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La troisième campagne de fouilles de la fosse n°1

Le 13 juin 2009 a débuté la troisième fouille de la fosse n°1 du mausolée de l’Empereur Qin Shi Huang. Cette campagne a été lancée à l’occasion de la 4ème journée du Patrimoine culturel de Chine.

La fosse n°1 du mausolée de l’Empereur Qin Shi Huang est la plus grande de toutes. De forme rectangulaire, elle mesure 230 m de long d’est en ouest pour 62 m de large et 5 m de profondeur en moyenne.
L’espace est structuré par une galerie faisant le tour de la fosse et à l’intérieur de celle-ci, par 9 couloirs parallèles contenant guerriers, chars, chevaux et toute une panoplie d’armes allant des épées aux pointes de flèches en passant par des Tongyi et des arbalètes. Ces armes étaient souvent en bronze ou en étain, elles pouvaient recevoir un traitement de surface à base de chrome, les rendant insensible à la rouille.
On estime à 6000 le nombre de personnages de terre cuite contenus par la fosse n°1.
Une description très sérieuse se trouve sur la page « Mausolée du premier empereur Qin » de l’UNESCO.

L’article « Mausoleum of Emperor Qinshihuang (259 BC- 210 BC) » du site China.org, nous fait part de la portée immense des découvertes faites sur le site pour la connaissance de l’histoire du pays, si grande qu’un musée a été ouvert rapidement près de la fosse n°1 pour accueillir les nombreux touristes.

« Discovery of the terracotta warriors and horses provides very important material for research of the history, politics, military affairs, economy, culture, art and science and technology of the Qin Dynasty. Excavation of Pit 1 has excited the archaeological world, known as « the Eighth Wonder of the World. » To protect, study and exhibit these cultural relics the people’s government has built the Museum of Qin Terracotta Warriors and Horses at the Mausoleum of Emperor Qinshihuang. »

(China.org)

La fosse n°1 avait déjà fait l’objet de deux campagnes de fouille depuis la fin des années 70 :

La première eut lieu entre 1978 et 1984. Un mobilier archéologique de grande importance fut exhumé, dont 1087 statues en terre cuite.

La deuxième fut de courte durée. Elle débuta en 1985 mais fut arrêtée dès l’année suivante faute de techniques et d’équipements appropriés.

En décembre 1987, le site fut inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

La troisième campagne de fouilles de la fosse n°1 avait initialement pour but de retrouver des vestiges d’envergure, mais les archéologues se sont vite aperçus que cette zone ne leur donnerai pas ce qu’ils espéraient, seulement les désormais célèbres soldats en terre cuite.

Le site « Le quotidien du peuple en ligne », qui est l’organe du Comité central du Parti communiste chinois connu aussi sous le nom de « Renmin Ribao » nous propose un article intitulé « Découverte de nouveaux guerriers en terre cuite près de Xi’an » paru en mai 2010 et une page spéciale « 3ème excavation du tombeau de Qinshihuang » avec quelques photos de la fosse n°1 durant les fouilles.

L’article parle de plus de 120 soldats d’argile exhumés, en mauvais état pour la plupart, ainsi que des chevaux de terre cuite, des armes de bronze, des tambours et deux chariots sur lesquels étaient disposés trois mallettes recouvertes de soie.

Sept couches archéologiques ont pu être mises en évidence.
Des traces d’incendie sont visibles sur certaines statues, sur les parois de la fosse et de par la présence de plusieurs tas de matière carbonisée.

Les deux précédentes fouilles étaient destinées à dégager la plus grande étendue possible de vestiges avant l’ouverture du musée. Cette priorité a tant accaparé les archéologues de l’époque que l’avenir des artefacts exhumés resta au deuxième plan et les techniques utilisées alors ont fini par endommager les soldats. De plus, certains d’entre eux furent les victimes d’incendies et d’inondations.
Ces faits dramatiques furent vivement critiqués par les observateurs.

Durant la nouvelle campagne engagée par le musée, les choses ont changé. La priorité fut donnée à la préservation des vestiges. Grâce à une collaboration de vingt ans avec des scientifiques Allemands, les archéologue Chinois ont réussi à mettre en place un protocole permettant de conserver au mieux les statues.

Xu Weihong, la responsable en chef de la troisième fouille de la fosse nº 1 nous explique cela dans « Xu Weihong : « esthéticienne » de l’armée de terre cuite de Xi’an », un article paru en septembre 2009 lui étant consacré sur le site « 60 ans de la Chine nouvelle » en septembre 2009 :

« Quand on exhume des statues colorées, on laisse sur leur surface une faible couche de poussière, que l’on enlève ensuite délicatement à l’aide d’écouvillons de coton, avant d’effectuer les premières opérations de renfort et de préservation contre l’humidité. Il faut parfois plusieurs jours pour traiter les yeux d’une statue. Ensuite, on remplit les formalités nécessaires en fonction de la taille des statues, avant de les envoyer dans le laboratoire où elles seront irradiées de faisceaux électroniques. Désormais, des professionnels sont spécialement chargés de s’occuper de la protection des vestiges culturels. ».

(Xu Weihong)

D’après le quotidien en ligne « La Chine » dans un article de juillet 2009 consacré à notre sujet intitulé « La troisième fouille des guerriers et chevaux en terre cuite », plusieurs découvertes surprenantes ont été faites courant 2009.

D’abord deux chars tirés chacun par 4 chevaux furent dégagés dans le couloir G9. Leur particularité est d’être collés l’un à l’autre, tandis que dans les cas précédents les quadriges étaient toujours séparés par une rangée de soldats.

Ensuite, des traces de polychromie brune et rouge seraient apparues durant le dégagement de deux guerriers en G9/G10 et rouge et verte sur un mystérieux anneau de bois de 60 cm de diamètre très bien conservé.


Les soldats en terre cuite

L’armée enterrée de Qin Shi Huang

Transféré depuis  notre Flikr

Le site de l’UNESCO édite sur sa page culture une brève histoire de la découverte des soldats en terre cuite.
C’est en 1974 dans la province de Xi’an que des paysans chinois découvraient dans un puits, d’étranges statues. Conscients de leur trouvaille exceptionnelle, ils prévinrent les autorités. Les fouilles archéologiques effectuées sur le site mirent au jour des légions enterrées de l’empereur Qin Shi Huang, ce souverain légendaire qui réunit les différentes parties des remparts construits pas les États du Nord sous les Royaumes Combattants en une Grande muraille de plus de 6000 km et qui unifia la Chine au IIIème siècle avant notre ère.
L’UNESCO inscrit le site au patrimoine mondial en 1987. 

Grâce à sa rubrique TV, nous pouvons voir le reportage qui revient sur cette découverte. C’est le site Youtube qui héberge cette vidéo de 2’53 minutes éditée le 4 juin 2010.

Nous vous proposons de voir six images de la fosse numéro 1 du mausolée grâce à Patrimonium-mundi (site en panne), un organisme rattaché à  l’UNESCO qui « documente la Liste du patrimoine mondial en panophotograhies, en images sphériques immersives et interactives » dans le cadre d’un projet éducatif vivant exclusivement grâce à des dons.

Ce site est très facile d’utilisation, il suffit de se laisser porter par le site en cliquant sur la sphère verte en bas à gauche sur la page d’accueil d’où « Vous voyagerez au hasard dans l’espace et le temps vers les lieux les plus significatifs sur Terre. »
Il est également possible d’accéder au site désiré grâce au planisphère, et ainsi tomber sur une merveille qui vous était encore inconnue.
La case de recherche est existante, mais nous n’avons pas encore réussi par ce moyen à trouver un site de la liste. Le référencement
 des mots clefs ne doit pas être très au point.

Pour accéder facilement à l’histoire, à la géographie, à l’économie ou même à la politique de la Chine, rendez-vous sur l’encyclopédie Larousse en ligne qui propose de nombreux articles sur ce pays.
Nous vous avons sélectionné celui sur l’histoire de Chine que nous trouvons intéressant car il retrace plus de 2 300 ans d’histoire de façon claire et concise. C’est une bonne entrée en matière sur  la Chine pour tous.