Le pollen révèle l’origine des soldats en terre cuite

La palynologie à Xi’an

espèce inconnu

La mise au jour en 1974 dans la région de Xi’an de l’armée enterrée de Qin Shi Huang s’est avérée être une découverte majeure de l’archéologie chinoise.
Mais déterrer ces statues de terre cuite ne suffit pas à satisfaire la curiosité des archéologues.
Depuis longtemps, l’une de leur principale question est de savoir d’où vient la glaise utilisée pour façonner ces statues et où se trouvent les fours ayant servi à cuire les soldats terracotta de l’Empereur.
Aucun four n’a encore été retrouvé alors que l’on compte plus de 8000 guerriers et aussi des chevaux, des oiseaux, des musiciens, des acrobates, des chars …

« One way to study such problems is to figure out the origin of the soil that was used to make the terracotta »

(Hu Yaqin de l'Institut Botanique de l'académie Chinoise de sciences à Beijing)

Une étude anglaise fut réalisée en 2007 par Arlène Rosen de l’Institut d’archéologie de University College London.
Intitulée « Pollens reveal origins of terracotta army », le texte est publié en mars de la même année par Jane Qin sur le site Royal Society of Chemistry Advancing : Advancing the Chemical Science.

Son travail parle des pollens retrouvés dans les poteries, qui ont permis de déterminer l’origine de l’argile utilisée pour la fabrication de certaines statues. Il a été révélé par exemple, que les chevaux étaient façonnés avec de l’argile locale, tandis que les soldats étaient fabriqués à partir d’une autre argile plus lointaine.

« The team recovered and identified 32 types of pollens. The pollen spectrum of terracotta horses, mostly from trees, is similar to that of the soil samples from the pit. By contrast, the pollens detected in terracotta warriors are mainly herbaceous.
The researchers suggest that the horses were made locally near the pits of the emperor’s mausoleum, whereas the soldiers were produced elsewhere. »

(Jane Qiu pour sciencedirect.com)

Point de départ encourageant pour les chercheurs, il faut souligner la nécessité d’élargir le nombre de prélèvements à tout le complexe pour de meilleurs résultats.

Pour en savoir encore plus, il existe une autre étude nommée « What can pollen grains from the Terracotta Army tell us? » effectuée par d’autres chercheurs et publiée en juillet 2007 dans le Journal of Archaeological Science vol.34 (pages 1153-1157) que vous pouvez acheter sur leur site.

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À propos de archeomichelet

Nous sommes un groupe de quatre étudiantes en deuxième année de licence en archéologie à l'Université Panthéon-Sorbonne. Nous créons ce blog dans le cadre du cours de ressources numériques appliquées à l'histoire de l'art et à l'archéologie qui a lieu au second semestre. Ce blog a pour but de rassembler les ressources internet les plus pertinentes sur les soldats en terre cuite de l'empereur Chinois Qin Shi Huang. Voir tous les articles par archeomichelet

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