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Un musée peut en cacher un autre

Une exposition inspirée du

mausolée de l’armée enterrée


Capture d’écran depuis le site World Heritage, le 2012-04-07

À première vue, on croirait être tombé sur le célèbre site internet du Musée des soldats en terre cuite de Qin Shi Huang, mais ce n’est qu’une impression ; car cette page d’accueil appartient en fait au site du Terracotta Museum.

Si vous y preniez des billets en ligne pour visiter le musée de Qin, en arrivant à Xi’an en Chine les responsables vous regarderaient avec de grands yeux remplis d’incompréhension. Vous viendriez en réalité d’acheter des places pour le petit musée Terracotta du Dorchester, qui se trouve au Royaume-Uni et pas du tout en Chine !

Capture d’écran de Google map, le 2012-04-07

Capture d’écran depuis Google map, le 2012-04-07

Rassurez-vous, nous exagérons un peu.
La véritable nature du site ressort assez rapidement, même si il est plus compliqué de comprendre l’origine du problème.

En réalité, ce site fait partie d’un plus grand ensemble, le World Heritage, qui héberge sur un site web anglais les sites de cinq petits musées situés en plein cœur du Dorchester. Il y en a pour tous les goûts, Dinosaures, égyptologie, soldats de terre cuite et même le musée Teddy Bear, le célèbre ours en peluche !

Capture d’écran depuis le site World Heritage, le 2012-04-07

Nous constatons que les sites web sont très évasifs sur le contenu des expositions.
Par exemple, voici l’introduction du site du Terracotta Museum :

« This small but inspiring exhibition on the Terracotta Warriors of the First Emperor of China’s famous Terracotta Army brings together all the wonder of the discovery of these amazing treasures of ancient China. »

(World Heritage)

En revanche, leur morphologie est plutôt satisfaisante, la navigation y est facile et claire, il y a une volonté de créer une ambiance propre à chaque thème et cela fonctionne vraiment bien la plupart du temps. Ces pages doivent être surtout destinées à un jeune public.

Créé en 2001, World Heritage n’est pas sans rappeler le patrimoine mondial de l’Unesco, mais nous n’avons trouvé aucune correspondance entre ces deux entités. Quoiqu’il en soit, ils doivent compter sur le rapprochement possible de ces deux termes dans l’esprit des gens. Ils acquièrent ainsi une sorte de légitimité par association et attirent plus facilement le touriste.

Mais, et c’est ce qui nous inquiète le plus, ce qui revient de manière récurrente et rapidement sur tout ces sites, sont les ventes des produits dérivés desdits musées. Ce qui ne présage rien de bon en ce qui concerne la scénographie et le contenu même des expositions.
Bref, un endroit que vous pouvez éviter sans regrets au vu du peu de pertinence des informations diffusées et de la profondeur des expositions proposées.
Excepté peut-être pour Teddy Bear. Si vous passez près du Dorchester, accordez lui une visite !


L’École du Louvre victime du farm-content

Attention ! Ce qui va suivre est une virulente critique du faux site
« École du Louvre – site iconographique ».

Ce site met à disposition une iconothèque en ligne afin d’aider les étudiants en histoire de l’art. Il propose entre autres des cartes géographiques, des plans et des photographies légendées de grands sites archéologiques et œuvres de la Chine et du Japon du Néolithique jusqu’à l’époque Nara.

Si vous retournez sur la page d’accueil de l’iconothèque, vous y trouverez cinq thèmes développés :
Art Paléochrétien, Art Byzantin, Art Copte, Archéologie de l’Inde, et pour finir celui déjà cité Archéologie de la Chine.

Le contenu est en soi très intéressant, c’est une très bonne source numérique pour toute personne ayant besoin d’illustrations pour des travaux de recherche. Mais pour le reste nous ne serons pas tendre, car c’est bien trop scandaleux pour prendre des pincettes.

La morphologie du site est effroyable, on atteint le niveau zéro du webmastering !
Ce n’est qu’une liste de liens bleutés, cela signifie qu’ils sont reliés à une URL et qu’il vous faut donc cliquer dessus pour voir la photographie par exemple. Apparemment les concepteurs du site ne connaissent pas les « puces » de numérotation ! C’est esthétiquement pitoyable. Mais ce n’est pas le pire, loin de là !

Après avoir dépassé le choc du design inexistant, vous devez faire front à une attaque caractérisée de milliards de spots publicitaires ! C’est une véritable agression visuelle, vous ne voyez même plus le texte, vous devez fermer tout un tas de pop-up, et le frétillement des panneaux publicitaires vous donneront à coup sûr un sacré mal de crâne pour les plus chanceux et une crise d’épilepsie pour les autres !
C’est donc avec une bonne dose de courage qu’il vous faudra affronter les affres de ce site !

Le plus drôle dans l’histoire est qu’à la fin des cinq thèmes proposés, il y a le petit signe ∏ qui nous redirige vers la page de présentation, rien que ça !

Ce qui est très étrange, c’est de voir le gouffre qui sépare ce site des sites officiels de l’École et du Musée du Louvre, sur lesquels une grande place est faite à la navigation et au design.
Or nous n’imaginons pas un instant le Musée du Louvre capable de laisser en ligne une telle horreur. Nous en avons conclu que ce site devait être indépendant des deux autres, un site clandestin.
Un signe qui ne trompe pas, nous n’avons pas trouvé de raccourci de cette fameuse iconothèque sur les sites officiels. À l’évidence, celui-ci se contente d’usurper le nom du célèbre musée afin d’attirer les internautes sur son site.
Nous ne pouvons que déplorer l’existence d’un tel site qui dessert grandement le Louvre, lui infligeant une très mauvaise publicité.
Vous pouvez cliquer sur lesdits sites pour vous faire une petite idée du décalage.

Le webmestre de ce site clandestin qui se prétend apparenté au Louvre a fait de très mauvais choix. Il est clair, en connaissant les pages officielles du Louvre, que celle présentée ici n’est qu’une aberration ayant emprunté le nom, les images et jusqu’aux logos du Musée pour sa propre publicité. Ne vous laissez pas avoir !
Finalement la faute revient à Multimania qui héberge ce site. Le fermer semble tout à fait légitime, car l’usurpation est flagrante. Cela ouvre le débat sur le recours possible lorsqu’on est victime d’une de ces malversations. Autant il parraît très compliqué pour la police de retrouver un voleur d’identité, autant la suppression d’un site comme celui-ci ne demande que quelques réglages à Multimania.

Nous vous conseillons plutôt un autre site amateur que nous avons déjà mentionné dans l’un de nos articles, le site Insécula qui est bien plus agréable à utiliser pour les internautes que nous sommes et qui, lui, au moins, semble officiel !


Les soldats de Qin en visite au Canada

Une exposition itinérante en terre cuite


A Toronto

Le 2 février 2010, Vincent Muller écrit « L’armée impériale chinoise débarque à Toronto » pour le site internet de l’Express magazine, l’hebdomadaire des francophones du grand Toronto. Cet article annonce l’exposition des guerriers de terre cuite du mausolée de l’Empereur Qin Shi Huang au Royal Ontario Museum (ROM) de Toronto. Cet événement serait le premier d’une série dans le cadre d’une exposition itinérante à travers le Canada.
En effet, le ROM et le musée des Beaux Arts de Montréal entamèrent des démarches auprès des autorités chinoises quasiment en même temps. Joignant leurs forces, les deux maisons parvinrent au bout de six ans de démarches à organiser une exposition d’ampleur.

« En tout, ce seront 120 ensembles d’objets, soit plus de 250 artefacts datant du premier millénaire avant J.-C., dont 18 sculptures en terre cuite grandeur nature, que le public canadien pourra découvrir. Les sculptures représentent du personnel militaire et civil très varié: des généraux, des soldats cuirassés, des officiers de grade inférieur, des archers, un acrobate, un cavalier, un conducteur de char ainsi que deux chevaux. »

(Vincent Muller pour l'Express Magazine)

Dans le communiqué de presse du ROM du 25 juin 2010, on découvre les dates de l’exposition : du 26 juin 2010 au 2 janvier 2011.
Celle-ci, mise en scène dans le Hall d’exposition Garfield Weston du Cristal Michael Lee-Chin au niveau B2 du Musée contenait un nombre jamais atteint d’objets de très grande valeur. Certains n’avaient même jamais été exposés.

On apprend que deux sponsors majeurs ont livré les fonds nécessaires au ROM. La famille Ho et le groupe financier BMO, une banque canadienne qui figurent tous deux en bas de l’affiche d’exposition. 

250 objets étaient présents, dont 6 soldats, un fonctionnaire civil, un artiste, deux chevaux et deux généraux en terre cuite.

L’exposition se découpait en trois parties. La première concernait la période d’ascension des Qin, la seconde son apogée avec les soldats terracotta et la dernière portait sur la dynastie Han.

Le professeur Chen Shen, conservateur principal depuis 1997, titulaire de la Chaire d’art et d’archéologie de l’Asie orientale au Département des cultures du monde du ROM a préparé à titre de commissaire le contenu de la tournée canadienne et se félicite d’avoir réussi à mener à bien un aussi gros défi.
Le professeur a organisé un cycle de conférence autour des soldats.

« La conception même d’une tournée nationale est nouvelle et sa présentation est contextuellement différente des expositions internationales précédentes. Le nombre de guerriers grandeur nature et l’ampleur de l’exposition en font la plus grande présentation, en Amérique du Nord, de l’armée du Premier Empereur. Un grand nombre des pièces montrées dans le cadre de cette tournée n’ont jamais quitté la Chine. En réalité, certaines n’ont encore jamais été exposées dans des musées chinois. C’est un grand triomphe pour le ROM et pour nos partenaires canadiens. »

(Chen Shen pour le ROM)

À Montréal


Une nouvelle exposition pour une nouvelle ville 

Après Toronto, on a pu voir au Musée des Beaux Arts de Montréal du 26 février au 11 juin 2011 l’exposition « L’Empereur guerrier de Chine et son armée de terre cuite ».
Le site du musée décrit le parcours de cette fabuleuse reconstitution historique et archéologique.

Tout comme au ROM, elle se divise en trois parties.
La première propose un bref aperçu de l’histoire de Chine du IXème siècle avant notre ère jusqu’à l’ascension de Ying Zheng, qui en prenant le pouvoir en 247 avant J.-C devint l’unificateur de l’Empire du milieu. Il se fera appeler Qin Shi Huang Di qui signifie littéralement « le premier auguste souverain ». Sont exposées de récentes découvertes et les premiers soldats déterrés, ainsi qu’une somptueuse peinture murale retrouvée dans le palais de l’Empereur.
La deuxième partie porte sur la vie de Qin et sur son monumental héritage.
La dernière partie revient sur les troubles politiques et la montée de la dynastie des Han au pouvoir.

Des informations complémentaires sont disponibles dans la revue de presse du MBAM daté du 6 décembre 2010 au 7 janvier 2011 et disponible au format pdf.

Dans cette vidéo de 2 minutes publié par « montreal157 » en février 2011 sur Youtube est présentée l’exposition au MBAM. De courts extraits des conférences de Nathalie Bondil et de Laura Vigo, toutes deux en charge de la scénographie, sont montrés, entrecoupés par une déambulation dans les salles d’exposition.
Cette vidéo est réalisée par Jacqueline Mallette de ServicesMontreal.com.

Le célèbre sinologue Charles Leblanc, professeur émérite du département de philosophie de l’Université de Montréal et du Centre d’études de l’Asie de l’Est a fait le déplacement. Cette information est disponible sur le site de l’université de Montréal dans la rubrique du CERIUM.

Grand spécialiste de la Chine, il a à plusieurs reprises entrepris le voyage jusqu’au tombeau. Il s’exprime dans le journal de l’université de Montréal et raconte l’histoire de cet Empereur, ce qu’il a apporté à la Chine dans un article proposé par Marie Lambert-Chan.
L’exposition est un succès à ses yeux.

« Je cours ce genre d’exposition d’objets chinois et je dois avouer que, jusqu’à présent, c’est la plus belle que j’ai vue. »

(Charles Leblanc pour le journal de l'Université de Montréal)


Un colloque pour L’Empereur Qin au Musée des Beaux-Art de Montréal

Le 25 février 2011 le Musée des Beaux-art de Montréal organisait un colloque autour de son exposition phare « L’empereur guerrier de Chine et son armée de terre cuite ». Le compte rendu en format pdf vous est proposé par le MBAM.

Cette journée réunit des chercheurs, historiens et archéologues des universités McGill, Columbia University, Université de Montréal et bien d’autres derrière le thème « Nouvelles perspectives archéologiques sur la dynastie des Qin ».

Il y a une volonté de la part des chercheurs de réinterpréter l’héritage monumental laissé par la dynastie Qin du III ème millénaire avant notre ère.

« [Le but est]de fournir un nouvel éclairage sur l’histoire et la société chinoises, en explorant le contexte et les diverses interprétations de la culture matérielle, de même que l’importance de ces informations pour l’art et l’archéologie. Les répercussions sur le plan social, les valeurs, les aspects politiques et archéologiques de la civilisation de Qin seront abordés dans un contexte élargi. »


(Colloque « Nouvelles perspectives archéologiques sur la dynastie des Qin » au MBAM)

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Museum of Terra-cotta Warriors and Horses of Qin Shihuang sans jamais avoir osé le demander


À la suite de la découverte du mausolée en 1974 le potentiel touristique du site est apparu très vite à l’État chinois.

Le site China Culture

 Chinaculture.org est une branche du Ministère Chinois de la culture dédiée à l’actualité économique, politique et aux manifestations culturelles de la Chine. Le site revient aussi sur certains faits historiques et  sur des grandes découvertes archéologiques.
L’article « Qin Terra Cotta Army Museum » décrit brièvement la découverte et l’ouverture du musée. C’est sur la fosse n°1 que fut construit le bâtiment qui allait devenir en 1979 le « Museum of Terra-cotta Warriors and Horses of Qin Shihuang ». Le hall d’exposition de la fosse n°3 fut construit en 1987 et ouvert au public en 1989. Plus tard, en octobre 1994, c’est la fosse n°2 qui fut ouverte au public. Le musée s’étend sur 190 000 m².

« The museum covers an area of 190,000 square meters. Among all, Pit 1 has an area of 14,000 square meters for exhibition halls and Pit 3, 1,200 square meters, and the exhibition hall of copper vehicles and horses and the auxiliary exhibition hall cover over 600 square meters each. »

(ChinaCulture.org)

Un film de 20 minutes est diffusé dans l’une des salles et revient sur les recherches faites par les scientifiques et les archéologues depuis 20 ans. Il aborde les problèmes de conservation des artefacts et décrit les méthodes de fouilles des soldats.
Le site est assez simple d’utilisation, vous trouvez à votre gauche la colonne des catégories, par exemple l’article présenté se trouve dans la catégorie « museum ». De plus les couleurs choisies, le bleu et le gris, permettent une navigation prolongée agréable sur le site car elles ne fatiguent pas les yeux de l’internaute. Les articles sont assez courts et les sujets très variés. C’est une porte ouverte intéressante sur la Chine, facile d’accès et assez complète ce qui permet d’approcher cette culture.

Le site du Museum of Terra-cotta Warriors and Horses of Qin Shihuang

BMY page d'accueil version anglaise

Le site internet du musée est disponible en chinois, en japonais et en anglais. Pour des raisons évidentes, nous ne vous parlerons que de la version anglaise.
Sur la page d’accueil, nous sommes tout de suite plongés dans une atmosphère feutrée : fond violet sombre, musique pesante. La page d’accueil titre « The First Emperor ». Vous pouvez modifier la couleur du fond d’écran, vert, gris ou bleu, choisissez selon vos goûts !
Le menu situé en bas de la page vous propose une introduction, c’est d’ailleurs la page sur laquelle nous sommes où est faite une brève introduction sur l’histoire du musée.

Ensuite nous est proposé un « Guide », outil bien pratique. Cette page met à notre disposition un plan complet du musée dans le coin en haut à gauche, ainsi que  les plans détaillés et légendés de chacune des fosses, du restaurant, du cinéma et du hall. Il est possible de se déplacer dans le musée grâce à son curseur dans la fenêtre en haut à gauche, il suffit alors de cliquer sur la zone voulue, par exemple la fosse n°3 et son plan détaillé s’ouvre au centre de la page. Cependant il semblerait que seuls fonctionneraient les 3 fosses.
Ajoutons à cela l’impossibilité de cliquer à l’intérieur des différentes zones présentent sur les plans pour avoir un aperçu d’une partie précise de cette fosse, car hélas cette fonction n’est pas au point non plus.
Il apparaît que le chargement des images n’est pas bien installé. Vous pouvez accéder à quelques photos des fosses en cliquant sur « image », placé en dessous du plan interactif, mais vous serez très vite déçus au vue du peu de contenu des galeries. Par exemple les fosses 2 et 3 ne contiennent qu’une seule photo !

BMW page Guide

Dans la 3ème rubrique, nommée « Terracotta Army », un carrousel de sept soldats défile sur la page. Vous pouvez cliquer sur chacun d’entre eux pour faire apparaître une brève description.

Les deux autres catégories nous indiquent les différents services proposés au sein du musée comme des audio-guides ou des panneaux numériques présents à différents endroit du musée.

Pour finir, il est possible de poser des questions dans « Contact », il suffit d’écrire un message et votre adresse mail.

Le constat final est assez négatif. Il apparaît après navigation que ce site, qui faisait une forte impression au départ, est quasiment vide de contenu et très peu interactif. Nous avons presque envie de dire qu’il a surtout été créé pour faire joli.
Ce qui pourrait se révéler le plus intéressant reste hors de notre porté, ce sont les cinq catégories en chinois placées tout en haut du site. En cliquant sur la première une vidéo s’ouvre, sûrement la vidéo de présentation du musée.
Puis vous arrivez directement sur la page de la deuxième de ces catégories, la version chinoise du site qui a l’air bien plus complète que notre version anglaise. Même en n’y comprenant rien, il est possible au détour d’un clic de trouver quelques photographies des premières fouilles et de la construction du musée.


La troisième est destinée aux enfants. Les dessins animés sont un peu effrayants sans leur traduction.
La quatrième est une présentation d’un panel d’objets par le texte et la voix.
La dernière concerne apparemment le laboratoire de la province de Shanxi créé grâce à une équipe allemande et aux autorités chinoises dans les années 90.

Le site Trip Advisor

TripAdvisor

Trip Advisor fait parti des plus grands sites de voyage au monde, il permet au « voyageur d’organiser et de vivre le voyage parfait ».
Cette page est consacrée au musée des guerriers et des chevaux du mausolée de Xi’an en Chine. Tous les internautes peuvent noter le musée et laisser leurs impressions sur le lieu.
Mais ce qui nous intéresse le plus est que le site héberge les photographies des visiteurs du musée. Vous avez ici la plus grande galerie photos dédiées au Museum of Terra-cotta Warriors and Horses of Qin Shihuang. Bien sûr nombre d’entre elles se ressemblent, mais il semblait indispensable de vous présenter ces centaines de clichés.
Ce site est très apprécié par les touristes. Et oui,  il sont des milliers à le visiter chaque jour !

Making of terracotta Warrior

Nous vous proposons de visionner la petite vidéo de l’atelier de Xi’an chargé des reproductions des soldats en terre cuite destinées à la vente, intitulé « Making of terracotta Warrior ». Il dure 4’45 minutes et est hébergé sur Youtube par galleriapangea en 2006.

Un parc à thème pour Qin Shi Huang

C’est en 2002 qu’est voté le réaménagement de la province de Lingtan, le site china.org revient sur cet événement et titre dans sa rubrique culture « Xi’an : Projet de création d’un parc sur l’emplacement du mausolée de l’empereur Qinshihang ».

Voila un projet bien ambitieux l’article nous décrit sa dimension économique, plus de 553 millions de yuans y seront investis pour la création d’un parc à thème au  coeur même du mausolée de l’empereur.  L’article annonce que cette formidable attraction   :

« sera conçu comme une vitrine de démonstration de la culture de l’ancien pays des Qin de manière à rehausser les attraits de la zone touristique du mont Lishan dont il fera partie. »

Les travaux débuteront dès mars 2003 et ce parc à thème s’étendra sur  2,26 km². L’article est assez bref et il manque un certains nombre d’informations, comme le temps que dureront les travaux ou encore ce que vont devenir les villages de la zone à aménager. C’est dommage, car ce site nous avait habitué a un meilleur traitement  de l’information.

Mais cet article est publié dans la version française du site et elle semble moins bien développée que la version anglaise, vous pouvez constater les différences en regardant l’article Mythe et réalités du blog ou nous avons référencé le billet dédié au tombeau.

Nous avons réussi à trouver un autre article, beaucoup plus récent cette fois ci, daté de 2009 sur le site French China.org.cn. qui fait aussi partie du réseau China.org.

L’article est  plus détaillé et fait l’annonce d’une superbe promotion : « Une offre spéciale pour les visiteurs du Mausolée de Qinshihuang ».

Nous apprenons que les travaux devraient se terminer fin 2010 et que pour tous billet acheté un autre sera  offert. C’est une vrai campagne publicitaire qui s’organise ! Le budget ayant été dépassé pratiquement de moitié, le gouvernement doit s’assurer que dès sont ouverture le parc puisse tourner à plein régime. Ce coût supplémentaire est du au 6 000 habitants et 24 entreprises qu’il fallu reloger.

Après un bref retour sur l’histoire et la fouille du mausolée, l’article nous donne des informations intéressantes et inédites : on apprend que depuis l’ouverture du museum en 1979,  plus de 70 millions de touristes sont venus, dont 7 millions d’étrangers ; et que depuis cette découverte en 1974, la Chine à mis en place une politique de recherches de vestiges de la Chine Antiques très importante et à mis au jour plus de 600 autres sites.

Les chercheurs ont affirmés que la partie du mausolée mise au jour n’était en réalité qu’un petit aperçu du complexe funéraire ; il y aurait, selon eux, la taille du ville avec tout ce que cela implique. Le tombeau n’a, quant à lui, pas encore été fouillé et ne le sera probablement pas avant très longtemps.

Ce que nous regrettons au final c’est qu’aucun des deux articles ne reviennent sur la nature du parc : on sait uniquement que le musée sera rénové afin de diviser l’espace en « trois zones fonctionnelles », grâce à l’agencement de statues funèbres des Qin  et que des arbres et des routes ont été installés  afin de rendre le lieu le plus facile d’accès et le plus agréable possible. C’est assez flou  et aucune critique sur les aménagement n’est faite.

Pour finir, nous préférons le deuxième site au premier, son ergonomie est bien plus clair eet agréable et le sujet est mieux traité. Il sont tout les deux signés PeopleDayli, un quotidien chinois très populaire.

Le site French Xinhuanet

Pour les J-O de Beijing en 2008, les autorités Chinoises ont organisé au Parc Olympique (Olympic Green) une petite exposition de quatre soldats en terre cuite et d’une poterie cassée lors de sa rénovation. Pendant plus de 15 jours au mois d’août, les chinois ont pu admirer les sculptures âgées de plus de 2200 ans.
C’est le site French Xinhuanet spécialisé dans « les nouvelles à travers la Chine et le monde » qui publie cette nouvelle au mois de juin de la même année. Ce site, créé en 2004, présente dans son menu différents accès à l’information : « Chine », « Monde » ou « Afrique » ainsi que « Culture/Education » ou encore « Société » et « Santé ». Le site est proposé en anglais, en espagnol, en chinois, en japonais, en arabe et en russe avec une interface propre à chacune des langues.

Le site CCTV

Pour ceux qu’il voudraient parfaire leurs connaissances, voici CCTV.com, le site internet de la Télévision centrale de Chine, très intéressant et surtout très instructif.
Il publie en 2005 un long article qui semble être le résumé d’un documentaire diffusé sur la chaîne intitulé « Archives Chinoises du patrimoine mondial Ⅴ  – Mausolée de Qin Shi Huang ». Celui-ci retrace toute l’histoire du mausolée de Qin Shi Huang de sa construction à sa découverte, ainsi que les différentes interprétations des archéologues. L’article est signé par Zhang Qi de manière humoristique, mais il serait dommage de le rejeter pour manque de sérieux. Le contenu y est exhaustif et prend ses source sur différents sites dédiés à l’histoire et à la culture chinoise comme Le quotidien du peuple ou China.org ; deux sites que nous avons déjà décrit dans divers articles, ou encore sur des textes et sources anciens comme les « Mémoires Historiques » écrites au 1er siècle avant notre ère. Les quatre pages proposées résument bien le sujet et vous permettront une bonne compréhension de la construction du mausolée et des problèmes concernant l’ouverture du tombeau.

Terracotta Warriors and Horses of Qin Shihuang

Pour finir, voici une petite perle destinée aux enfants chinois : « Terracotta Warriors and Horses of Qin Shihuang », un dessin animé de 1’30 minute à peine, sur l’histoire du mausolée de Qin Shi Huang publié sur Youtube en 2008 par Chinesebits. Et pour notre plus grand plaisir la vidéo est sous titrée en anglais !

Maintenant le Museum of Terracotta Warriors and Horses of Qin Shihuang n’a plus aucun secret pour vous !