Archives de Catégorie: Histoire

Les sites amateurs dédiés à l’Empereur Qin Shi Huang et à son tombeau

Petit florilège

Lors de nos recherches sur le Web, nous avons trouvé toutes sortes de sites décrivant la découverte du mausolée et revenant sur l’histoire de Qin Shi Huang.
Après analyse, nous avons séparé les sites à contenu scientifique des sites amateurs, or il apparaît un nombre considérable de ces derniers. Il semblait donc logique de leur dédier un article afin de vous proposer une analyse de leurs contenus.

La plupart des sites amateurs semblent avoir du mal à concilier histoire, archéologie et galerie photo dans un même article. À croire qu’il faille privilégier l’un de ces aspects au détriment des deux autres.
Nous vous présentons ici quelques uns de ces sites que nous avons essayé de classer selon plusieurs critères, à savoir leur exhaustivité et leur facilité de navigation.

Le site « eathworm online »

Capture d’écran depuis le site le 2012-04-06

Vincent Kauffmann fait paraître en 2010 sur le site earthworm online dans la catégorie « culture », une galerie de cinquante-cinq photos d’un voyage en Chine fait cette année-là.

Ce site propose de produire et de diffuser du contenu photographique et audiovisuel.
Nous ne pensons pas que ce soit un site professionnel, mais peut-être peut-on se risquer à parler de semi-professionnel.

La page que nous avons retenue est « Découvrir Xi’an ».
La navigation est quelque peu gênée, car la structure de la page n’entre pas totalement dans la fenêtre standard de l’ordinateur et une publicité animée perturbe un peu notre lecture.
Mais c’est surtout le contenu qui reste très superficiel car l’approche historique de la région reste très sommaire.
Un parti pris regrettable car, hormis ces quelques points négatifs, la navigation vers les autres régions photographiées est facilitée par divers liens faciles à repérer et la redirection vers le menu est intuitive.
Ce dernier est clair, avec une colonne de catégories et d’articles sur l’actualité du site.
Certains pourraient y voir comme une vilaine mise en page, la présentation très enfantine de cet interface.

Le site « Album photos de voyages »

Dans le même registre, nous avons trouvé « Album photos de voyages », le site amateur d’André Gigandet.
Le principe est de compiler des albums de photos de voyage par pays, chacun décomposé en région.

Ainsi nous avons sélectionné l’article dédié à la visite du musée de Qin du 26 novembre 2011 intitulé « Armée de soldats en terre cuite à proximité de Xi An, Chine ».
Ici aussi la description est très brève et il ne propose qu’une dizaine de photos dont une floue.
Le site est plus sobre que le premier et révèle une architecture plus recherchée avec un classement plus clair grâce aux albums triés par pays. Un zoom est possible en passant sur les photos des albums et il y a une galerie déroulante au premier plan permettant de passer d’album en album. Dans l’ensemble les photos sont de meilleure qualité.
Il y a un peu de publicités, certes, mais elles sont placées de façon à ne pas déranger l’internaute. Les malus sont la toute petite police de couleur bleue qui nuit à la lecture et les images qui n’ont quasiment pas de cartel.

Le site « Aide au voyage »

Capture d’écran depuis le site amateur de Nathou et Nono le 2012-04-06

Nathou et Nono sont à l’origine du site « Aide au voyage » créé en 1996 et qui a cessé toute activité depuis 2002.
Ce blog amateur regroupe plusieurs articles sur différentes régions d’Asie.

La morphologie est faite à la manière du blog personnel et rigolo. Impossible de le confondre avec un site professionnel, car la couleur sable et la mise en forme sont établis pour donner l’effet album de vacances grâce à des cartes géographiques, drapeaux et dates de voyages.
Le menu, très pratique, se situe en haut et vous propose plusieurs catégories pour prévoir et réussir votre séjour comme « Avant de partir », « Tout sur les sous », « Sac à dos » ou encore « Les maladies ».
De plus, le site affiche une vingtaine de liens annexes afin de compléter vos recherches ainsi que le lien d’une agence de voyage au dessus du menu.
Avec tout cela, l’article « Chine, l’armée de terre cuite » sur le site du mausolée, même un peu court, présente de manière efficace une description du site, des fosses et des fouilles avec leurs dates.

Ce site s’inscrit dans le site ZLM Conceptun, un quatuor de sites hébergés par Cornut Informatique. Nous ne disposons pas d’informations complémentaires, mais les trois autres sites sont consacrés à la culture musicale entre autre et leurs conceptions sont pour le moins originales !

Nous avons ici deux sites qui reviennent sur la découverte archéologique du tombeau de l’empereur. Ils ont une vision très archéologique du sujet et sont assez exhaustifs dans la description des fosses ; le premier intègre des illustration liées à ses propos et le deuxième, à une approche originale du sujet.

Le site « Cultural China »

Capture d’écran depuis le site Cultural China, le 2012-04-06

Le site Cultural China propose plusieurs articles en anglais sur le tombeau, l’armée, les soldats en terre cuite et les chars de l’Empereur Qin Shi Huang avec des photographies de bonne qualité.

On notera cependant un point négatif, en effet, les articles ne sont pas les uns après les autres. Il faut descendre en bas de la page pour chercher un nouvel article, l’opération est un peu fastidieuse.
En revanche le design est agréable, les couleurs sont appropriées au contexte et le site est très fourni, proposant plusieurs rubriques sur la culture chinoise.
Voici leur page « Histoire », section « Archéologie ».

Le site « People’s Daily »

People’s Daily Online est un site en anglais qui présente surtout l’actualité de Chine.
Il semblerait qu’a l’origine le « People’s Daily » soit un journal papier d’informations chinoises.

Son approche dans l’article « Nine major enigmas of Qin Shihuang Mausoleum » de 2005 sur le tombeau nous a particulièrement séduit.
L’article présente une série de neuf questions sur le mausolée de l’Empereur Qin Shi Huang. C’est un traitement original que nous n’avons trouvé nul par ailleurs.
Le seul souci rencontré est l’absence totale d’illustrations, cela rend la lecture peu attractive et aucun hyperlien ne vient combler cette carence.
Sur la colonne de gauche, le signe « ? » apparaît systématiquement après chaque mot de la catégorie des flux RSS, probablement du à un problème d’encodage, ce n’est pas très esthétique mais en rien dérangeant pour la navigation.

Les trois derniers sites que nous vous proposons de découvrir intègrent histoire, archéologie et photographies à des degrés différents. Les deux derniers sont spécialisés dans la Chine et abordent en particulier ses aspects culturels. Les deux premiers sont des blogs amateurs, le troisième est une agence de voyage.

Le blog de Betty Faivre

Capture d’écran du blog amateur de Betty Faire, le 2012-04-06

Le blog de Betty Faivre est réalisé grâce à l’interface Overblog, un concurrent de WordPress et de BlogSpot.

L’article qui a retenu notre attention est « Le mausolée de l’empereur Qin » édité le 10 janvier 2010. Contrairement à ce que laisse supposer le titre, la découverte du mausolée est survolée de manière très brève. En revanche l’histoire de l’Empereur est soulignée.

Betty Faivre se sert de photos du tombeau pour illustrer son propos, ce qui n’est pas toujours très pertinent mais nous soulignons l’effort apporté dans la mise en page et dans l’élaboration du texte dans le but de capter l’internaute.
Trois publicités animées en haut à droite viennent gâcher la navigation et saturent le blog, il semble ainsi plus ratatiné et étouffé. Nous n’avons pas réussi à les supprimer, n’y à trouver qui était Betty Faivre d’ailleurs.

Son blog s’articule autour de plusieurs catégories dont une n’est accessible que par la colonne de gauche et la catégorie « contrepet » du menu n’est pas activée.
Betty Faivre consacre un autre article sur le tombeau que nous vous invitons à découvrir dans un de nos billets

Le blog « Un Frenchy à Shangai »

Voici le blog WordPress intitulé « Un Frenchy à Shangai ».
L’auteur publie le 19 octobre 2008 l’article « Xi’an (
西安) : l’armée de terre cuite – 兵马俑 ». Très agréable à lire, le style en est épuré à l’image du site. Son contenu on ne peut plus clair est accompagné de photos de très bonne qualité.

Ce second article intitulé « Xi’an (西安) : Le mausolée de l’Empereur Qin shihuang », consacré à l’histoire du mausolée est une biographie illustrée très intéressante de l’Empereur, mais les photos ne sont pas de bonnes qualitées, le plus souvent surexposées ou brouillées par les reflets des vitrines.

Pour trouver quelques mauvais points, la police de la colonne de menu aurait pu être plus grande pour une meilleure lecture. C’est la couleur ici qui fait défaut, les titres gris sur fond blanc deviennent presque illisibles. Ce qui manque également, ce sont des liens vers d’autres sources qui permettraient à l’internaute de prolonger son voyage.

Le site « Travel China Guide »


C’est le site amateur le plus complet que nous ayons trouvé. L’histoire, les fouilles, le tombeau et de nombreuses photos y sont disponibles. Le site en anglais « Travel China guide » est bien, comme son nom l’indique, celui d’une agence de voyage.

Son approche est très exhaustive, l’agence propose la visite des grands sites archéologiques de la Chine, donc tout est fait pour mettre l’eau à la bouche des internautes.
La circulation entre les différents sites archéologiques proposés est simple et intuitive.
La morphologie est faite de façon à simplifier la vie grâce à des couleurs choisies pour un effet de compartimentage assez réussi, mais le site reste surchargé d’informations. De plus, le copyright directement apposé sur les multiples photographies est désagréable et très peu esthétique.
Cela gâche la qualité des nombreux articles dédiés à notre sujet.

Nous finissons avec une vidéo en anglais très courte, elle fait moins de 3 minutes, publiée sur Youtube en mai 2007 par Martial Arts Cinéma.
Il s’agit d’une petite visite guidée du tombeau de l’Empereur Qin Shi Huang avec la guide de X’ian, mademoiselle Ling Huan.
Bien faite, cette vidéo permet une bonne entrée en matière.
Nous n’avons pas réussie à retrouver le site d’origine de cette vidéo ni son auteur malheureusement.

 

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Tout sur le Patrimoine

Le Mausolée de Qin Shi Huang est l’une des plus grandes découvertes archéologiques du siècle dernier.
Il est le témoin de l’existence des grandes civilisations passées au même titre que les cités anciennes de Mésopotamie, les grandes pyramides d’Égypte, les temples de Mésoamérique et tous ces sites riches d’enseignements qui nous permettent d’écrire une Histoire de l’Humanité.

Le site de l’UNESCO.

telechargé sur le site de l'Unesco

Mais le site incontournable en la matière est bien entendu celui de L’UNESCO. Il s’agit de l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (United Nations Educational, Scientific and Cultural Organisation) qui fut créée le 16 novembre 1945.

En 1972, lors de la 17ème conférence générale, la charte sur la protection du patrimoine mondial culturel et naturel ayant pour but d’identifier toute unité physique et matérielle révélant un caractère unique sur la planète fut votée, afin d’établir une liste visant à protéger et conserver ce « patrimoine de l’humanité ».
Cette charte est mise en ligne en 1992 sur le site de l’Unesco par des chercheurs du monde entier, dans la catégorie « Culture », section « Texte de la Convention ».

Vous pouvez accéder grâce à cette liste présentée sous forme de Mappemonde et créée en 2009, à tous les sites naturels et/ou culturels, appartenant au patrimoine mondial de l’humanité avec la mention des vestiges en danger. Il vous suffit simplement de faire glisser votre souris sur la carte pour les voir. Choisissez un site, cliquez sur le nom qui s’affiche, et vous serez automatiquement redirigé vers la présentation de ce dernier.


L’UNESCO décide d’inscrire le mausolée de l’Empereur Qin Shi Huang Di à sa liste en 1987, soit un an après l’étude faite par le Conseil international des monuments et des sites, plus connu sous le nom de ICOMOS. Son rôle étant de définir les concepts d’authenticité et de paysages culturels du site afin de statuer sur son inscription ou non, au patrimoine mondial de l’Unesco.
Voici la liste ICOMOS du patrimoine mondial n°441 daté du 29 décembre 1986. La version est au format PDF et est éditée en anglais et traduit en français des pages 5 à 8.

Et pour pousser encore plus loin ses connaissances sur le patrimoine du monde, voici quelques sites intéressants.

Le site de la Bibliothèque Numérique Mondiale

Bien que ce site ai tendance à vulgariser les données archéologiques, vous pouvez avoir accès si vous le voulez à la Bibliothèque Numérique Mondiale créée en mars 2009 par la Bibliothèque du Congrès aux États-Unis, avec le soutien de l’ONU et de l’UNESCO.
Elle a pour mission de proposer gratuitement et en plusieurs langues un panel de documents issus de tous les pays du monde, des manuscrits aux photographies en passant par les partitions de musique, les livres, les cartes, les films, les enregistrements ou les dessins et gravures.

Après plusieurs recherches, nous constatons que cet interface reste tout de même assez obscure et peu intuitif, ce qui laisse à penser que cette bibliothèque s’adresse plutôt à un public expérimenté dans la recherche en documents anciens.

Le site Insecula

Très simple d’utilisation, facile d’accès et bien référencé par le moteur de recherche Google, le site Insecula vous propose « une base de données des musées du monde, et des fiches d’informations sur les artistes et les œuvres ».
Créé par une société thaïlandaise, c’est une source qui se veut dynamique aussi bien dans l’actualité artistique qu’archéologique. Site amateur, certes, mais il n’en reste pas moins intéressant car il centralise des données de sites scientifiques comme celui du CNRS.

Le site de la National Geographic

Capture d’écran depuis le site National Geographic, le 2012-04-07

Le très populaire magazine The National Geographic est publié par la National Geographic Society, une société américaine existant depuis 1888.

En voici la version numérique américaine créée dès 1996 et qui tout comme sa version papier, propose des sujets sur la géographie, les sciences, l’histoire, la culture, la photographie, la vie animale, la protection des espèces menacées ou encore l’archéologie mais avec en plus tous les avantages d’une publication en réseau, à savoir les nouveautés, des vidéos, des podcast, et des cartes géographiques animées. L’accès à de nombreux articles est libre, nul besoin d’être abonné.
Vous y trouverez aussi son programme dédié à sa chaîne de télévision. Nous avons d’ailleurs proposé l’un de leur documentaire fiction sur l’empereur Qin Shi Huang dans un autre article.

La navigation est basique, typique d’un blog de magazine avec un bandeau de photos en haut, une barre de menu en dessous et les articles récents dans la colonne de droite. Par contre, il est dommage qu’un magazine d’une telle renommée réserve des espaces de son site pour de la publicité.

Nous vous proposons de lire l’un de ses articles intitulé « Terra-Cotta Army Protects First Emperor’s Tomb », qui revient sur la découverte du mausolée en 1974, ainsi que sur les conditions de sa construction. Le journaliste John Roach indique aussi les techniques archéologiques utilisées sur le site. Il trouve certaines de ses informations directement sur le site China Daily que nous avons déjà cité sur notre blog.

Le dictionnaire Chronologique d’Histoire Universelle.

Capture d’écran depuis le site du Dictionnaire 2012-04-07

Le Dictionnaire Chronologique d’Histoire Universelle en ligne de Daniel Legrand est une véritable mine d’or pour tout les passionnés d’histoire Antique et du Moyen-Age.

Créé en 1996 ce dictionnaire numérique propose plusieurs rubriques : « Politique Antiquité », « Politique Moyen-Age » et « Arts Sciences & Découvertes ». Le contenu en ligne est allégé. La version complète est consultable en format PDF. Quelques rubriques nécessitent un certain temps de téléchargement, mais rien d’insurmontable et cela en vaut largement la peine.

Ce dictionnaire est complété par le site des « Ages des Acteurs de l’Histoire » qui donne l’âge des contemporains d’une période étudiée et renvoie aux événements en cours à l’époque concernée. La navigation peut paraître un peu chaotique si vous n’avez pas l’habitude des bibliothèques numériques, mais c’est assez simple d’accès puisqu’il suffit de cliquer sur le thème qui vous intéresse pour être redirigé dessus.

Deux ombres au tableau tout de même.
D’abord l’apparition de temps en temps d’un panneau publicitaire, mais il est facile à supprimer.
Ensuite l’impossibilité de lancer une recherche par mot clef, ce qui force l’internaute à dérouler une bonne partie de la chronologie pour atteindre son objectif.

Finalement le support numérique n’est pas utilisé dans toute ses dimensions, il ne s’agit que d’une numérisation « primaire » sans possibilité d’interactions entre la chronologie mise en ligne et l’internaute. Mais ce site reste un outil indispensable pour acquérir de bonnes connaissances en histoire antique et médiévale depuis chez soi.


Le mausolée de l’Empereur Qin Shi Huang, entre mythe et réalité

Sous le règne de l’Empereur Qin Shi Huang, la Chine connut sa période la plus puissante.
L’empereur Qin jouissait de la vie sans aucun scrupule.

La construction de son mausolée dura 39 ans et 720 000 ouvriers durent y participer.
L’Empereur Qin Shi Huang se comportait comme un despote, il voyait les choses en grand. Cela explique probablement les dimensions monumentales de son mausolée dont voici l’article wikipédia intitulé « 
Mausolée de l’Empereur Qin » à prendre avec précautions.

Le tombeau de Qin Shi Huang serait l’un des plus ancien tumulus identifié en Chine.
Sa forme indique qu’il y a eu un travail de recherche et d’esthétisme.
Dès le début de son règne, il est obsédé par l’immortalité. C’est à l’âge de 26 ans que l’Empereur Qin débuta la construction de son tombeau. Il s’occupa dès lors des plans et envoya un grand nombre d’ouvriers sur ce gigantesque chantier.

Tout autour du mausolée, les archéologues ont retrouvé des guerriers et des chevaux en terre cuite.
À l’intérieur, dans la partie où devrait se trouver le cercueil de l’Empereur Qin Shi Huang, la fouille est interdite par les autorités chinoises. Selon les archéologues, plusieurs chambres funéraires seraient reliées au tombeau central de l’Empereur.


Le tumulus.


Le tombeau de Qin Shi Huang est décrit comme une montagne funéraire par Victor Segalen, un médecin, romancier, poète, ethnographe et archéologue français, dans son ouvrage intitulé « Tombeau de Che-houang-ti. Mission archéologique en Chine. Les tumulus impériaux de la vallée de la Wei » daté de 1923 – 1924, que l’on retrouve sur wikisource.

« Il n’y a pas de kiosque ni de stèle, mais il n’en est point besoin. Car, lorsqu’on découvre la montagne funéraire, on voit soudain qu’elle occupe sur le sol la même place souveraine que Che-houang-ti dans les mémoires écrits. Ce tumulus, le plus ancien parmi ceux qui sont identifiés avec certitude et ne semblent pas remaniés, est aussi le plus grand, celui dont la forme indique le plus de recherche et exprime le plus de beauté. »


(Victor Segalen dans « Les tumulus impériaux de la vallée de la Wei »)

Un passage des « Mémoires Historiques », un récit antique sur le mausolée de l’Empereur Qin Shi Huang de Sima Qian (ou Sseu-ma-Ts’ien ;145 – 90 avant notre ère), historien de la dynastie des Han Occidentaux (206 – 24 avant notre ère) traduit par le professeur Chavannes est retranscrit dans le texte de Victor Segalen.

Sima Qian prétend que des objets précieux ont été enfermés dans le tombeau de Qin à sa mort et qu’un système de pièges en protégeait l’entrée, décrivant même le décor du tombeau.
Selon lui, les femmes de l’Empereur qui n’avaient pas donné de fils furent tuées peu de temps après sa mort et enterrées avec lui et les ouvriers et artisans furent enfermés dans le mausolée.

« Dès le début de son règne, Che-houang avait fait creuser et arranger la montagne Li. Puis, quand il eut réuni dans ses mains tout l’Empire, les travailleurs qui y furent envoyés furent au nombre de plus de sept cent mille ; on creusa le sol jusqu’à l’eau; on y coula du bronze et on y amena le sarcophage; des palais, des (bâtiments pour) toutes les administrations, des ustensiles merveilleux, des joyaux et des objets d’art y furent transportés et enfouis et remplirent (la sépulture). Des artisans reçurent l’ordre de fabriquer des arbalètes et des flèches automatiques; si quelqu’un avait voulu faire un trou et s’introduire (dans la tombe), elles lui auraient soudain tiré dessus. On fit avec du mercure les cent cours d’eau, le Kiang, le Ho et la vaste mer ; des machines le faisaient couler et se le transmettaient de l’une à l’autre. En haut étaient tous les signes du ciel, en bas toute la disposition géographique. On fabriqua avec de la graisse de phoque des torches qu’on avait calculées ne pouvoir s’éteindre de longtemps.
Eul-che [son héritier] dit: « Il ne faut pas que celles des femmes de l’Empereur décédé qui n’ont pas eu de fils soient mises en liberté. » Il ordonna que toutes le suivissent dans la mort; ceux qui furent mis à mort furent très nombreux. Quand le cercueil eut été descendu, quelqu’un dit que les ouvriers et les artisans qui avaient fabriqué les machines et caché les trésors savaient tout ce qui en était, et que la grande valeur de ce qui était enfoui serait donc divulguée ; quand les funérailles furent terminées et qu’on eut dissimulé et bouché la voie centrale qui menait à la sépulture, on fit tomber la porte à l’entrée extérieure de cette voie, et on enferma tous ceux qui avaient été employés comme ouvriers ou artisans à cacher (les trésors) ; ils ne purent pas ressortir. On planta des herbes et des plantes pour que (la tombe) eût l’aspect d’une montagne.
 »


(Sima Qian dans « Mémoires Historiques »)

On peut trouver un autre extrait de Sima Qian dans « Les vestiges d’un ancien Empire », un article de la revue en ligne « La Chine » écrit par Lu Xi sur les vestiges de l’ancien Empire.

Une série de neuf questions sur le mausolée de l’Empereur Qin Shi Huang est posée dans l’article « Nine major enigmas of Qin Shihuang Mausoleum » daté du 11 juillet 2005 sur le site internet People’s Daily Online.

Quelle est la structure du palais souterrain? Combien de trésors rares et précieux sont cachés sous terre ? Y a-t-il un système anti-vol à l’intérieur du palais? À quelle profondeur a été creusé le palais souterrain ? Est-ce que le cercueil est en cuivre ou en pierre ? Est-ce que le squelette de l’Empereur est bien conservé?

Chaque énigme correspond à un paragraphe en anglais dont le contenu résume les dernières avancées des scientifiques sur un domaine précis.

On y apprend que le mausolée dans son ensemble fait 41.600 m² et que selon les sondages électromagnétiques, le palais souterrain se trouverait à 26 m environs sous terre ! Il prendrait la forme d’une grotte verticale et l’accès au tombeau serait fermé par trois portes successives et protégé par un dispositif de flèches automatiques. Mais il est impossible d’en savoir plus sans pénétrer à l’intérieur du bâtiment. Or les fouilles du tumulus sont strictement interdites.

Lors des fouilles archéologiques, un sondage a révélé qu’il y avait une grande quantité de mercure sur une superficie de 12.000 m² dans le mausolée.

La description des « Mémoires historiques » serait donc avérée pour ce qui concerne la présence de cuivre.

En juillet 2007, un article du site French Xinhuanet titre « Un bâtiment mystérieux découvert dans le tombeau du premier Empereur chinois ».

Grâce à la télédétection, les archéologues auraient pu confirmer l’existence d’un édifice de 30 m de haut enterré dans le tombeau de Qin Shi Huang. Pour les chercheurs, il est difficile d’avoir une image complète du bâtiment qui se trouve à l’intérieur du tumulus car la fouille du tombeau même reste interdite.

« Ce bâtiment, enterré à 51 mètres de profondeur dans un espace en forme pyramide au-dessus de la principale construction souterraine, est entouré de quatre murs semblables à des escaliers, chaque mur ayant neuf marches.
Il est difficile pour les chercheurs d’avoir une image complète de l’édifice, qui se trouve sous terre.
Il pourrait avoir été construit pour laisser sortir l’âme de l’empereur.
 »


(Duan Qingbo, chercheur de l'Institut de l'Archéologie du Shaanxi)

L’armée de terre cuite.


Autour du mausolée on été retrouvés de nombreux vestiges et des fosses contenant des soldats et des chevaux en terre cuite. Or les sources historiques ne mentionnent pas la présence des ces statues.

Les archéologues émirent de nombreuses hypothèses.
Par exemple, certains affirmèrent que, puisqu’il n’y a pas mention de l’armée en terre cuite dans les textes historiques, il est possible que les chevaux et guerriers terracotta fussent ajoutés après l’ensevelissement de l’Empereur Qin.

Pour déterminer la véracité de cette hypothèse, les sculptures en terre cuite doivent être datées par une datation absolue.
Il est possible que les historiens voulussent garder cela secret ou bien au contraire qu’ils n’avaient pas assez d’informations sur la composition du mausolée, car sa construction était un haut secret d’État et les gens qui y travaillaient furent ensevelis vivants à l’intérieur de ses murs.

De source historique, on sait que l’empereur Qin Shi Huang habitait dans le palais de Xianyang, capitale du royaume des Qin protégée par une grande armée divisée en trois parties :

 – Le gros des troupes de la garde impériale s’occupait de la sécurité du palais et de l’Empereur, particulièrement lors de ses déplacements.

 – Une partie de la garde impériale protégeait l’extérieur du palais, montant la garde autour du bâtiment impérial et des résidences des hauts Mandarins vivant dans la cité.

 – L’armée en garnison à l’intérieur de la cité Xianyang protégeait la capitale et participait aux combats en cas de guerre.

Un article du journal web du Global Times revient sur un débat de longue date autour de l’armée terracotta du mausolée de l’Empereur Qin Shi Huangdi.

Daté du 11 août 2009, l’article titre « Terracotta Warriors not Emperor Qin’s? ». L’auteur Wang Chunhong y retrace la polémique autour du commanditaire du mausolée en commençant par citer le livre « TheTruth of Terracotta Warriors » de Chen Jingyuan, un historien et architecte chinois.

Selon ce dernier, les donnés stylistiques des soldats et des chars indiquent une construction du mausolée antérieure à l’Empereur Qin. Ce serait en fait sa riche aïeule l’Impératrice Xuan, appellée aussi Impératrice douairière Cixi de l’Antiquité, qui serait à l’origine de cette commande.

« The hairstyle, the ancient Chinese characters found on some unearthed warriors and other evidence indicate the owner of the warriors was Empress Xuan. […] The hairstyle of the warrior’s is the same as the Chu minority, the ethnicity of the Empress. If Emperor Qin had designed the army, they would be dressed in Han style. […] The warriors were painted in many different colors, which is in stark contrast to the black-clothed soldiers of the Qin Dynasty. »


(Chen Jingyuan pour le Global Times)

Après avoir expliqué le point de vue de Chen Jingyuan, l’article du Global Times donne la parole à l’autre camp, représenté par Liu Zhancheng, le chef de l’équipe archéologique et professeur à l’École Normale Supérieure du Shaanxi.

« In the Qin Dynasty, black was a superior color. The Qin people wore black during grand occasions, such as sacrificial ceremonies, but there was no need for people to wear black all the time. »


(Liu Zhancheng pour le Global Times)

En 2003, des recherches sur un ancien four à briques et tuiles situé à 50 m du mausolée furent effectuées. Une fosse contenant les ossements de vingt-et-une personnes différentes fut découverte. Les études ADN des ossements révélèrent que l’un des individus avait les traits génétiques des Eurasiens de l’ouest. Les scientifiques conclurent qu’il y avait des échanges fréquents entre les asiatiques de l’est et les Eurasiens de l’ouest bien avant la route de la Soie qui fleurit sous la dynastie des Han (220 – 206 avant notre ère).

On peut dès lors supposer qu’il y aurait des représentations d’étrangers parmi les soldats en terre cuite mais qu’elles n’ont pas encore été découvertes.

Or certains guerriers en terre cuite arborent des visages verts alors que la majorité des guerriers ont des visages clairs. Certains prétendent que ce serait un mauvais tour joué par les artisans de l’époque, pour d’autres cela représenterait peut-être des étrangers. Sur certains guerriers en terre cuite, on a retrouvé les restes de motifs polychromes indiquant qu’ils étaient probablement tous colorés à l’origine.
Pour l’instant, les fouilles n’ont donné aucune réponse à cette hypothèse.

Un passage du mémoire de Hélène de Ribeaupierre paru en 2007 s’intéresse aux fonctions de l’armée en terre cuite, évoquant les hypothèses des chercheurs.

L’un de ces théories est issue d’un ouvrage intitulé « L’armée éternelle : Les soldats du premier Empereur de Chine » édité par National Geografic en 2005, écrit par Ciarla, Roberto. Lanciotti, Lionello et d’autres.

« Les spécialistes de géomancie jugèrent le site tout à fait propice. Protégé au sud par le pouvoir de la terre, le Lishan, et au nord par celui des eaux, la rivière Wei, il est traversé par l’axe nord-sud autour duquel se déploie le mausolée et qui relie le mont Li au sud et les temples de la vieille capitale Yueyang, au nord. A l’ouest, la puissance des montagnes, la chaîne des Qinling, et celle des ancêtres vénérés dans les temples ancestraux auxquels la sépulture est reliée par une allée de 50 kilomètres veillant sur le repos éternel de l’Empereur. À l’est, en revanche, les cols qui accédaient à la grande plaine centrale, aux pays que Qin avait soumis et aux terres ennemies ouvraient une brèche dans le dispositif symbolique de protection. L’Armée de terre cuite représente donc, de ce côté-là, l’élément protecteur du souverain »


(Ciarla, Roberto. Lanciotti, Lionello. & al. dans « L'armée éternelle : Les soldats du premier Empereur de Chine »)

Un autre hypothèse voudrait que les figures de terre cuite fussent ensevelies pour remplacer les sacrifices humains.

En effet, même si ces sacrifices furent interdits à partir du règne de l’Empereur Qin Shi Huang, il était coutume durant les dynasties antérieures d’offrir des vies humaines au défunt en plus des objets d’accompagnement dans les sépultures. Plus le défunt avait un rôle important dans la société, plus il avait d’objets et de sacrifices dans sa tombe. Il est donc possible que la pratique du sacrifice humain ait été symboliquement remplacée par les statuettes en terre cuite.

Concluons sur une seconde citation de l’ouvrage « L’armée éternelle : Les soldats du premier Empereur de Chine » présente dans le mémoire de Hélène de Ribeaupierre cité précédemment.

« Sima Qian raconte qu’à la fin de son règne, l’esprit de l’Empereur était affligé par une idée fixe, funeste, vaine et arrogante : il souhaitait se rendre aux îles des Immortels pour se procurer l’élixir de l’immortalité. Une science comme l’archéologie aura probablement des difficultés – en supposant qu’elle en ait l’objectif – à vérifier cette hypothèse. Mais dans le fond, une vérification de ce genre aurait-elle un sens alors que nous avons déjà la réponse sous les yeux ?
Il semble bien que les émissaires du Premier Auguste Empereur se sont rendus sur les îles des Immortels et que les habitants leur ont donné l’élixir, mais à une condition : en échange de l’immortalité, Qin Shi Haungdi devait renoncer à la gloire. L’Empereur a donc choisi.
Quand on fouillera sa tombe, sous un tas de cendres et parmi les trésors carbonisés, on retrouvera un flacon jamais ouvert. Le sourire de l’Empereur flottera alors : juste avant de mourir, il avait compris que la véritable immortalité est celle de vivre dans la mémoire des hommes.
De cette façon, Qin Shi Huangdi est immortel.
»


(Ciarla, Roberto. Lanciotti, Lionello & al. dans « L'armée éternelle : Les soldats du premier Empereur de Chine »)

Biographie de l’Empereur Qin Shi Huang

Qin Shi Huang ou le formidable Empereur

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L’Empereur Qin Shi Huang, de son vrai nom Ying Zheng, est né en 259 avant notre ère. On le considère comme le premier Empereur de Chine. Il hérita en 247 avant notre ère, de l’un des royaumes qui divisaient alors la Chine en sept parties. Il écrasa les princes rivaux des six autres royaumes, unifiant la Chine pour la première fois en 221 avant notre ère. Il fut à l’origine de la construction de la grande muraille de Chine.

Qin Shi Huang détruisit le système féodal et lutta contre les intellectuels de son temps qui gardaient des valeurs anciennes. L’apogée de cette lutte fut atteinte lors la destruction de presque tous les livres et plus particulièrement des œuvres de Confucius et de Mencius. Il fit également mettre à mort 500 à 600 lettrés.

L’Empereur Qin Shi Huang n’était pas très populaire. Il mourut en 210 avant notre ère et fut l’avant dernier Empereur de la dynastie des Qin.

Ts’in Chi Houang

Imago Mundi, une encyclopédie gratuite en ligne permet d’approcher l’histoire des hommes. Voici la page mise en ligne en 2004 par Serge Jodra qui a permis l’élaboration de notre introduction.

Cette encyclopédie est facile d’utilisation mais reste un peu brève concernant certains articles.
L’ergonomie, la couleur et la morphologie du site pourraient être améliorées, car elles sont un peu désuètes. De plus, les annonces publicitaires en bas de page sont de mauvais goût.

The First Emperor of China

Pour débuter dans l’impérial monde de Qin Shi huang, voici un court métrage en anglais de 8’25 minutes réalisé par Joann Lee et Stephen Cook et édité sur Youtube en avril 2010 par Neji107.

Ce documentaire intitulé « The First Emperor of China » revient de manière très enjouée sur le règne de Qin Shi Huang.
L’introduction de moins d’une minute commentée par une voix féminine offre un rapide aperçu des reconstitutions spectaculaires des scènes de bataille et plusieurs portraits de l’Empereur.

Ensuite, c’est un homme qui expose la vie de Qin au travers de cartes, de photographies et de reconstitutions historiques.
Les voix alternent tout au long du documentaire, bien que la voix masculine domine.

Puis c’est une suite de clichés mis en mouvement et en musique, un exercice que tout le monde pourrait réaliser avec un logiciel simple.
Le sujet est dans l’ensemble bien traité, mais la qualité des images est déplorable et le mode plein écran n’est pas disponible. Pour le côté grandiose, la musique est de style « blockbusters ».

Si vous avez un peu de patience, vous verrez à 5’40 minutes une modélisation du tumulus du mausolée de l’Empereur Qin, puis une vue de l’intérieur du mausolée, mais la qualité est si mauvaise qu’il est difficile de discerner quelque chose. C’est dommage, car la démarche est tout à fait honorable.

Dynastie Qin

Capture d’écran du site Wikipédia, le 15/04/2012

En tapant Dynastie_Qin dans le moteur de recherche Google, le premier lien proposé est l’article de l’encyclopédie en ligne Wikipédia.
La forme y est classique avec une brève introduction qui situe la dynastie géographiquement et historiquement. Elle succède à la dynastie des Zhou et sera suivie de celle des Han.

Ensuite, l’article décrit les différents avènements au pouvoir et les diverses réalisations faites par cette grande famille.

Pour finir, il présente les Rois et les Empereurs.

L’article manque de précision dans les dates et aucun lien de filiation ou de clan n’est précisé dans la présentation des Empereurs et des Rois. On ne peut, en toute conscience, présenter cet article que comme une vulgarisation de l’histoire des Qin.

Pour voguer à travers les articles peu scientifiques de Wikipédia, il suffit de cliquer sur l’un des mots bleutés, des hyperliens, pour s’adonner à la sérendipité.
Il est aussi dommage que la bibliographie de cet article soit vide d’hyperliens.
Finalement Wikipédia ne connaît une dimension réticulaire que dans son propre espace. Il est dommage que les créateurs de cet article ne se soient pas inspirés du très bon site de Rozsavolgyi.

La Chine au temps du premier Empereur

Capture d’écran du site Histoire de France, d'Europe et de la Chine de Rozsavolgyi, le /15/04/2012

Le professeur Rozsavolgyi (EDHEC, ESPEME, Prépa HEC, Beaux Arts) a créé un site qui est une véritable mine d’or pour tout passionné d’histoire des civilisations. Il développe trois sujets : La France, l’Europe et la Chine.
Cette dernière partie se compose de sept chapitres, dont une introduction à la géographie du monde chinois en premier, une chronologie, une initiation à l’art chinois et un chapitre entier sur le premier Empereur.

Ce dernier se compose également de plusieurs chapitres au nombre de quatorze, qui reviennent sur toute l’histoire de Qin Shi Huang depuis son enfance jusqu’à sa mort en passant par ses autodafés, la construction du mausolée, les troubles politiques du pays, les autres aménagements du territoire faits pendant son règne, la population et les mœurs qui avaient cours au IIème siècle avant notre ère.
Tout cela accompagné de cartes géographiques et de très nombreuses illustrations, pour la plupart des dessins en couleurs d’une extrême précision mais dont l’origine est inconnue.

Ce site est destiné à un très large public, le vocabulaire n’y est pas abscons ni alambiqué. C’est un ouvrage pédagogique et ludique qui convient parfaitement aux enfants comme aux adultes, même s’il s’agit au départ d’un cours pour les primaires. La navigation y est intuitive et l’esthétique agréable et claire.

Le premier Empereur

capture d'écran du site Histoire de la France, d'Europe et de la Chine de Rozsavolgyi, le 15/04/2012

L’article « Le premier Empereur » de Geni Raitisoja publié en 2007 sur le site Radio 86 vous propose une vision très politique de l’histoire de Qin : « complots », « mensonges », « assassinats » et « trahisons » en sont les principaux mots clefs.

La Chine avant Qin Shi Huang comprenait sept États importants : Qi, Han, Yan, Chu, Zhao, Wei et Qin. On apprend entre autres choses, que le futur Empereur n’est peut-être pas un fils légitime et qu’il n’hésite pas à faire exécuter l’amant de sa mère, Lao Ai, après avoir appris que ce dernier avait fomenté son assassinat. C’est à partir de ce moment qu’il retire la régence de sa mère Zaho Ji, il est alors âgé de 22 ans.
Son ambition débordante va lui inspirer le nom Qin Shi Huang Di qui est une fusion des noms San Huang et Wu Di, deux illustres chefs de guerre.

Ensuite, l’article développe l’aspect économique des modifications apportées par l’Empereur, puis revient brièvement sur sa recherche de l’immortalité.

Bien que l’approche du sujet soit intéressante, le manque de sources, d’illustrations, le mélange entre histoire et légendes et la tournure de certaines phrases (peut-être due à une traduction malheureuse) font apparaître des doutes sur la véracité du contenu. Il est donc recommandé de lire cet article avec un regard critique.

G. Raitisoja est le directeur marketing en ligne à la gestion globale de médias de radiodiffusion de radio 86 et n’est donc ni historien ni archéologue. Néanmoins le site propose les podcasts de certaines émissions. Ainsi nous avons ainsi pu proposer d’écouter l’une de ces émissions dans l’article dédié à l’exposition au Musée des Beaux Arts de Montréal.

Mausoleum of Emperor Qinshihuang
(259 BC – 210 BC)

Un article en anglais du site China.org intitulé « Mausoleum of Emperor Qinshihuang (259 BC – 210 BC) » raconte la vie de Ying Zheng, futur premier Empereur de Chine.

Le site China.org est : « l’un des principaux sites chinois d’information, avec un contenu multimédia en dix langues et un lectorat réparti dans plus de 200 pays. ».
Le contenu diffère selon la langue sélectionnée, ce ne sont pas des traductions d’articles et comme le site French Xinhuanet (également spécialisé dans l’information de la Chine), chaque langue a une ergonomie propre.
Nous avons trouvé que la version anglaise de China.org a une interface moins développée que celle de French Xinhuanet et aussi moins agréable dans la navigation, mais les sujets sont divers et semblent bien traités.

Maître en politique et en économie, Qin Shi Huang Di est aussi un véritable seigneur de guerre qui n’aura de cesse d’imposer son autorité aux peuples des Royaumes Confédérés.
Intronisé dès 13 ans, il pense déjà à la construction du mausolée. Formidable mégalomane, l’article nous raconte les diverses légendes autour du personnage. Il recherche la vie éternelle et pour cela il envoie le nécromancien Xu Fu et nombre d’hommes et de femmes à la recherche de l’élixir de vie.

« According to historical records, Emperor Qinshihuang spared neither labor nor money to construct his huge Epang Palace. Because he wanted a long life in this ornate palace, he sent the necromancer Xu Fu to lead several thousand boys and girls to look for elixir vitae in the sea. A couple of years later they returned empty-handed and lied to the emperor: « There is a huge fish in the sea so our ships can’t reach Penglai Hill. » »

(China.org)

Les sources de ces histoires se trouvent dans les écrits historiques où nous apprenons que certains partis en mers ne revinrent jamais. La légende dit qu’ils seraient parti au Japon et qu’ils auraient préféré ne jamais revenir.
Après le récit de Xu Fu, Qin Shi Huang décide d’attraper ce poisson et il est dit qu’il a effectivement tué un énorme poisson dans la mer de Fushan County dans la province de Shandong.

Avant 1974, nous connaissions Qin Shi Huang surtout pour sa politique d’aménagement des routes, la centralisation économique et politique du pays et surtout pour la fortification et l’unification des multiples murailles des Royaumes du Nord et de l’Ouest pour faire face aux invasions barbares.
Mais après la découverte de son mausolée, construit à cinq kilomètres à l’est du comté de Lintong à 35 kilomètres de la ville de Xi’an, dans la province du Shaanxi, il prit encore une nouvelle dimension dans l’imaginaire collectif. Tyran, despote, son règne dura plus de 36 ans mais sa dynastie prit fin deux ans après sa mort.

L’article fait ensuite une description du mausolée en s’appuyant sur les textes historiques et les rapports des fouilles archéologiques.
Nous consacrons un article sur le sujet.

The First Emperor
The Man Who Made China

Pour terminer, un film proposé par la chaîne Discovery Channel, hébergée par Youtube depuis juillet 2011 mise en ligne par nameless527.

Pendant 1h42, l’histoire de notre Empereur est contée. Le documentaire fiction se présente sous forme d’un enquête accompagnée de reconstitutions filmographiques.
Les archéologues parlent des difficultés des fouilles et les chercheurs reviennent sur l’épineux problème de la conservation des couleurs en particulier.
Le documentaire s’attarde évidemment sur le mystère qui entoure le tombeau, car il ne faut pas oublier que seules les fosses qui se trouvent à plusieurs centaines de mètres de ce dernier ont aujourd’hui été fouillées. La tombe a proprement parler reste enfouie sous plusieurs dizaines de mètres de sédiments.

Pour pouvoir être vues par le plus grand nombre, les reconstitutions ont été tournées en anglais, donc le grand Qin Shi Huang nous parle dans la langue de Shakespeare avec un accent pour le moins intéressant … L’acteur parait manquer de charisme, son premier ministre semblerait en avoir un peu plus.

Cette docu-fiction s’inscrit dans une nouvelle conception du film archéologique où l’on met en scène plus que l’on explique, les avancées dans l’histoire et les recherches.
Dommage, mais cela reste un très bon divertissement.

Nous tenions à montrer la catégorie « À propos » du site français de cette chaîne qui est révélateur de la manière dont la Discovery Channel traite ses sujets à coups de spectaculaire et d’effets grandiloquents.

« Discovery Channel est une chaîne dédiée aux passions des hommes : moteur, ingénierie, technologie, sciences, espace, vie sauvage, survie en milieu hostile…
Ses programmes relatent des histoires vraies qui font partager aux hommes des expériences
passionantes et les incite à passer à l’action pour vivre une vie plus enrichissante. 
»

(Discovery Channel - à propos) 

Oui, vous l’avez vu, une petite faute qui, hélas, nuit à la crédibilité de la chaîne que vous avez peut-être grâce à Canalsat sur le canal 64 !

Qin Shi Huangdi
The Man that Unified China

Le Blog « iloook China : Looking at China from an outsider’s point-of-view » consacre une catégorie entière à notre Empereur.
Il propose un long article intitulé « Qin Shi Huangdi – The Man that Unified China » ponctué d’autres petits documentaires d’une dizaine de minutes comme « China’s Warrior King » de la chaine National Geographic. Mais aussi des paragraphes sur Qin, illustrés par des photos du mausolée et de la grande muraille entre autres.


Histoire de la Chine

Petite histoire de la Chine

La Chine est un pays d’Asie de l’Est qui compte environ 1 338 299 512 habitants pour une superficie de 9 596 961 km² selon les chiffres de l’ONU. Depuis 2011, elle est considérée comme la deuxième puissance mondiale.
Deux systèmes politiques sont en place depuis 1949 : la République Populaire de Chine, qui reprend la doctrine communiste de la Russie soviétique ; et la République de Chine à Taïwan.
Selon les historiographes chinois, son histoire commence avec la fondation de la dynastie Xia aux alentours de 2100 avant notre ère.

Histoire de la Chine et ses incidences linguistiques

Le Quebequois Jacques Leclerc, sociolinguiste, professeur et membre associé au Trésor de la langue française au Québec (TLFQ) nous propose une approche linguistique de la Chine.

Parmi ses analyses, nous retiendrons celle intitulée « Histoire de la Chine et ses incidences linguistiques » présentant une histoire de la Chine.
Il commence par évoquer la Chine ancienne du IIème millénaire avant notre ère, puis il revient sur la formation de l’Empire du milieu, jusqu’aux invasions Mongoles du XIIIème siècle.
Ensuite, il évoque la chute des Empires et la création de la République Populaire de 1949.

La dernière mise à jour date du 10 juillet 2009.

 Des origines, au réveil de l’Empire du Milieu

Le site Clio paru en 1976, propose des voyages culturels (en Chine notamment). Il a été créé par des historiens voyageurs et a pour but d’associer « le plaisir du voyage à celui de la connaissance ».

La page sélectionnée dresse une chronologie détaillée de la Chine « Des origines, au réveil de l’Empire du Milieu ».

Nous vous proposons un court extrait de cette grande histoire d’après le site Clio, puis vous trouverez un peu plus loin une partie de la chronologie de la Chine du IVème siècle jusqu’au Ier siècle avant J.-C, période marquant la fin du règne de Qin Shi Huang.

« Immensité et diversité apparaissent d’emblée comme les deux caractéristiques principales de l’espace chinois. Avec ses 9 561 000 km², ses 14 000 km de côtes et ses 20 000 km de frontières terrestres, l’actuelle République Populaire de Chine est le troisième État du monde après la Russie et le Canada en matière de superficie mais, à l’époque de sa plus grande extension territoriale – c’est à dire sous l’Empire mandchou des Ts’in (Qin) aux XVIIe et XVIIIe siècles – le pays s’étendait sur près de treize millions de km². »

(Christian Marquant sur clio.fr)

Chronologie de la Chine du VIème siècle au Ier siècle avant J.-C. :

    – 389 : Mort du sage pacifiste Mo-tseu (Mozi).

   – 361 : Arrivée dans le royaume de T’sin (Qin) du légiste Gongsun Yang qui réalise de grandes réformes au cours des quinze années suivantes.

    – 325 : Le prince de T’sin prend le titre de roi.

    Vers – 318 : Début de l’expansion du royaume de T’sin en direction du Sichuan (Sseu-Tchouan) dans la plaine de Tch’eng-tou (Chengdu), face au nord pour y établir des défenses contre les cavaliers de la steppe, au Kouei-tchéou (Guizhou), au Hou-pei (Hubei) et dans le Hou-nan (Hunan) (vers – 280).

    Vers – 289 : Mort de Mencius (Mengzi), le continuateur de Confucius.

    – 256 : Le royaume de T’sin détruit celui des Tch’eou orientaux.

    – 246 : Arrivée au pouvoir de Chang (Zheng), prince de T’sin. De -230 à – 221, il soumet tous les petits royaumes qui se partageaient la Chine.

    – 221 : Le conquérant prend le titre d' »Auguste Souverain » et règne jusqu’en – 210 sous le nom de T’sin Che Houang Ti (Qin Shi Huangdi).
Il est le « premier Empereur », celui dont le fabuleux tombeau, peuplé d’une armée de guerriers réalisée en terre cuite, a été découvert en 1974. Che Houang Ti (Shi Huangdi) établit un pouvoir centralisé qui réalise une œuvre d’unification considérable sur le plan administratif, monétaire et culturel avec la normalisation de l’écriture utilisée dans l’ensemble de l’Empire. Un réseau de routes impériales est créé, des canaux d’irrigation sont aménagés et une « grande muraille » couvre, face aux nomades de la steppe, les régions septentrionales de l’Empire, du sud du Gansu (Kan-sou) à la presqu’île du Leaotong.

Le général Meng Tian repousse les Hioung-nou (Xiongnu) installés dans la boucle des Ordos. D’autres expéditions sont organisées pour conquérir la Chine du Sud et le Vietnam. La capitale de l’Empire, Xianyang, sur la rive gauche de la rivière Weï, au Chen-si (Shenxi) s’enrichit d’un immense palais alors que le gigantesque hypogée du Mont Li, qui abrite la dépouille de l’Empereur et l’armée qui l’accompagne, se trouve à une cinquantaine de kilomètres à l’est.

    – 213 : « Incendie des livres ». Le pouvoir tyrannique de Che Houang Ti s’en prend aux nobles et aux lettrés et ordonne la destruction de tous les ouvrages, à l’exception de ceux présentant un intérêt pratique.

    – 209 : L’insurrection est générale au cours de l’année qui suit la mort du « premier Empereur », dont le jeune fils ne peut imposer son autorité (il est assassiné en – 207). Le prince Hioung-nou (Xiongnou) Maodun fonde alors le premier empire de la steppe (à l’origine de celui des Huns). Il mourra en – 174.

    – 206 : Lieou Pang (Liu Bang), l’un des chefs des insurgés, bat les T’sin et fonde le nouveau royaume des Han. Il se proclame empereur en – 202 après s’être débarrassé de son rival Hiang Yu (Xiang Yu), roi de Tchou (Chu), et fixe sa capitale à Xi’an (Chang’an), au sud-est de Xianyang.

China Dynasty Maps

Une vidéo Youtube postée par liangyang08 en mars 2009 résume bien tous ces changements de la Dynastie Xia (-2205 à -1767) à nos jours.

Archaeology from the Qin to the Tang

L’article traduit du Chinois par Shao Da publié en 2003 sur le site internet china.org, site général sur la Chine, est un rapide inventaire des grandes découvertes de sites archéologiques royaux datant de la dynastie des Qin (221 – 206 avant J.-C.) jusqu’à la dynastie des Tang (618 – 907). Nous ne connaissons pas l’auteur de l’article.

« Archaeology from the Qin to the Tang » revient sur tous les divers cimetières retrouvés dans la région. Ils montrent bien l’évolution des mœurs dans l’Empire du milieu, illustrant la transition entre le système de clan patriarcal fondé sur les liens de parenté et un système plus sophistiqué, basé sur des critères géopolitiques, qui apparaît dans la nouvelle configuration de la préfecture et du comté. Déjà à l’état embryonnaire sous la précédente dynastie des Zhou de l’Est (770 – 256 avant J.-C.), c’est sous la dynastie des Qin que cette nouvelle organisation prendra vraiment forme.
Puis l’article revient sur la découverte du mausolée de Han Liu Qi Jingdi à Hanyang, sur la création des Trois Royaumes et sur l’évolution du système féodal.

La vision archéologique est très intéressante car les différentes études nous ont permis de mieux comprendre les changements économiques et sociaux de la société chinoise du 1 millénaire avant notre ère.

Histoire de la Chine

Telachargé depuis GoogleBook le 26/ 02/2012

Le livre de René Grousset, historien spécialiste de l’Asie et membre de l’Académie française, écrit 1942 est un bon ouvrage pour connaître l’histoire de la Chine.
Il retrace l’histoire de ce pays depuis le II ème millénaire avant J.-C. jusqu’à la révolution chinoise en 1911.

Le livre est disponible en ligne en format pdf. Nous vous proposons de lire son introduction.

« La civilisation en Asie est le fait des « Mésopotamies », c’est-à-dire des grandes plaines d’alluvions dont la fertilité naturelle a suscité chez l’homme la vocation agricole. Tel fut le cas dans l’Asie occidentale pour la Babylonie. Tel est le cas dans l’Asie orientale pour la « Grande Plaine » chinoise. Elle s’étend, cette Grande Plaine, depuis Pékin au nord jusqu’au Houai-ho au sud, depuis les approches de Lo-yang à l’ouest jusqu’à l’éperon montagneux du Chan-tong vers l’est, sur 324.000 kilomètres carrés, superficie supérieure à celle de l’Angleterre et de l’Irlande. Comme l’Égypte, selon le mot d’Hérodote, est « un don du Nil », la Grande Plaine est un don du Fleuve Jaune et des autres cours d’eau associés. « A une époque relativement récente – du moins dans le sens que les géologues donnent à cet adjectif – cette plaine était un bras de mer dont les vagues venaient battre contre la falaise du Chan-si, tandis que l’actuelle presqu’île du Chan-tong était une île. » Pendant des siècles, le Houang-ho a déposé sur cette aire les masses énormes de limon qu’il avait arrachées, plus à l’ouest, aux plateaux de terre jaune, créant ainsi de toutes pièces un sol alluvial d’une merveilleuse fertilité. Sous cette accumulation de dépôts limoneux, la mer s’est comblée, le littoral a reculé toujours plus à l’est. Ce travail, notons-le, se continue de nos jours encore. C’est ainsi que le limon exhausse d’année en année le lit du Fleuve Jaune, au point que les riverains sont obligés de surélever à proportion leurs digues et que le fleuve finit – spectacle paradoxal et combien dangereux – par couler « comme sur une gouttière » au-dessus du niveau de la plaine. »

(René Gousset dans « Histoire de la Chine »)

Lévy Roger  propose dans sa revue « Politique étrangère », section revue des livres, le compte rendu de l’ouvrage de J. Gernet, Le Monde Chinois, parue en 1972 chez Armand Colin. L’auteur explique les choix de l’écrivain, sa vision de la Chine et les travers des fois de la vision occidentale de l’auteur.

Capture d’écran du site Persée, le 17/04/2012

C’est le site Persée, un portail de revues en ligne en sciences humaines et sociale qui numérise et met à votre disposition depuis 2005 ces articles parus dans de grandes revues scientifiques. Pour une facilité de lecture, vous pouvez télécharger la plupart des articles au format PDF, dont le notre, car la navigation dans l’encadré de lecture est mal aisée. De plus vous ne pouvez par encore annoter les textes. Ce site est très fréquenté par les universitaires et en particulier par les étudiants qui peuvent, en quelque clics, s’abreuver d’articles de tout horizons, venant ainsi compléter les cours qui leurs sont données à la faculté.

Chronologie du monde Chinois

 Nous avons ensuite trouvé cette chronologie du monde Chinois sur Wikipédia, l’encyclopédie en ligne pour tous et faite par tous. Elle commence en 2500 avant notre ère et se termine en 2005.
Les époque Antiques sont les mieux documentées. Cette chronologie est à prendre avec de grandes précautions car faits historiques, contes et légendes se côtoient et se mélangent. Soulignons cependant que la dimension réticulaire de cette frise est vraiment un atout, ainsi au chapitre 2 « la Chine Impériale », il vous suffit de cliquer sur le nom des Empereurs pour être redirigé vers leurs pages Wikipédia respectives.

Pour aller plus loin, avant de vous immerger dans l’histoire de l’empereur et de son mausolée, voici trois liens sur  la littérature classique et historique chinoise que  nous sitons très souvent dans nos articles

Tout d’abord il s’agit de « Introduction à l’Histoire des Trois Royaumes » de Théodore Pavie édité en 2010 et numérisé sur Wikisource, la bibliothèque numérique libre. Le San-Koué-Tchy, Histoire des Trois Royaumes est écrit par le lettré Lou-Kouan-Tchong  sous la dynastie des Mongols.

Bien que WikiSource vous propose de lire cet ouvrage à la suite de cette introduction, le caractère peu dynamique de l’interface nous oblige à préférer une autre édition numérique proposé par le site Calaméo. Leur slogan est :

« Rejoignez Calaméo pour publier et partager vos documents ! « Notez et commentez vos publications favorites, téléchargez des documents, partagez vos lectures avec vos amis. »

Wikipédia revient dans un de ses articles sur ce site :

« Calaméo est un service en ligne qui permet la conversion gratuite de documents en publications numériques, et permet également aux utilisateurs d’intégrer des éléments multimédia (vidéos, extraits sonores, animations interactives) à l’intérieur de leurs publications. (…) Fondée en janvier 2008 par Mathieu Quisefit et Jean-Olivier de Bérard. Le service s’ouvre au grand public en avril 2008. »

Voici donc ce livre,  il s’avère que cet édition est effectivement plus interactive, mais il faut tout de même avoir l’habitude de ce type de format et nous n’avons pour le moment, pas trouver l’outil qui permette d’annoter le document.

Capture d'écran du livre numérique Histoire des Trois Royaumes.

En revanche, vous avez accès sur l’édition, grâce au menu intéractf, à toutes les parutions traitant de votre sujet, il vous suffit pour cela de cliquer sur l’icône du livre sur le coin droit de la page. C’est le site Chine antique, la bibliothèque  numérique sur la Chine ancienne créé par Pierre Palpant, un universitaire passionné par la Chine, vous voyez d’ailleurs son logo sur le coin gauche de l’image, qui nous a redirigé vers ce livre. Il propose des extraits et de courtes critiques sur la littérature chinoise et son histoire en générale et bien sûr d’innombrables livres, il nous l’explique  :

« Chine ancienne présente, en téléchargement gratuit (formats pdf et doc),  une bibliothèque d’ouvrages du domaine public sur la Chine impériale, sur son histoire, ses coutumes, ses religions, sa morale, ses grands hommes, son art, sa littérature… »

Téléchagé depuis la page Wikipédia qui lui est dédié, le 17/04/2012

Pour finir, l’incontournable oeuvre de Sima Qian (Se-ma Ts’ien) ne pouvait nous échapper, tout comme le précédant, se sont les principales sources  qui permirent aux archéologue comme V. Segalen et E. Chavanne de faire des prospections de fouille. Ce dernier traduit et annotes les « Mémoires historiques » de Sima écrites au Ier siècle avant Jésus-Christ. C’est toujours grâce à Wikisource que nous avons pu y avoir accès. Il s’agit de quatre ouvrages de plusieurs chapitres  qui sont une peinture détaillé de la vie des grands seigneurs de l’antiquité chinois, à la manière du philosophe grec Hérodote et de ses Histoires ou Enquêtes écrite en 445 environ av. notre ère.


Archives de l’INA

téléchargé sur le site de l'In

Institut national de l’audiovisuel

Le site du mausolée a suscité beaucoup d’intérêt dans la communauté scientifique, mais aussi auprès du  grand public. Il nous a semblé pertinent de vous proposer tous les reportages des journaux télévisés qui reviennent sur cette découverte et les différentes campagnes de fouille effectuées. Pour un soucie de clarté, les vidéos sont proposées dans l’ordre chronologies.

L’Ina est l’Institut national de l’audiovisuel cet entreprise à pour but de conserver, valoriser, et transmettre les archives audiovisuelle de France  « tel est le fil rouge des activités de l’Ina, qui en fait une entreprise culturelle de l’audiovisuel » (Ina.com : Mathieu Gallet, Président-directeur général de l’Ina, 2012)

C’est le journaliste Jean-Claude Perpere qui présente le journal télévisé de IT1 le 18 février 1976

Cette extrait a été diffusé à 20h et présente les « images de la dernière découverte archéologique en Chine du Nord : une nécropole royale, vieille de 2000 ans, composée de statues en terre cuite représentant une armée gigantesque de soldats et de chevaux. (Images des fouilles et gros plans sur les statues exhumées, et travaux de restauration des gardes. »
1’36.

Antenne 2 revient sur le voyage de Valéry Giscard d’Eststaing en Chine, qui s’est rendu à XIAN, sur les lieux du tumulus où est  enterré notre empereur Qin. Il a pu rencontrer les paysans dans la campagne chinoise, visiter le fabuleux chantier archéologique et voir ainsi l’armée souterraine de soldats d’argile que l’on met au jour. Le présentateur est Georges Bortoli et cela ce passe le 19 octobre 1980.

 C’est à nouveau Jean-Claude Perpere dans le journal du soir le 18 février 1981 qui présente le sujet consacré aux sept statues Chinoises exposées à Paris.
1’35.

Cette vidéo est le reportage de l’Edition nationale (le 19-20) du – du journal de France 3. Point sur les découvertes des musiciens et autres sculptures en terre cuite du mausolée de l’empereur Qin, par le journaliste Patrick Hesters et le journaliste reporter d’images Sybille Broomberg. Les producteurs sont l’Agence Paris France 3 et Novi productions.
02’25.