(C. Vanlerberghe pour « Le Figaro.fr »)

Mais comment expliquer cette ferveur ?
Pour en savoir plus, nous nous sommes rendus sur le site du British Museum.
Grâce aux efforts et à la ténacité du directeur, le Musée de l’Armée en terre cuite et le Bureau des vestiges culturels de la province du Shaanxi à Xi’an en Chine ont bien voulu prêter 120 artefacts et objets.

Des images du déballage des caisses sont disponibles sur le site de la BBC news dans la galerie « In pictures : China’s Terracotta Army ». Une douzaine de soldats en terre cuite, des chevaux, des acrobates et même des musiciens ont été repartis de manière astucieuse dans le cœur du musée.
L’agence Metaphor
et les conservateurs ont voulu recréer un espace permettant de saisir tout le pouvoir et le drame des objets funéraires présentés au public.

La commissaire de l’exposition, Jane Portal, s’exprime sur l’exposition et raconte :

« The chance discovery of the terracotta army astounded the world. This exhibition will provide a wonderful opportunity to see these extraordinary objects close up and to learn about an empire which at its height was the rival of Rome and was to prove historically more enduring. »

(Jane Portal pour le British Museum)

Vous pouvez lire aussi sur le site britannique Apollo magazine un article publié le 1 septembre 2007, dans lequel Jane Portal explique en détails l’importance des dernières découvertes du site. Apollo Magazine, fondé en 1925, est spécialisé dans les Arts visuels. Le rédacteur en chef actuel est Oscar Humphries.

L’exposition retrace d’abord la vie et la montée au pouvoir de l’Empereur, puis on nous présente les mythes et mystères qui l’entourent. On voit combien cette découverte historique et archéologique fascine le public. La Chine qui est l’une des plus grande puissance économique, nous montre ici sont héritage culturel qui n’a absolument rien à envier à la culture occidentale.

Le financement de l’entreprise mondiale Morgan Stanley a été salué par la critique.

LA CHINE EN BELGIQUE

Dans la petite ville de Limbourg s’est tenu une exposition au sein de l’église des Frères Mineurs du 1 octobre 2008 au 31 Mars 2009.
C’est le Musée Maaseik de Belgique qui est a l’origine de cette manifestation culturelle intitulée « L’armée de Terre Cuite de Xi’an : Trésors des premiers Empereurs de Chine » :

« 14 soldats de terre cuite accompagnés de plus de 200 offrandes funéraires exceptionnelles des dynasties Qin et West-Han. Ces objets proviennent des complexes funéraires des empereurs et des tombeaux d’aristocrates qui ont suivi les empereurs dans l’au-delà. Des armes uniques et des objets en fer, bronze, argent, or, céramique et jade en révéleront toute la richesse. »

(Musée Maaseik)

Le site internet du Musée Maaseik vous permet, même trois ans après, de revenir sur l’exposition.
Vous trouverez plusieurs pages : Introduction, Contexte, Exposition, Factsheet, Galerie, et trois vidéos dont la bande annonce de l’exposition, qui ne dure que 19 secondes mais est particulièrement intéressante.
De prime abord le site ne paie vraiment pas de mine, mais quand on s’y penche d’un peu plus près, il est vraiment très bien fait et très facile d’accès, sans fioriture.
Seules petites ombres au tableau, sur la page vidéo, la deuxième vidéo (licence Youtube) n’est plus accessible et le lien vers la photographie panoramique de l’armée Terracotta de Patrimoine-Mundi est cassé. Nous avions déjà cité ce dernier lien dans un autre article. Le prix aurait également pu faire fuir les plus courageux puisqu’il vous aurait fallu débourser 16,50 € pour visiter cette exposition !
Voici une vidéo de l’exposition de 4 minutes proposée par MarcoSeiko sur Youtube depuis 2008. Retenons l’atmosphère lourde et sombre. Toujours la même scénographie mise en œuvre pour montrer ces soldats, l’effet tombeau prime à chaque fois. La musique qui accompagne cette vidéo vous met tout de suite dans l’ambiance.

Dans son blog « Living in Belgium », Antonia Harrison décrit l’exposition de Maaseik en décembre 2008.

« These [Fourteen warriors from the Terracotta Army] life-size sculptures are literally placed in confrontation with the more delicate terracotta armies of the emperors from the Western Han dynasty. In addition to the fourteen original terracotta warriors, the Maaseik Museums are proud to present over two hundred grave gifts from the Qin and Western Han dynasties. These objects originate from the tomb complexes of the emperors and the tombs of aristocrats following their emperor into the hereafter. These unique weapons and other objects made of iron, bronze, silver, gold, stoneware and jade exemplify the riches of the ruling class of the early Chinese Empire. »

(Antonia Harrison pour « Living in Belgium ») 

« LES SOLDATS DE L’ÉTERNITÉ »

SONT À LA PINACOTHÈQUE DE PARIS

On ne présente plus cette formidable découverte fortuite faite par des paysans sur les plaines de Xi’an en 1974. Le Musée d’Art et d’Histoire de la Province du Shaanxi, en Chine a prêté à la Pinacothèque 20 statues de soldats issus de l’armée enterrée pour une exposition totalement dédiée à celui qui unifia la Chine et à sa famille. L’exposition se déroulait du 15 avril au 14 septembre 2008, et elle se composait de trois parties :

  • Le Royaume Qin pendant les périodes de Printemps et Automne (770 – 450 avant J.-C.).

  • La vie matérielle, culturelle et rituelle à la période des Royaumes combattants et du royaume Qin.

  • La tombe du Premier empereur.

« Exposition exceptionnelle autour des légions enterrées en terre cuite de l’empereur Qin, souvent appelées les Guerriers de X’ian. »

(Pinacothèque)

Venez la visiter avec le directeur de la Pinacothèque de Paris Marc Restellini à travers une vidéo diffusée par NajaPress (©Tanguy Cadieu/Naja) le 24 juin 2008 sur Dailymotion, un site d’hébergement de vidéo intitulée « Exposition « les soldats de l’éternité » avec le directeur de la Pinacothèque de Paris ».

Sur le site de Radio 86, on vous propose un échange entre Marion Siffert, journaliste radio, et Marc Restellini, le directeur de la Pinacothèque. L’article qui accompagne le podcast audio est de Daniel Ernult.

Nous pouvons écouter également l’émission de radio « Le Salon noir » de France Culture du mercredi 9 juillet 2008 durant lequel Vincent Charpentier interviewe Alain Thote, commissaire de l’exposition. C’est le site de l’INRAP (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives) qui vous propose cet enregistrement.

EXPOSITION À LA FOIRE DE BOURGES

Après la Pinacothèque de Paris, c’est au tour de la Foire de Bourges de présenter les soldats et chevaux de Qin.

Cette 89ème édition de la foire à été particulièrement remarquée grâce à la venue d’invités prestigieux en somme tous un peu âgés puisqu’ils ont plus de 2200 ans, mais d’une expressivité à toute épreuve !

Nous avons trouvé deux blogs qui reviennent sur cette exposition.

Le premier est tenu par le comité de Jumelage de St Martin d’Auxigny et a pour but d’informer les citoyens de la ville. Un article intitulé « La Chine à la foire de Bourges » daté du 17 juin 2008 fait une rapide description du mausolée de Qin et ajoute des photos des soldats vus à la Foire.

Le second est Sport.Santé.com, un site dédié au sport qui regroupe des passionnés. L’un des administrateur, Véronique, consacre une partie du site aux « Sorties Culturelles », catégorie réservée aux manifestations et autre nouveautés de la ville de Bourges. L’article « La Chine de Xi’an à la foire de Bourges » est daté du 6 juin 2008 et tout comme dans le blog de Saint Martin d’Auxigny, on retrouve une description assez détaillée des quatre fosses du mausolée ainsi que des photographies du même type, mais avec une atmosphère beaucoup moins solennelle. Un mauvais point pour la configuration du site qui est inesthétique à cause des autres sites hébergés.

Nous déplorons la mauvaise qualité des photographies, car même en consultant les images de ces deux sites amateurs, l’internaute à bien du mal à se faire une idée de la scénographie de l’exposition. Ce qui semble en revanche certain, c’est que les soldats et les chevaux étaient présent en grand nombre pour le plaisir des petits et des grands Berruyers .


Les soldats de Qin en visite au Canada

Une exposition itinérante en terre cuite


A Toronto

Le 2 février 2010, Vincent Muller écrit « L’armée impériale chinoise débarque à Toronto » pour le site internet de l’Express magazine, l’hebdomadaire des francophones du grand Toronto. Cet article annonce l’exposition des guerriers de terre cuite du mausolée de l’Empereur Qin Shi Huang au Royal Ontario Museum (ROM) de Toronto. Cet événement serait le premier d’une série dans le cadre d’une exposition itinérante à travers le Canada.
En effet, le ROM et le musée des Beaux Arts de Montréal entamèrent des démarches auprès des autorités chinoises quasiment en même temps. Joignant leurs forces, les deux maisons parvinrent au bout de six ans de démarches à organiser une exposition d’ampleur.

« En tout, ce seront 120 ensembles d’objets, soit plus de 250 artefacts datant du premier millénaire avant J.-C., dont 18 sculptures en terre cuite grandeur nature, que le public canadien pourra découvrir. Les sculptures représentent du personnel militaire et civil très varié: des généraux, des soldats cuirassés, des officiers de grade inférieur, des archers, un acrobate, un cavalier, un conducteur de char ainsi que deux chevaux. »

(Vincent Muller pour l'Express Magazine)

Dans le communiqué de presse du ROM du 25 juin 2010, on découvre les dates de l’exposition : du 26 juin 2010 au 2 janvier 2011.
Celle-ci, mise en scène dans le Hall d’exposition Garfield Weston du Cristal Michael Lee-Chin au niveau B2 du Musée contenait un nombre jamais atteint d’objets de très grande valeur. Certains n’avaient même jamais été exposés.

On apprend que deux sponsors majeurs ont livré les fonds nécessaires au ROM. La famille Ho et le groupe financier BMO, une banque canadienne qui figurent tous deux en bas de l’affiche d’exposition. 

250 objets étaient présents, dont 6 soldats, un fonctionnaire civil, un artiste, deux chevaux et deux généraux en terre cuite.

L’exposition se découpait en trois parties. La première concernait la période d’ascension des Qin, la seconde son apogée avec les soldats terracotta et la dernière portait sur la dynastie Han.

Le professeur Chen Shen, conservateur principal depuis 1997, titulaire de la Chaire d’art et d’archéologie de l’Asie orientale au Département des cultures du monde du ROM a préparé à titre de commissaire le contenu de la tournée canadienne et se félicite d’avoir réussi à mener à bien un aussi gros défi.
Le professeur a organisé un cycle de conférence autour des soldats.

« La conception même d’une tournée nationale est nouvelle et sa présentation est contextuellement différente des expositions internationales précédentes. Le nombre de guerriers grandeur nature et l’ampleur de l’exposition en font la plus grande présentation, en Amérique du Nord, de l’armée du Premier Empereur. Un grand nombre des pièces montrées dans le cadre de cette tournée n’ont jamais quitté la Chine. En réalité, certaines n’ont encore jamais été exposées dans des musées chinois. C’est un grand triomphe pour le ROM et pour nos partenaires canadiens. »

(Chen Shen pour le ROM)

À Montréal


Une nouvelle exposition pour une nouvelle ville 

Après Toronto, on a pu voir au Musée des Beaux Arts de Montréal du 26 février au 11 juin 2011 l’exposition « L’Empereur guerrier de Chine et son armée de terre cuite ».
Le site du musée décrit le parcours de cette fabuleuse reconstitution historique et archéologique.

Tout comme au ROM, elle se divise en trois parties.
La première propose un bref aperçu de l’histoire de Chine du IXème siècle avant notre ère jusqu’à l’ascension de Ying Zheng, qui en prenant le pouvoir en 247 avant J.-C devint l’unificateur de l’Empire du milieu. Il se fera appeler Qin Shi Huang Di qui signifie littéralement « le premier auguste souverain ». Sont exposées de récentes découvertes et les premiers soldats déterrés, ainsi qu’une somptueuse peinture murale retrouvée dans le palais de l’Empereur.
La deuxième partie porte sur la vie de Qin et sur son monumental héritage.
La dernière partie revient sur les troubles politiques et la montée de la dynastie des Han au pouvoir.

Des informations complémentaires sont disponibles dans la revue de presse du MBAM daté du 6 décembre 2010 au 7 janvier 2011 et disponible au format pdf.

Dans cette vidéo de 2 minutes publié par « montreal157 » en février 2011 sur Youtube est présentée l’exposition au MBAM. De courts extraits des conférences de Nathalie Bondil et de Laura Vigo, toutes deux en charge de la scénographie, sont montrés, entrecoupés par une déambulation dans les salles d’exposition.
Cette vidéo est réalisée par Jacqueline Mallette de ServicesMontreal.com.

Le célèbre sinologue Charles Leblanc, professeur émérite du département de philosophie de l’Université de Montréal et du Centre d’études de l’Asie de l’Est a fait le déplacement. Cette information est disponible sur le site de l’université de Montréal dans la rubrique du CERIUM.

Grand spécialiste de la Chine, il a à plusieurs reprises entrepris le voyage jusqu’au tombeau. Il s’exprime dans le journal de l’université de Montréal et raconte l’histoire de cet Empereur, ce qu’il a apporté à la Chine dans un article proposé par Marie Lambert-Chan.
L’exposition est un succès à ses yeux.

« Je cours ce genre d’exposition d’objets chinois et je dois avouer que, jusqu’à présent, c’est la plus belle que j’ai vue. »

(Charles Leblanc pour le journal de l'Université de Montréal)


Un colloque pour L’Empereur Qin au Musée des Beaux-Art de Montréal

Le 25 février 2011 le Musée des Beaux-art de Montréal organisait un colloque autour de son exposition phare « L’empereur guerrier de Chine et son armée de terre cuite ». Le compte rendu en format pdf vous est proposé par le MBAM.

Cette journée réunit des chercheurs, historiens et archéologues des universités McGill, Columbia University, Université de Montréal et bien d’autres derrière le thème « Nouvelles perspectives archéologiques sur la dynastie des Qin ».

Il y a une volonté de la part des chercheurs de réinterpréter l’héritage monumental laissé par la dynastie Qin du III ème millénaire avant notre ère.

« [Le but est]de fournir un nouvel éclairage sur l’histoire et la société chinoises, en explorant le contexte et les diverses interprétations de la culture matérielle, de même que l’importance de ces informations pour l’art et l’archéologie. Les répercussions sur le plan social, les valeurs, les aspects politiques et archéologiques de la civilisation de Qin seront abordés dans un contexte élargi. »


(Colloque « Nouvelles perspectives archéologiques sur la dynastie des Qin » au MBAM)

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