Archives de Catégorie: Archéologie

L’École du Louvre victime du farm-content

Attention ! Ce qui va suivre est une virulente critique du faux site
« École du Louvre – site iconographique ».

Ce site met à disposition une iconothèque en ligne afin d’aider les étudiants en histoire de l’art. Il propose entre autres des cartes géographiques, des plans et des photographies légendées de grands sites archéologiques et œuvres de la Chine et du Japon du Néolithique jusqu’à l’époque Nara.

Si vous retournez sur la page d’accueil de l’iconothèque, vous y trouverez cinq thèmes développés :
Art Paléochrétien, Art Byzantin, Art Copte, Archéologie de l’Inde, et pour finir celui déjà cité Archéologie de la Chine.

Le contenu est en soi très intéressant, c’est une très bonne source numérique pour toute personne ayant besoin d’illustrations pour des travaux de recherche. Mais pour le reste nous ne serons pas tendre, car c’est bien trop scandaleux pour prendre des pincettes.

La morphologie du site est effroyable, on atteint le niveau zéro du webmastering !
Ce n’est qu’une liste de liens bleutés, cela signifie qu’ils sont reliés à une URL et qu’il vous faut donc cliquer dessus pour voir la photographie par exemple. Apparemment les concepteurs du site ne connaissent pas les « puces » de numérotation ! C’est esthétiquement pitoyable. Mais ce n’est pas le pire, loin de là !

Après avoir dépassé le choc du design inexistant, vous devez faire front à une attaque caractérisée de milliards de spots publicitaires ! C’est une véritable agression visuelle, vous ne voyez même plus le texte, vous devez fermer tout un tas de pop-up, et le frétillement des panneaux publicitaires vous donneront à coup sûr un sacré mal de crâne pour les plus chanceux et une crise d’épilepsie pour les autres !
C’est donc avec une bonne dose de courage qu’il vous faudra affronter les affres de ce site !

Le plus drôle dans l’histoire est qu’à la fin des cinq thèmes proposés, il y a le petit signe ∏ qui nous redirige vers la page de présentation, rien que ça !

Ce qui est très étrange, c’est de voir le gouffre qui sépare ce site des sites officiels de l’École et du Musée du Louvre, sur lesquels une grande place est faite à la navigation et au design.
Or nous n’imaginons pas un instant le Musée du Louvre capable de laisser en ligne une telle horreur. Nous en avons conclu que ce site devait être indépendant des deux autres, un site clandestin.
Un signe qui ne trompe pas, nous n’avons pas trouvé de raccourci de cette fameuse iconothèque sur les sites officiels. À l’évidence, celui-ci se contente d’usurper le nom du célèbre musée afin d’attirer les internautes sur son site.
Nous ne pouvons que déplorer l’existence d’un tel site qui dessert grandement le Louvre, lui infligeant une très mauvaise publicité.
Vous pouvez cliquer sur lesdits sites pour vous faire une petite idée du décalage.

Le webmestre de ce site clandestin qui se prétend apparenté au Louvre a fait de très mauvais choix. Il est clair, en connaissant les pages officielles du Louvre, que celle présentée ici n’est qu’une aberration ayant emprunté le nom, les images et jusqu’aux logos du Musée pour sa propre publicité. Ne vous laissez pas avoir !
Finalement la faute revient à Multimania qui héberge ce site. Le fermer semble tout à fait légitime, car l’usurpation est flagrante. Cela ouvre le débat sur le recours possible lorsqu’on est victime d’une de ces malversations. Autant il parraît très compliqué pour la police de retrouver un voleur d’identité, autant la suppression d’un site comme celui-ci ne demande que quelques réglages à Multimania.

Nous vous conseillons plutôt un autre site amateur que nous avons déjà mentionné dans l’un de nos articles, le site Insécula qui est bien plus agréable à utiliser pour les internautes que nous sommes et qui, lui, au moins, semble officiel !

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« Regardez ! Mon beau soldat »

Histoire d’expérimentation


Voici quatre vidéos intitulées « Mes soldats de l’éternité » nous montrant le travail d’un artisan sculpteur.

Benoît se fabrique un soldat en terre cuite à la façon des statues du tombeau de Qin Shi Huang. Il filme toute la chaîne opératoire, de l’extraction de l’argile jusqu’au séchage du soldat. Il poste le tout sur Youtube sous le pseudonyme « xianfactory », le 18 octobre 2011 pour les trois premiers épisodes et le 29 février 2012 pour la dernière vidéo qui est plus récente.
Ne manque plus que la peinture, mais ce n’est plus son domaine.

La première vidéo nous montre Benoît en pleine fabrication de la tête du soldat.

« Mes soldats de l’éternité épisode 1 »

Durant la seconde vidéo, Benoît crée le buste du soldat qu’il met en scène avec la tête de manière solennelle, tentant de recréer l’ambiance qui règne dans le mausolée de l’Empereur.

« Mes soldats de l’éternité épisode 2 »

La troisième vidéo est la fabrication des mains du soldat. Elles sont jointes, la droite étant posée à plat sur la gauche qui est aussi ouverte.

« Mes soldats de l’éternité épisode 3 »

Enfin, la quatrième et dernière vidéo durant laquelle Benoît fabrique un autre buste de soldat.

« Mes soldats de l’éternité épisode 4 partie 1 »

Ces vidéos sont disponibles sur le site amateur de vente en ligne de céramiques et sculptures de Benoît nommé « Soldat de l’éternité : artiste plasticien, Céramique xi-an, Guerrier de l’éternité soldats en terre cuite, sculpture terre cuite ».

On ne peut pas vraiment parler d’expérimentation archéologique car il faudrait pour cela suivre un protocole strict, ce sont juste des reproductions « à la manière de » des soldats en terre cuite du mausolée de Qin Shi Huang à Xian en Chine.


Les sites amateurs dédiés à l’Empereur Qin Shi Huang et à son tombeau

Petit florilège

Lors de nos recherches sur le Web, nous avons trouvé toutes sortes de sites décrivant la découverte du mausolée et revenant sur l’histoire de Qin Shi Huang.
Après analyse, nous avons séparé les sites à contenu scientifique des sites amateurs, or il apparaît un nombre considérable de ces derniers. Il semblait donc logique de leur dédier un article afin de vous proposer une analyse de leurs contenus.

La plupart des sites amateurs semblent avoir du mal à concilier histoire, archéologie et galerie photo dans un même article. À croire qu’il faille privilégier l’un de ces aspects au détriment des deux autres.
Nous vous présentons ici quelques uns de ces sites que nous avons essayé de classer selon plusieurs critères, à savoir leur exhaustivité et leur facilité de navigation.

Le site « eathworm online »

Capture d’écran depuis le site le 2012-04-06

Vincent Kauffmann fait paraître en 2010 sur le site earthworm online dans la catégorie « culture », une galerie de cinquante-cinq photos d’un voyage en Chine fait cette année-là.

Ce site propose de produire et de diffuser du contenu photographique et audiovisuel.
Nous ne pensons pas que ce soit un site professionnel, mais peut-être peut-on se risquer à parler de semi-professionnel.

La page que nous avons retenue est « Découvrir Xi’an ».
La navigation est quelque peu gênée, car la structure de la page n’entre pas totalement dans la fenêtre standard de l’ordinateur et une publicité animée perturbe un peu notre lecture.
Mais c’est surtout le contenu qui reste très superficiel car l’approche historique de la région reste très sommaire.
Un parti pris regrettable car, hormis ces quelques points négatifs, la navigation vers les autres régions photographiées est facilitée par divers liens faciles à repérer et la redirection vers le menu est intuitive.
Ce dernier est clair, avec une colonne de catégories et d’articles sur l’actualité du site.
Certains pourraient y voir comme une vilaine mise en page, la présentation très enfantine de cet interface.

Le site « Album photos de voyages »

Dans le même registre, nous avons trouvé « Album photos de voyages », le site amateur d’André Gigandet.
Le principe est de compiler des albums de photos de voyage par pays, chacun décomposé en région.

Ainsi nous avons sélectionné l’article dédié à la visite du musée de Qin du 26 novembre 2011 intitulé « Armée de soldats en terre cuite à proximité de Xi An, Chine ».
Ici aussi la description est très brève et il ne propose qu’une dizaine de photos dont une floue.
Le site est plus sobre que le premier et révèle une architecture plus recherchée avec un classement plus clair grâce aux albums triés par pays. Un zoom est possible en passant sur les photos des albums et il y a une galerie déroulante au premier plan permettant de passer d’album en album. Dans l’ensemble les photos sont de meilleure qualité.
Il y a un peu de publicités, certes, mais elles sont placées de façon à ne pas déranger l’internaute. Les malus sont la toute petite police de couleur bleue qui nuit à la lecture et les images qui n’ont quasiment pas de cartel.

Le site « Aide au voyage »

Capture d’écran depuis le site amateur de Nathou et Nono le 2012-04-06

Nathou et Nono sont à l’origine du site « Aide au voyage » créé en 1996 et qui a cessé toute activité depuis 2002.
Ce blog amateur regroupe plusieurs articles sur différentes régions d’Asie.

La morphologie est faite à la manière du blog personnel et rigolo. Impossible de le confondre avec un site professionnel, car la couleur sable et la mise en forme sont établis pour donner l’effet album de vacances grâce à des cartes géographiques, drapeaux et dates de voyages.
Le menu, très pratique, se situe en haut et vous propose plusieurs catégories pour prévoir et réussir votre séjour comme « Avant de partir », « Tout sur les sous », « Sac à dos » ou encore « Les maladies ».
De plus, le site affiche une vingtaine de liens annexes afin de compléter vos recherches ainsi que le lien d’une agence de voyage au dessus du menu.
Avec tout cela, l’article « Chine, l’armée de terre cuite » sur le site du mausolée, même un peu court, présente de manière efficace une description du site, des fosses et des fouilles avec leurs dates.

Ce site s’inscrit dans le site ZLM Conceptun, un quatuor de sites hébergés par Cornut Informatique. Nous ne disposons pas d’informations complémentaires, mais les trois autres sites sont consacrés à la culture musicale entre autre et leurs conceptions sont pour le moins originales !

Nous avons ici deux sites qui reviennent sur la découverte archéologique du tombeau de l’empereur. Ils ont une vision très archéologique du sujet et sont assez exhaustifs dans la description des fosses ; le premier intègre des illustration liées à ses propos et le deuxième, à une approche originale du sujet.

Le site « Cultural China »

Capture d’écran depuis le site Cultural China, le 2012-04-06

Le site Cultural China propose plusieurs articles en anglais sur le tombeau, l’armée, les soldats en terre cuite et les chars de l’Empereur Qin Shi Huang avec des photographies de bonne qualité.

On notera cependant un point négatif, en effet, les articles ne sont pas les uns après les autres. Il faut descendre en bas de la page pour chercher un nouvel article, l’opération est un peu fastidieuse.
En revanche le design est agréable, les couleurs sont appropriées au contexte et le site est très fourni, proposant plusieurs rubriques sur la culture chinoise.
Voici leur page « Histoire », section « Archéologie ».

Le site « People’s Daily »

People’s Daily Online est un site en anglais qui présente surtout l’actualité de Chine.
Il semblerait qu’a l’origine le « People’s Daily » soit un journal papier d’informations chinoises.

Son approche dans l’article « Nine major enigmas of Qin Shihuang Mausoleum » de 2005 sur le tombeau nous a particulièrement séduit.
L’article présente une série de neuf questions sur le mausolée de l’Empereur Qin Shi Huang. C’est un traitement original que nous n’avons trouvé nul par ailleurs.
Le seul souci rencontré est l’absence totale d’illustrations, cela rend la lecture peu attractive et aucun hyperlien ne vient combler cette carence.
Sur la colonne de gauche, le signe « ? » apparaît systématiquement après chaque mot de la catégorie des flux RSS, probablement du à un problème d’encodage, ce n’est pas très esthétique mais en rien dérangeant pour la navigation.

Les trois derniers sites que nous vous proposons de découvrir intègrent histoire, archéologie et photographies à des degrés différents. Les deux derniers sont spécialisés dans la Chine et abordent en particulier ses aspects culturels. Les deux premiers sont des blogs amateurs, le troisième est une agence de voyage.

Le blog de Betty Faivre

Capture d’écran du blog amateur de Betty Faire, le 2012-04-06

Le blog de Betty Faivre est réalisé grâce à l’interface Overblog, un concurrent de WordPress et de BlogSpot.

L’article qui a retenu notre attention est « Le mausolée de l’empereur Qin » édité le 10 janvier 2010. Contrairement à ce que laisse supposer le titre, la découverte du mausolée est survolée de manière très brève. En revanche l’histoire de l’Empereur est soulignée.

Betty Faivre se sert de photos du tombeau pour illustrer son propos, ce qui n’est pas toujours très pertinent mais nous soulignons l’effort apporté dans la mise en page et dans l’élaboration du texte dans le but de capter l’internaute.
Trois publicités animées en haut à droite viennent gâcher la navigation et saturent le blog, il semble ainsi plus ratatiné et étouffé. Nous n’avons pas réussi à les supprimer, n’y à trouver qui était Betty Faivre d’ailleurs.

Son blog s’articule autour de plusieurs catégories dont une n’est accessible que par la colonne de gauche et la catégorie « contrepet » du menu n’est pas activée.
Betty Faivre consacre un autre article sur le tombeau que nous vous invitons à découvrir dans un de nos billets

Le blog « Un Frenchy à Shangai »

Voici le blog WordPress intitulé « Un Frenchy à Shangai ».
L’auteur publie le 19 octobre 2008 l’article « Xi’an (
西安) : l’armée de terre cuite – 兵马俑 ». Très agréable à lire, le style en est épuré à l’image du site. Son contenu on ne peut plus clair est accompagné de photos de très bonne qualité.

Ce second article intitulé « Xi’an (西安) : Le mausolée de l’Empereur Qin shihuang », consacré à l’histoire du mausolée est une biographie illustrée très intéressante de l’Empereur, mais les photos ne sont pas de bonnes qualitées, le plus souvent surexposées ou brouillées par les reflets des vitrines.

Pour trouver quelques mauvais points, la police de la colonne de menu aurait pu être plus grande pour une meilleure lecture. C’est la couleur ici qui fait défaut, les titres gris sur fond blanc deviennent presque illisibles. Ce qui manque également, ce sont des liens vers d’autres sources qui permettraient à l’internaute de prolonger son voyage.

Le site « Travel China Guide »


C’est le site amateur le plus complet que nous ayons trouvé. L’histoire, les fouilles, le tombeau et de nombreuses photos y sont disponibles. Le site en anglais « Travel China guide » est bien, comme son nom l’indique, celui d’une agence de voyage.

Son approche est très exhaustive, l’agence propose la visite des grands sites archéologiques de la Chine, donc tout est fait pour mettre l’eau à la bouche des internautes.
La circulation entre les différents sites archéologiques proposés est simple et intuitive.
La morphologie est faite de façon à simplifier la vie grâce à des couleurs choisies pour un effet de compartimentage assez réussi, mais le site reste surchargé d’informations. De plus, le copyright directement apposé sur les multiples photographies est désagréable et très peu esthétique.
Cela gâche la qualité des nombreux articles dédiés à notre sujet.

Nous finissons avec une vidéo en anglais très courte, elle fait moins de 3 minutes, publiée sur Youtube en mai 2007 par Martial Arts Cinéma.
Il s’agit d’une petite visite guidée du tombeau de l’Empereur Qin Shi Huang avec la guide de X’ian, mademoiselle Ling Huan.
Bien faite, cette vidéo permet une bonne entrée en matière.
Nous n’avons pas réussie à retrouver le site d’origine de cette vidéo ni son auteur malheureusement.

 


Vous avez dit Archéologie ?

L’archéologie est une discipline très vaste, regroupant des ensembles très disparates. Pour y voir un peu plus clair et vous familiariser à ses multiples facettes, nous vous proposons un panel de liens.

Sur le site pearltrees.com, service gratuit en ligne apparu en 2009 permettant d’organiser et de partager ses pages Internet favorites, on trouve la « perle » de l’équipe « Ressources Archéologie » centralisant quelques liens intéressants allant de l’archéologie sous-marine en Bretagne au paléolithique de Seine et Marne en passant par le monde Égéen et les amphores romaines.

On peut y trouver le site Archeolologia.be, un portail interactif qui se définit comme un « outil pratique destiné aux étudiants, professionnels et à toutes personnes passionnées d’archéologie et de patrimoine culturel ».

Le seul hic relevé est le manque de visibilité de l’étoile des sites, causé par les fenêtres de prévisualisations. Mais cela est largement compensé par la diversité du contenu.
Il faut garder à l’esprit qu’il y a aussi bien des sites amateurs que professionnels.

Si vous voulez faire le plein de sites consacrés à l’archéologie, nous avons trouvé une astuce qui vous fera gagner un temps considérable, il s’agit de la page « archéologie » dans Delicious, un site qui, selon Wikipédia permet « […] de sauvegarder et de partager ses marque-pages Internet et de les classer selon le principe de folksonomie par des mots clés (ou tags). Créé fin 2003 par Joshua Schachter dans le but originel de sauvegarder ses marque-pages personnels. ».
Nous en conviendrons, cette approche impersonnelle peu rebuter par son aspect fourre-tout et les 18 pages proposées semblent bien peu engageantes.

Mais rassurez-vous, l’équipe de chercheurs de la maison de l’Orient et de la Méditerranée (CNRS, Université Lumière Lyon 2) a créé en 2006 Truelles&Pixels, un site ludique et interactif pour tous. On apprend à travers quelques sites archéologiques choisis les métiers et techniques de la discipline. Deux volets sont disponibles pour l’instant, le premier est intitulé « Le bélier d’Antaka », le second porte sur l’archéozoologie en Syrie.

Véronique Battaglia, ancienne chercheuse au CNRS, à créé Dinosoria en 2003.
Ce site vous propose des articles sur les sciences de la terre et de la vie. Grâce à une quarantaine de rubriques, vous pourrez découvrir ceux qui peuplent la planète, le monde marin, l’archéologie, la religion … Beaucoup de thèmes sont abordés sans lourdeurs dans les textes, avec de très belles illustrations et une documentation claire et synthétique. La navigation est très intuitive et agréable. On comprend rapidement que c’est un site destiné en premier lieu aux enfants, tout en gardant un contenu intéressant pour tous.
Seules les annonces Google qui apparaissent après chaque introduction d’article sont à déplorer, car leur présence casse complètement la mise en forme du site et gène durant la lecture. De plus, ces annonces n’ont strictement rien à voir avec le sujet ! C’est vraiment dommage, car à cause de cela le site perd beaucoup en crédibilité.
Cependant, nous vous proposons de voir l’article daté de janvier 2005 dédié au mausolée de l’Empereur Qin Shi Huangdi, qui, s’il est effectivement assez court, convient très bien pour une première approche ou pour les enfants.

Archaelogy Magasine est une revue américaine consacrée, comme son nom l’indique, à l’archéologie. Son site internet propose un abonnement en ligne, mais vous pouvez accéder directement à beaucoup d’articles qui traitent de l’actualité archéologique. La navigation y est simple. L’atout majeur du site est leur page Free Info qui propose un panel de liens sur la matière et des liens vers des écoles, d’autres publications, des sites d’offices du tourisme, mais aussi – et c’est peut-être un peu moins pertinent – des liens de sites de voyages, mais qui semblent être de bonne qualité.
Nous vous proposons de lire la version publique d’un article paru en avril 2003 parlant de la découverte de statues en terre cuite de la dynastie des Han non loin de Pékin. Il est écrit par Jarrett A. Lobell, journaliste de la revue et auteur de livre sur les grands sites archéologiques.

Pour finir, voici le site de l’ Institut National de Recherches Archéologiques Préventives, l’incontournable pour tout passionné d’archéologie, qui fête ses 10 ans cette année. L’INRAP a permis des progrès considérables dans la recherche grâce à ses missions archéologiques en France.
Nous vous proposons le lien vers la page des vidéos documentaires de l’INRAP afin de vous tenir au courant des dernières trouvailles. Vous avez sur la colonne de gauche plusieurs moyen d’affiner votre recherche par période, sujet ou région.
Le site est intuitif et pour une fois la police n’est pas trop petite. Vous pouvez sans problème naviguer celons vos envies sur ce site et faire aussi bien des quiz que lire les derniers compte-rendus de certaines fouilles.

Bon voyage dans le monde fabuleux de l’archéologie !


Questions de conservation

La couleur révélée sur les soldats de terre cuite

Durant la première fouille entre 1978 et 1984, hélas, les 1087 statues d’argiles déterrées, après une brève exposition à l’air, ont perdu toutes leurs couleurs et ont viré au gris par l’effet d’oxydation de l’argile à l’air.
D’autres facteurs on contribué à la détérioration des pigments, comme le fort taux d’humidité présent dans la fosse qui a provoqua l’apparition de moisissures ou le phénomène bien connu de la perte d’eau contenue dans les statues.

En 1989, une équipe allemande vient au secours de la Chine. Dès 1991 est créé un institut et un laboratoire de recherche consacrés à la protection du patrimoine archéologique à Shaanxi nommé le Shaanxi Institut.

C’est grâce à l’alliance entre la Chine et l’Allemagne qu’il a été permis de conserver les surprenantes couleurs des soldats en terre cuite.

L’article « Terracotta army emerges in its true colors » de Ma Lie édité en anglais le 09 septembre 2010 sur China Daily, site spécialisé dans l’information culturelle, politique et sociale de la Chine, nous permet de voir les avancées de la recherche dans les méthodes de fouille archéologique chinoise.

Grâce à la coopération avec la Germany’s Bavarian Administration of Cultural Heritage et le Rome-Germanic Central Museum Mainz, un programme d’échange fut mis en place et les archéologues chinois vinrent se former aux méthodes de conservations en Allemagne mais aussi en France, en Italie, au Japon et aux États-Unis.

Les différentes équipes inventèrent conjointement une nouvelle technologie spécifiquement adaptée aux problèmes des soldats de terre cuite. Cette nouvelle méthode qui fut testée dans le laboratoire de Shaanxi donna de très bon résultats.
Lors de la troisième fouille, les archéologues ont mis au jour des soldats peints, et ont été capables pour la première fois, de conserver la couche de vernis qui préserve les couleurs des statues et qui d’ailleurs accentue les expressions de leurs visages.
Le directeur du Musée de Qin annonce que les chercheurs ont trouvé des pigments roses, rouges, blancs et mauves.

En 2004, cette technique remporte le 2ème prix national des progrès en sciences et en technologies. Depuis, huits soldats furent ainsi préservés.

Six ans plus tard, cette même équipe reçoit le prix Prince des Asturies décerné par le Prince Felipe de Borbon lors d’une cérémonie officielle au Teatro Campoamor à Oviedo, capitale de la communauté autonome et de la province des Asturies. Cette cérémonie est décrite dans l’article « Des archéologues chinois reçoivent un prix espagnol pour leur étude sur les soldats en terre cuite » publié par l’Agence de presse Xinhua sur le site French.China.org le 24 octobre 2010.

Aujourd’hui, l’Institut de Shaanxi est devenu le Département de Préservation du Patrimoine et il dispose de laboratoires spécialisés dans la métallurgie, la céramique, la restauration de fresques et de textiles.

La photographie qui suit provient du site officiel du Musée des guerriers et chevaux de terre cuite de Qin Shi Huang.
La création du site est laissée aux soins des fonctionnaires travaillant au musée et est supervisée par les autorités chinoises. Nous proposons un article dédié à ce musée dans la catégorie « Musées et expositions sur l’empereur Qin ».

Sur le site du Musée officiel de Qin Shi Huang

Nous vous proposons à présent de voir un documentaire de la National Geographic Channel de 45 minutes intitulé « De l’ombre à la lumière – L’armée enterrée de Chine ».
Au travers de ce documentaire, les enquêteurs tentent de percer le mystère de l’armée des soldats en terre cuite enterrée dans le mausolée de l’Empereur Qin. On voit une alternance entre reconstitutions historiques, vidéos de fouilles et interviews des chercheurs et des archéologues.

Cette vidéo est présentée sur le site Theatrum Belli par Stephane Gaudin le 08 février de cette année 2012. C’est un site amateur commencé en 2001 qui parle de la polémologie et de l’irénologie dans notre monde depuis que cela existe. En somme un site qui polémique sur la paix et la guerre. Précisons qu’il est référencé par bon nombre de pointures en la matière, tels « La Revue Défense Nationale », « La Saint Cyrienne », le Centre d’Études Supérieures de la Marine ou encore « Marianne ».

sur le site China Daily

Si vous désirez plus d’informations sur la préservation du patrimoine, le site de l’ambassade de France en Chine vous renseignera sur les progrès des scientifiques chinois en matière de conservation du patrimoine.
L’article est publié par Outlook Weekly le 22 juin 2009 dans la « revue des hebdos chinois » de la semaine du 22 au 26 juin.


La troisième campagne de fouilles de la fosse n°1

Le 13 juin 2009 a débuté la troisième fouille de la fosse n°1 du mausolée de l’Empereur Qin Shi Huang. Cette campagne a été lancée à l’occasion de la 4ème journée du Patrimoine culturel de Chine.

La fosse n°1 du mausolée de l’Empereur Qin Shi Huang est la plus grande de toutes. De forme rectangulaire, elle mesure 230 m de long d’est en ouest pour 62 m de large et 5 m de profondeur en moyenne.
L’espace est structuré par une galerie faisant le tour de la fosse et à l’intérieur de celle-ci, par 9 couloirs parallèles contenant guerriers, chars, chevaux et toute une panoplie d’armes allant des épées aux pointes de flèches en passant par des Tongyi et des arbalètes. Ces armes étaient souvent en bronze ou en étain, elles pouvaient recevoir un traitement de surface à base de chrome, les rendant insensible à la rouille.
On estime à 6000 le nombre de personnages de terre cuite contenus par la fosse n°1.
Une description très sérieuse se trouve sur la page « Mausolée du premier empereur Qin » de l’UNESCO.

L’article « Mausoleum of Emperor Qinshihuang (259 BC- 210 BC) » du site China.org, nous fait part de la portée immense des découvertes faites sur le site pour la connaissance de l’histoire du pays, si grande qu’un musée a été ouvert rapidement près de la fosse n°1 pour accueillir les nombreux touristes.

« Discovery of the terracotta warriors and horses provides very important material for research of the history, politics, military affairs, economy, culture, art and science and technology of the Qin Dynasty. Excavation of Pit 1 has excited the archaeological world, known as « the Eighth Wonder of the World. » To protect, study and exhibit these cultural relics the people’s government has built the Museum of Qin Terracotta Warriors and Horses at the Mausoleum of Emperor Qinshihuang. »

(China.org)

La fosse n°1 avait déjà fait l’objet de deux campagnes de fouille depuis la fin des années 70 :

La première eut lieu entre 1978 et 1984. Un mobilier archéologique de grande importance fut exhumé, dont 1087 statues en terre cuite.

La deuxième fut de courte durée. Elle débuta en 1985 mais fut arrêtée dès l’année suivante faute de techniques et d’équipements appropriés.

En décembre 1987, le site fut inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

La troisième campagne de fouilles de la fosse n°1 avait initialement pour but de retrouver des vestiges d’envergure, mais les archéologues se sont vite aperçus que cette zone ne leur donnerai pas ce qu’ils espéraient, seulement les désormais célèbres soldats en terre cuite.

Le site « Le quotidien du peuple en ligne », qui est l’organe du Comité central du Parti communiste chinois connu aussi sous le nom de « Renmin Ribao » nous propose un article intitulé « Découverte de nouveaux guerriers en terre cuite près de Xi’an » paru en mai 2010 et une page spéciale « 3ème excavation du tombeau de Qinshihuang » avec quelques photos de la fosse n°1 durant les fouilles.

L’article parle de plus de 120 soldats d’argile exhumés, en mauvais état pour la plupart, ainsi que des chevaux de terre cuite, des armes de bronze, des tambours et deux chariots sur lesquels étaient disposés trois mallettes recouvertes de soie.

Sept couches archéologiques ont pu être mises en évidence.
Des traces d’incendie sont visibles sur certaines statues, sur les parois de la fosse et de par la présence de plusieurs tas de matière carbonisée.

Les deux précédentes fouilles étaient destinées à dégager la plus grande étendue possible de vestiges avant l’ouverture du musée. Cette priorité a tant accaparé les archéologues de l’époque que l’avenir des artefacts exhumés resta au deuxième plan et les techniques utilisées alors ont fini par endommager les soldats. De plus, certains d’entre eux furent les victimes d’incendies et d’inondations.
Ces faits dramatiques furent vivement critiqués par les observateurs.

Durant la nouvelle campagne engagée par le musée, les choses ont changé. La priorité fut donnée à la préservation des vestiges. Grâce à une collaboration de vingt ans avec des scientifiques Allemands, les archéologue Chinois ont réussi à mettre en place un protocole permettant de conserver au mieux les statues.

Xu Weihong, la responsable en chef de la troisième fouille de la fosse nº 1 nous explique cela dans « Xu Weihong : « esthéticienne » de l’armée de terre cuite de Xi’an », un article paru en septembre 2009 lui étant consacré sur le site « 60 ans de la Chine nouvelle » en septembre 2009 :

« Quand on exhume des statues colorées, on laisse sur leur surface une faible couche de poussière, que l’on enlève ensuite délicatement à l’aide d’écouvillons de coton, avant d’effectuer les premières opérations de renfort et de préservation contre l’humidité. Il faut parfois plusieurs jours pour traiter les yeux d’une statue. Ensuite, on remplit les formalités nécessaires en fonction de la taille des statues, avant de les envoyer dans le laboratoire où elles seront irradiées de faisceaux électroniques. Désormais, des professionnels sont spécialement chargés de s’occuper de la protection des vestiges culturels. ».

(Xu Weihong)

D’après le quotidien en ligne « La Chine » dans un article de juillet 2009 consacré à notre sujet intitulé « La troisième fouille des guerriers et chevaux en terre cuite », plusieurs découvertes surprenantes ont été faites courant 2009.

D’abord deux chars tirés chacun par 4 chevaux furent dégagés dans le couloir G9. Leur particularité est d’être collés l’un à l’autre, tandis que dans les cas précédents les quadriges étaient toujours séparés par une rangée de soldats.

Ensuite, des traces de polychromie brune et rouge seraient apparues durant le dégagement de deux guerriers en G9/G10 et rouge et verte sur un mystérieux anneau de bois de 60 cm de diamètre très bien conservé.


Le pollen révèle l’origine des soldats en terre cuite

La palynologie à Xi’an

espèce inconnu

La mise au jour en 1974 dans la région de Xi’an de l’armée enterrée de Qin Shi Huang s’est avérée être une découverte majeure de l’archéologie chinoise.
Mais déterrer ces statues de terre cuite ne suffit pas à satisfaire la curiosité des archéologues.
Depuis longtemps, l’une de leur principale question est de savoir d’où vient la glaise utilisée pour façonner ces statues et où se trouvent les fours ayant servi à cuire les soldats terracotta de l’Empereur.
Aucun four n’a encore été retrouvé alors que l’on compte plus de 8000 guerriers et aussi des chevaux, des oiseaux, des musiciens, des acrobates, des chars …

« One way to study such problems is to figure out the origin of the soil that was used to make the terracotta »

(Hu Yaqin de l'Institut Botanique de l'académie Chinoise de sciences à Beijing)

Une étude anglaise fut réalisée en 2007 par Arlène Rosen de l’Institut d’archéologie de University College London.
Intitulée « Pollens reveal origins of terracotta army », le texte est publié en mars de la même année par Jane Qin sur le site Royal Society of Chemistry Advancing : Advancing the Chemical Science.

Son travail parle des pollens retrouvés dans les poteries, qui ont permis de déterminer l’origine de l’argile utilisée pour la fabrication de certaines statues. Il a été révélé par exemple, que les chevaux étaient façonnés avec de l’argile locale, tandis que les soldats étaient fabriqués à partir d’une autre argile plus lointaine.

« The team recovered and identified 32 types of pollens. The pollen spectrum of terracotta horses, mostly from trees, is similar to that of the soil samples from the pit. By contrast, the pollens detected in terracotta warriors are mainly herbaceous.
The researchers suggest that the horses were made locally near the pits of the emperor’s mausoleum, whereas the soldiers were produced elsewhere. »

(Jane Qiu pour sciencedirect.com)

Point de départ encourageant pour les chercheurs, il faut souligner la nécessité d’élargir le nombre de prélèvements à tout le complexe pour de meilleurs résultats.

Pour en savoir encore plus, il existe une autre étude nommée « What can pollen grains from the Terracotta Army tell us? » effectuée par d’autres chercheurs et publiée en juillet 2007 dans le Journal of Archaeological Science vol.34 (pages 1153-1157) que vous pouvez acheter sur leur site.