Archives de Catégorie: Résurgence de l’armée en terre cuite de Qin

La Chine fait son cinéma

« The Emperor’s Shadow »

En 1996 est sorti le film le plus cher de l’histoire de l’industrie cinématographique de Chine : « The Emperor’s Shadow » réalisé par Zhou Xiaowen.

Risquons-nous à une traduction du titre en français, ce qui donne : « L’ombre de l’Empereur ».

Vous pouvez aussi rencontrer ce film sous le titre de « Qin Song », que nous trouvons d’ailleurs plus poétique et qui est la traduction du titre en mandarin.

Ce film fut très critiqué par le public pour son manque de véracité historique.
Le directeur de production Zhou Xiaowen rétorqua :

« I don’t like history; I just like the buildings, the palaces, the dress. »

(Zhou Xiaowen)

Il s’agit évidemment du fameux et célèbre Qin Shi Huang qui gouverna la Chine d’une main de fer entre 246 et 210 avant notre ère.
L’histoire est simple, à travers ses nombreuses conquêtes et autodafés, l’Empereur veut écrire un hymne à la gloire de son nouvel État. Pour cela, il fait kidnapper un ami de jeunesse, saccageant au passage l’état de Yan.
Mais rien ne se passe comme prévu. Le compositeur Gao Jianli à du mal à accepter l’esprit du despote. Pour couronner le tout, la fille de ce dernier vient perturber une histoire déjà très tourmentée.

Si vous avez lu l’article « Un opéra pour l’Empereur Qin », vous aurez sûrement perçu de grandes similitudes. Rien d’étonnant à cela puisque le compositeur Tan Dun s’est grandement inspiré du film.

Télécargé depuis GoogleImage le 16/04/2012

Nos sources proviennent malheureusement en grande partie de l’article « Emperor’s Shadow » de Wikipédia. Nous restons donc circonspects envers cette critique au vu des erreurs déjà rencontrées sur ce site.

Véritable péplum chinois, « The Emeror’s Shadow » a du faire grincer les dents des autorités au pouvoir, car dans l’une des scènes du film notre cher Empereur exprime avec conviction sa volonté de contrôler l’esprit et le cœur du peuple.

Le parallèle est assez flagrant avec la politique de Mao Zetong, sa maîtrise des arts pour asseoir une domination idéologique, une détermination terrible visant à tout prix à museler le peuple.

Peut-on y voir une critique du pouvoir en place à peine voilée ?
Certainement, puisque le film fut suspendu pendant huit mois. Bien sûr, l’État ne livra aucune justification à cette censure et n’en donna pas non plus quand le film fut autorisé à la rediffusion.
À notre connaissance, aucune suppression n’a été rapportée.

L’article précise que le directeur Zhou Xiaowen signale lors de la première du film le 7 juin de la même année :

« Chinese rulers have always wanted to control our spirit. But they cannot succeed in doing so. »

(Zhou Xiaowen à l'avant première du film « The Emeror's Shadow ») 

Quoi qu’il en soit, nous vous conseillons de lire cet article afin de forger votre propre opinion.

Pour approcher l’atmosphère du film, rien de mieux que de voir sa bande-annonce !
Celle-ci nous est proposée par zieba en 2010 sur Youtube.

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Pour les frénétiques !

Si vous êtes atteint de Qinmania, ce qui suit est pour vous !


Pour les numismates

Non, vous ne rêvez pas, c’est bien une pièce de monnaie à l’effigie du célèbre Empereur de Chine Qin Shi Huang.
C’est évidemment un site de numismates, la « cgb. fr » qui vous propose de l’acquérir par leur service d’achat en ligne créé en 2009. On y trouve des billets de collection, des monnaies d’or et d’argent. À l’origine La Compagnie Générale de Bourse était une boutique parisienne.

Capture écran faite sur le site "nimushop: cgb : boutique en ligne"

Cette pièce rend hommage à l’Empereur et à son mausolée rempli de soldats en terre cuite. Sur le coté pile, on exalte plutôt la République Populaire de Chine et du coté face, on trouve un portrait du Général de terre cuite et ses soldats placés derrière lui.

Cette fabrication est sûrement le résultat direct de l’inscription du site au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1987. Cela fait parti des nombreux produits dérivés que vous pouvez acheter dans la boutique cadeau du musée à Xi’an.
Vous pouvez vous procurer cette magnifique pièce de 5 yuan pour la modique somme de 5,80€. Il s’agit d’une pièce de collection et c’est pour cela qu’elle coûte bien plus que sa valeur monétaire. Pour information il y a un rapport de 1/8 entre l’euro et le yuan, donc pour 5,80€ vous pouvez avoir normalement 40 yuans.

Capture d’écran faite sur le site "nimishop : cgb : les boutiques en ligne" 2012-04-01 à 12.32.17

En ce qui concerne le site, la navigation y est aisée et agréable. Les articles se présentent sous forme de petites fiches et les illustrations ne sont pas pour nous déplaire.
De plus sur la page de présentation six autres sites consacrés aux pièces rares sont indexés.
En revanche, il y a peut-être un manque de clarté dans leurs intitulés. Par exemple pour la pièce de 40 francs or Louis XVIII à 3200 €, (il faut être vraiment passionné !) il manque la mention de « pièce Napoléonienne », car celle-ci peut-être confondue avec le fameux Louis d’or qui lui n’est plus produit depuis 1789, date importante de l’histoire de France. On reconnaît que la confusion entre Louis d’or et pièce Napoléonienne est fréquente pour la majorité des gens, mais pour un site dédié entièrement à la numismatique on est en droit d’espérer une distinction. D’autant que sur la majorité des sites du même type, elle est bien faite.

Un échiquier thématique

Après l’échiquier Astérix, les Simpson, le Seigneur des Anneaux, Star Wars et Harry Potter, voici l’échiquier Terracotta, l’armée de terre cuite de Qin !

Capture d’écran de la photographie proposé sur le site d'eBay le 2012-04-01 à 16.48.32

Ce superbe jeu d’échecs vous est proposé à la vente sur PriceMinister, une « entreprise […] d’achat et de vente en ligne, premier site de commerce électronique français créée en août 2000 » d’après Wikipédia, l’encyclopédie en ligne.

Nous vous conseillons de faire un recherche par mot-clefs, car ce site catégorise de manière très aléatoire ses annonces.
Un exemple assez frappant, nous avons remarqué que l’annonce de ce jeu était classé dans la catégorie « Enfant ». Il s’avère que depuis la page d’accueil de PriceMinister, pour accéder aux annonces des jeux, il vous faut passer par la catégorie « Jouets Enfants ». Soit, pourquoi pas, mais ce n’est pas très pertinent.
À titre de comparaison,
eBay un site web américain de ventes aux enchères existant déjà depuis plus de 12 ans, propose la catégorie « Jeux, Jouets, Figurines ».
De plus, la catégorisation des jeux s’arrête très vite : « Jeux d’échecs » n’existe pas.
Là encore
eBay se démarque car lui la possède.
Toujours plus étrange, eBay nous propose ce même jeu d’échecs moins cher, c’est-à-dire à 45,50€ (38€ + 7,50€ de frais de port), contre 52,50€ (40€ + 12, 50€ frais de port) pour PriceMinister. Il est donc intéressant de faire un petit tour d’horizon avant de faire vos achats.

Le vrai coup de maitre d’eBay est que les ventes entre particuliers ne peut ici être soumis aux lois sur le commerce, ils ont su grâce à Internet exploiter une faille juridique et permettre à tout un chacun de devenir vendeur sans le problème des taxes ! Bien joué eBay !
Le site est en soi plus complet et mieux organisé que son émule français.

Le plateau de l’échiquier mesure 38x38cm, la hauteur du roi est de 10cm et celle des soldats de 7cm. Il n’est pas possible en revanche de connaître la composition du plateau et des pièces, mais eBay nous informe que cet échiquier a reçu la médaille d’or du premier produit « souvenir chinois ».

Philatélie

Capture d’écran faite sur le site d'eBay le 2012-04-01

Pour notre grand bonheur, en procédant à cette comparaison des sites de vente en ligne, nous avons trouvé sur eBay une annonce sur des timbres poste à l’effigie des soldats et chevaux du mausolée de Qin Shi Huang.
Pour 5 euros, les philatélistes seront ravis. Mais l’annonce inquiète un peu car le vendeur « pouchounetrouge » affirme que ses petits timbres ont été édités avant 1900 …

Attendez , ce n’est pas fini !

eBay pourrait tout à fait être comparé à la caverne d’Ali Baba. Lors de nos pérégrinations nous sommes tombées sur quelques petites perles.

Capture d’écran des soldats de Qin en lego depuis eBay,le 2012-04-06

D’abord pour les legomaniacs, vous ne pouvez prétendre à une collection idéale sans ces adorables petits soldats. Cette collection nous vient de « drkade », un vendeur des États-Unis, et peuvent être livrés partout dans le monde. Comptez 10,70 euros la pièce.

Capture d’écran depuis eBay, le 2012-04-06

Cette poupée à la manière de Ken se nomme « Hero Qin Dynasty Warrior ». Il est mis en vente sur eBay par « 7toys7 » , un vendeur de Hong Kong pour  15,30 euros. La livraison est possible dans le monde entier.
Vous pouvez ainsi faire  revivre l’Empereur, si c’est bien lui, et lui faire prendre toutes sortes de postures incongrues. Les enfants vont sûrement adorer. Prévoyez tout de même la confection de vêtements, le vendeur n’en propose pas malheureusement. Tout nu comme ça, il est un peu étrange.

C’est objets font tous partie de la collection « Ancient Chinese ».


Capture d’écran d'une annonce eBay le 2012-04-06

Cette page d’eBay est un peu particulière car c’est une hybridation entre la version francophone et américaine, ainsi fusionnent dans une même page les annonces des deux pays dans l’interface anglophone.

Malgré cette configuration spéciale, l’internaute en comprend le contenu, et n’est pas gêné dans sa navigation. C’est surtout un atout majeur pour eBay qui, en procédant à la traduction de certaines annonces, agrandit son nombre d’acheteur potentiels.


L’oeuvre de l’Empereur inspire les artistes du XXème siècle

Un tumulus pas comme les autres

En 1909 le médecin brestois Victor Segalen part pour la Chine afin d’y soigner les malades de la peste. Il s’y installe un an plus tard avec sa famille. Cet homme est en faite bien plus qu’un simple médecin, ethnologue, archéologue et même écrivain, il décide en 1914 d’organiser une mission archéologique dédiée aux tombeaux des Han. Lors de son voyage, il prendra le 16 février ce cliché.

Téléchargé depuis notre Flickr, le 15/04/2012

Vous l’aurez reconnu, c’est notre tumulus, sa face nord pour être exact. Nous sommes 50 ans avant la découverte du grand monument funéraire. Segalen avec son regard affuté, en voyant cette montagne, ne résiste pas à en prendre les mesures exactes. Il savait que le tell appartenait à l’Empereur Qin Shi Huang mais il n’imaginait peut-être pas l’étendue de cet d’extraordinaire tombeau.
Il décrit de manière très poétique et romanesque sa visite sur le mausolée. Wikisource, la bibliothèque numérique libre a archivée le compte rendu de sa Mission publié cinq ans après sa mort.

Wikisource est l’un des innombrables outils développés par Wikipédia, créé en 2003 en Floride par Jimmy Wales. Très facile d’utilisation, c’est une source qu’il ne faut pas négliger, car contrairement à son encyclopédie en ligne, les sources proposées dans cet outils sont pour la grande majorité acceptées par la communauté universitaire.

Capture d’écran du site, le 15/04/2012

Bien que nous l’ayons déjà présenté dans l’article consacré au mausolée de Qin Shi Huang, nous revenons ici un peu sur le sujet.
Segalen procède à la manière des ethnographes de son siècle, à savoir par une description exhaustive du site, tout en y mêlant de la littérature classique et des écrits historiques comme
l’Histoire des Trois Royaumes de San-Koué-Tchy et Les Mémoires Historique de Se-ma Ts’ien. La traduction de ces ouvrages nous semble quelque peu farfelue et Segalen interprète lesdits récits avec un vocabulaire qui nous étonne un peu :

« Il n’est fait, dans les aménagements et la décoration, aucune présomption d’une vie extraterrestre ; c’est une raison de croire que les Chinois, dès avant l’époque Han, ne traitaient, même dans les tombes, que des représentations de la vie humaine. »


(Victor Segalen dans « Tombeau de Che-houang-ti.Mission archéologique en Chine. Les Tumulus impériaux de la vallée da la Wei »)

Bien sûr, l’acception du mot « extraterrestre » est à nuancer, cela n’avait pas le sens que nous lui connaissons ; en utilisant ce mot l’archéologue fait allusion à ce que l’on pourrait appeler la dimension transcendante de la condition d’être terrestre.

Capture d’écran du site du Musée Guimet, le 15/04/2012

La photographie du tumulus fait partie du fond Segalen conservé au Musée Guimet, musée des arts asiatiques.
Elle est disponible sur leur site récemment rénové. Le tumulus est présenté par un court article qui revient sur la mission de Segalen, sa vie et son œuvre comme les romans
Stèles et Le Fils du Ciel.
L’article est un peu trop bref et certains propos manquent de clarté. Outre l’ergonomie trop spartiate et l’interactivité très limitée, le plus regrettable reste la petite taille des images des collections et un cartel bien trop minimaliste. Pour un tel Musée c’est bien dommage et cela reflète surtout un manque d’interet à l’égard de la version numérique. De plus, en début d’année le cartel des images était bien plus fourni qu’il ne l’est aujourd’hui. Ce changement s’explique mal. Le site est censé être la vitrine du musée et par là même, donner envie à l’internaute de s’y rendre. Nous sommes au regret d’affirmer que l’objectif est loin d’être atteint.

Cette photographie est exposée comme une œuvre d’art et Segalen, on ne peut le nier, avait de multiples talents dont celui de la photographie.

Cela nous amène à vous montrer une autre œuvre d’art, une sculpture d’argile cette fois.

Une sculpture pour les artisans du tombeau

Téléchargé depuis notre Flickr, le 15/04/2012

Cette œuvre contemporaine représente les ouvriers en train de fabriquer les chevaux et soldats qui composeront l’armée en terre cuite de Qin. Bien que nous ayons procédé à de nombreuses recherches sur le web, nous ne sommes pas parvenus à retrouver l’artiste qui est à l’origine de cette sculpture. Néanmoins nous avons déniché un blog qui se sert de cette œuvre pour détailler les techniques qu’utilisaient les sculpteurs afin de construire l’armée en terre cuite.

Téléchargé sur le site de Betty Faire, le 15/04/2012

Cette approche peu commune, est largement bien menée et c’est Betty Faivre qui en est l’auteur. Nous avons déjà commenté sa page dédiée à l’Empereur dans un autre article et souligné les soucis rencontrés dans l’ergonomie du site.

Elle énonce les différentes techniques comme le foulage ou l’utilisation de moules, puis revient brièvement sur le mode de cuisson et le modelage des expressions des soldats.

Téléchargé sur le site de Betty Faire, le 15/04/2012

Cette mise en abime rend hommage à ces milliers d’anonymes qui, pendant près de quatre décennies, confectionnèrent plus de 8000 soldats et chevaux pour satisfaire la folie d’un homme. Après la mort de ce dernier, les ouvriers se virent enfermés vivants pour finir leur ouvrage et garder à jamais les secrets du tombeau.

Des clichés de ces reconstitutions exposées durant l’exposition « The First Emperor: China’s Terracotta Army » au British Museum sont accessibles sur la page« In pictures: China’s Terracotta Army » de la BBC News.

Téléchargé depuis notre Flickr, le 15/04/2012

Le soldat pantin géant à la petite fille

La Chine a connu avec Qin Shi Huang son premier véritable unificateur, le musée devait donc lui faire honneur.
Voici une photographie qui retint notre attention par son incongruité. Nous n’avons hélas que ce cliché à vous présenter, mais il vaut le détour. Il fut trouvé sur la galerie de photos de vacances de Pierre Thery, qui  regorge d’autres clichés pris à travers toute la Chine durant l’année 2009 et postés la même année sur son site. Vous y trouverez une quinzaine d’albums, notre photo se trouvant dans le deuxième album, à la page 4.

Téléchargé sur notre Flikr, P9, le 15/04/2012

Ce que vous voyez est le Hall du musée de Qin à Xi’an en Chine. Le photographe cadre les deux pantins articulés de taille impressionnante. Le plus grand, vous l’avez deviné, est fait sur le modèle des soldats en terre cuite et mesure environs 10 mètres. À côté de lui se tient une petite fille chinoise mesurant tout de même plus de 5 mètres de hauteur. Ils sont surement fait de bois, mais nous ne pouvons que spéculer, autant sur la composition que sur la taille, car nous n’en avons trouvé aucune autre allusion.
Les photos n’étant pas du tout légendées, la galerie perd en lisibilité. Les deux pantins géants sont mit en scène, ainsi le soldat donne la main à la petite fille à la manière d’un papa et ce dernier  baisse la tête vers elle.

Un portait flatteur

La galerie de photos d’Imelda propose un album dédié à l’exposition du Houston Museum of Natural Science qui eu lieu en 2009 à Houston dans l’état du Texas aux États-Unis. Nous lui consacrons un article dans notre catégorie exposition.
L’une des photos est particulièrement savoureuse et pour le moins inattendue.

Telechargé depuis notre Flickr, le 15/04/2012

Un tableau d’un soldat en terre cuite à la manière de l’autoportrait de Andy Warhol, célèbre artiste fondateur du Pop Art.
Cette résurgence de l’armée de Qin par le Pop’art aurait certainement plu à Warhol. La sérigraphie que prônait l’artiste peut-être vue comme une mise en abîme de la production en série des soldats en terre cuite, mais le rapprochement s’arrête là, il ne faut pas oublier la volonté d’unicité recherché pour chacun des soldats.
C’est le musée qui est à l’origine de cette commande, mais nous n’avons trouvé aucune information complémentaire sur leur site.


Emperor : Rise of Middle Kingdom

Un nouveau médium pour les soldats de terre cuite

Vous avez pu découvrir dans un précédent article deux études universitaires visant à modéliser les soldats de terre cuite grâce à des logiciels de traitement de l’image comme Humanoïde, 3D Studio Max ou Photoshop.
Ces études précurseurs auraient pu rester fondamentalement des données savantes et non interactives pour le public … Mais depuis « The making of the Xian terracotta soldiers » publié en 1995, le monde de la modélisation a fait du chemin.
Cette proposition alléchante a été rendue possible par l’entreprise Sierra Entertainment et les développeurs de chez Breakawy Games et Impression Game.

Nous vous proposons de pousser l’expérience encore plus loin.

Il n’est plus seulement question de modélisations réduites aux simples soldats se mouvant dans une scène, mais bien de plonger dans un univers où ce serait l’Empire de Chine tout entier qui prendrait vie sous vos yeux, qui serait accessible depuis votre ordinateur et duquel vous seriez le maître absolu !

En 2002, le jeu vidéo « Emperor : Rise of the Middle Kingdom », littéralement « Empereur : L’Empire du Milieu » vous propose d’administrer tout l’Empire durant deux millénaires d’histoire.

En voici la bande-annonce hébergée sur Youtube par Nozehed le 27 avril 2008.

Sierra Entertainment n’en est pas à son premier coup d’essai.
Déjà connue pour sa série sur la Rome antique, la Grèce antique et sur l’Égypte ancienne, il était dans l’ordre des choses de poursuivre avec la Chine antique et moyenâgeuse.

L’article « Empereur : L’Empire du Milieu » de Wikipédia, modifié pour la dernière fois en septembre 2011 par Bayo, décrit les modalités du nouveau jeu. On y apprend que c’est un jeu de gestion de cité.

Pour comprendre cela voici la page Wikipédia vérifiée le 6 mars 2012 qui titre « Jeu de stratégie en temps réel » ou pour les connaisseurs RST (« real-time strategy » en anglais, RTS). Ce type de jeu s’est développé au début des années 90 grâce aux avancées informatiques.

Auparavant, les jeux vidéos de stratégie se déroulaient au tour par tour, un combat à la fois. Le problème c’est que jouer à la guerre ainsi n’est en rien réaliste.
Ce sont les super processeurs qui calculent et gèrent le déplacement et les actions de plusieurs unités de soldats en même temps qui permettent un nouveau mode de jeu en temps réel.
En revanche, il est indispensable d’acquérir des compétences spéciales pour ne pas être dépassé par les événements, car tout va très vite en temps réel. Dextérité, réactivité, réflexion vous seront indispensables.
Ces jeux sont conçus principalement pour ordinateur.

La mission principale dans « L’Empire du Milieu » est de construire une cité et de la faire prospérer.
Le choix est donné entre l’âge du Bronze, du Fer et de l’Acier (de 2100 avant J.-C. à 1200 après J.-C.).
Trois modes de jeu sont disponibles : « Campagne historique », « Jeux ouverts » ou encore « Mode multijoueurs » qui se joue en réseau.

Le joueur a en charge les dix ministères de la ville : population, agriculture, industrie, commerce, sécurité, gouvernement, divertissement, religion, armée et des monuments.
C’est ce dernier qui permet la réalisation du tombeau. Mais cette monumentale construction met en relation d’autres ministères comme celui de l’industrie, qui intervient lors de la fabrication des soldats par exemple. Ce genre de construction demande un très long investissement de temps et de main-d’œuvre.

Voici les deux vidéos sur la construction des fosses accueillant les soldats en terre cuite. Elles sont postées sur Youtube par Roguehwz le 6 janvier 2008.

…et la suite

L’univers du jeu vidéo et, en particulier du jeu de stratégie en temps réel mis en ligne compte de plus en plus d’adeptes. Et le plus fabuleux dans tout ça, c’est que même après votre déconnexion votre ville se développe encore et encore ! C’est « Magique » !


Travaux universitaires sur la modélisation des soldats en terre cuite

Des soldats en 3 dimensions

Une première étude est parue en 1995 et a été réalisé par Nadia Magnenat Thalmann, professeur en informatique, Igor Sunday Pandzic, chercheur en électronique et Jean-Claude Moussaly, diplômé en visualisation et transmission de graphiques ; tous trois rattachés à l’université de Genève.

« The Making of the Xian Terra-Cotta Soldiers », disponible en format PDF, retrace la création d’un court métrage sur l’armée terracotta de Xian.

On y explique d’abord les méthodes de création et d’animation des visages, puis la technique des « metasphères » pour modeler et déformer les corps des soldats.
Suivent une description des vêtements des soldats, des chevaux et du décors, puis un exposé des techniques d’intégration des figures au décors.

transféré du mémoire d'Hélène de Ribaupierre 2007

La seconde étude, également proposée au format PDF et diffusée par la même université, est beaucoup plus récente car datée de 2007. Elle pointe l’évolution des techniques de modélisation. C’est le mémoire de Bachelor en Système d’information d’une étudiante à l’Université de Genève, Hélène de Ribeaupierre, intitulé « Armée de terre cuite de Xian ». Ce travail s’inscrit dans les recherches de MIRALab concernant l’héritage culturel.

Le thème de ce projet est l’Armée de terre cuite de l’Empereur Qin Shi Huang, de Xian en Chine. Il s’agissait de reproduire en trois dimensions un général, un soldat et un hufu, objet utilisé par l’Empereur et ses généraux afin de transmettre les ordres de déplacement aux troupes ; puis de les animer selon un scénario avec des références historiques. Cela est possible grâce au programme 3D studio Max.

Toute la première partie est consacrée au contexte historique.
C’est une bonne synthèse bien illustrée et documentée, basée sur les textes de l’historien confucianiste Sima Qian et les travaux des archéologues chargés de la fouille. Elle revient sur les diverses hypothèses émises sur la création du tombeau.

Puis vient le temps de la modélisation.
C’est un travail technique qui demande de connaître un tant soit peu le jargon de la profession. Toute une série de logiciels vont être utilisés et différents modes de modélisations appliqués afin de créer un soldat donnant un Hufu à son général dans une pièce close.

Transféré du mémoire de Hélène de Ribaupierre

Nous en avons retenu deux.

En premier la « modélisation polygonale », qui est utilisée pour fabriquer les volumes et permet aussi de créer des mouvements.
Pour plus de détails, vous pouvez vous rendre sur le site de Raphaël Isdant, dans l’onglet « support de cours » rubrique « Maya » section « modélisation polygonale ». Cet homme participe actuellement au programme ITR de l’ENSADLab dans un processus mêlant recherche et création. Il intervient dans diverses écoles d’art, à l’université Paris VIII et au sein du pôle numérique de l’École Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris (ENSBA).

La seconde est le « bump mapping », qui sert à rendre la texture des objets après la modélisation par polygone. Chaque face d’un objet a besoin d’un traitement pour avoir l’air réel.
Pour comprendre un peu mieux cette technique, l’article « placage de relief » de l’encyclopédie collaboratif Wikipédia vérifié le 7 janvier 2012 est suffisant.

Évidement bien d’autres outils ont été utilisés pour la couleur, la diffusion de la lumière ou la capture de mouvement qui sont au final tous couplés pour un rendu plus réaliste.

Transféré du mémoire de Hélène de Ribaupierre 2007

Ces deux études laissent présager de l’utilisation de la modélisation à plus petite échelle. Un travail de long haleine certes, mais qui ne manquera pas de trouver bon nombre d’utilisateurs.

En 2005 est sortie un CD-ROM interactif sur les les soldats et les chevaux de Qin, le projet « 3D model : Terra Cotta Warriors and Horses », vise à raconter l’histoire de la Chine et de la dynastie des Qin en revenant sur la manière dont les chevaux étaient montés, harnachés et décorés. Nous vous proposons la petite vidéo hébergé sur Youtube, posté par hohuang64 en juillet 2009. Cette  modélisation d’une tête de cheval ne dure que 6 secondes et le rendu peux avoir l’air grossier, mais ce n’est qu’une étape intermédiaire avant le rendu final. Si vous regardez bien, vous verrez qu’une attention particulière est portée sur les zone d’ombre de la crinière de l’équidé.


Un opéra pour l’Empereur Qin

Nouvelle Création mondiale au New York Metropolitan Opera

Jeudi 21 décembre 2006 se déroulait au Metropolitan Opera de New York la première mondiale de l’opéra : « The First Emperor » du compositeur Sino-Américain Tan Dun et du réalisateur Zhang Yimou.
Le succès fut au rendez-vous puisque les 9 représentations furent données à guichet fermé.

Voici la distribution donnée par le site Forum Opéra :

Tan DUN – The First Emperor
Livret de Ha Jin et Tan Dun

Production : Zhang Yimou

Co-directeur : Wang Chaoge

Décors : Fan Yue

Costume : Emi Wada

Lumières : Duane Schuler

Chorégraphie : Dou Dou Huang

Le maître du Yin-Yang : Wu Hsing-Kuo

La Chamane : Michelle DeYoung

L’Empereur Qin : Placido Domingo

Le Ministre : Haijing Fu

Le général Wang : Hao Jiang Tian

La princesse Yueyang : Elizabeth Futral

La mère de Yueyang : Susanne Mentzer

Gao Jianli, un musicien : Paul Groves

Un garde : Danrell Williams

Danseur solo : Dou Dou Huang

Solo de Zheng : Qi Yao

Orchestre et chœurs du Metropolitan de New York

Direction : James Levine

La distribution, attribuant les rôles principaux à des artistes reconnus du monde classique, couplée aux esprits novateurs du compositeur et du réalisateur ; a permis un mélange des genres réussi si l’on en croit la vente express des places.

Le musicologue Anthony Tommasini revint sur l’événement deux jours plus tard pour The New York Times dans la rubrique musique-review.

Il décrit monsieur Tan Dun, le compositeur, comme un homme dont le style serait à la confluence de la musique traditionnelle Chinoise et de l’avant garde. L’exemple le plus connu de ses créations est la bande originale du film « Tigre et Dragon » composée en deux semaines, enregistrée par l’orchestre symphonique de Shanghai en 2000 et pour laquelle il reçut un Oscar.

Zhang Yimou, le réalisateur de cet opéra, est lui aussi très connu par ses films , notamment « Le secret des poignards volants » sorti le 17 novembre 2004 en France.

Pour ajouter encore du prestige, c’est le célèbre ténor Placido Domingo qui interprète le rôle principal.
À plus de 66 ans, un challenge de plus pour cet artiste majeur !

Elizabeth Futral, qui interprète la princesse Yueyang, fut interviewée par Jérémie Leroy-Ringuet assistant à la communication aux Arts Florissants. Il publie leur entretient le 10 janvier 2007 sur  ODB Opéra, un site de fan d’opéra. 

« Tan Dun et moi nous sommes rencontrés avant que je ne donne ma réponse pour ce projet. A cette époque, il m’a posé plusieurs questions sur le degré de confort que j’éprouvais dans des hauteurs de voix données. En se basant sur ces informations et sur ce qu’il avait appris en venant m’écouter chanter plusieurs rôles différents, il a écrit la musique de mon personnage.
Après avoir reçu la partition et travaillé mon rôle, lui et moi avons apporté quelques changements mineurs à la disposition du texte, à la fois pour faciliter le chant et pour une meilleure intelligibilité du texte. En certains endroits, nous avons changé des notes afin d’obtenir une meilleure balance avec l’orchestre. Certaines notes avaient besoin d’être dans un registre de ma voix plus haut, de façon à ce que je sois mieux entendue. »

(Elizabeth Futral)


Le décors de Fan Yue est constitué d’un énorme escalier de pierre faisant écho à la grande muraille de Chine et aux signes calligraphiques Chinois. En effet, l’Empereur Qin Shi Huang fut le bâtisseur du grand mur et imposa la langue et l’écriture officielle dans toute la Chine unifiée.
Les 400 costumes créés par Emi Wada sont chatoyants, très beaux et colorés.

Le site Forum Opéra publie l’avis de Placido Carrerotti juste après la représentation du 13 janvier 2007.

« Belle distribution, production spectaculaire auxquels s’ajoute un livret efficace qui a le grand mérite de raconter une histoire lisible au premier degré (anecdotique) comme au second(renvoi à la Révolution Culturelle et à son entreprise d’effacement du passé). »

(Placido Carrerotti)

Le site China.Org fait le point sur cette œuvre et met l’accent sur la mise en scène.
L’article rapporte les paroles entendues lors d’une conférence de presse au Metropolitan Opera avec Placido Domingo et Zhang Yimou.

Cependant, Anthony Tommasini, que nous avons déjà évoqué pour son article du New York Times, déplore la lenteur des passages chantés :

« Whatever the mood of the moment, whether dreamy, defiant, sensual or tragic, as soon as the characters break into song, the melodic lines are inevitably long, arching and slow. Even when the orchestra bustles with intensity, the often cloying vocal lines hovering above still move with almost unvarying deliberateness. »

(Anthony Tommasini)

Le livret a été rédigé en anglais par Tan Dun et Ha Jin.

L’opéra narre l’histoire de l’Empereur Qin Shi Huang, le premier Empereur de la Chine unifiée, grand conquérant mais homme torturé et mégalomane.

Au premier acte, L’empereur Qin désire un nouvel hymne à la gloire de son nouvel empire. Il veut rompre avec la tradition et pour cela il décide de faire appel à son ami d’enfance Gao Jianli doué pour la composition. Malheureusement, ce dernier refuse d’obtempérer. Il commence une grève de la faim et refuse de composer pour l’Empereur. Il lui reproche la mort de sa mère tuée lors de la conquête de son pays ordonnée par ce dernier pour le retrouver.
Yueyang la fille de l’Empereur tombe tout de suite amoureuse de Jianli. Elle passe un accord avec son père : si elle parvient à lui faire écrire l’hymne, elle pourra l’épouser.
Et bien entendu elle arrive à ses fins !
Très vite naît une idylle entre eux. Mais cela pose un autre problème car la belle Yueyang était déjà promise au générale Wang. Rapidement la situation dégénère. Le général hors de lui demande son du.

Au second acte, l’Empereur exige que sa fille épouse le général Wang.
Il propose un plan machiavélique au compositeur : la princesse doit épouser le général, mais puisqu’il compte rapidement l’envoyer au front pour l’éliminer, les deux amoureux pourront se retrouver. Ainsi l’Empereur honore ses deux promesses.

Vient le jour de l’investiture de l’Empereur.
Au moment de monter sur le trône, il voit le fantôme de sa fille. Elle a mis fin à ses jours pour ne pas avoir à subir le sort qui lui était destiné.
Puis le fantôme du général lui apparaît, empoisonné par Jianli le compositeur.
Ce dernier accablé par la mort de Yueyang entre dans la pièce. Il hurle sa douleur, injurie Qin Shi Huang et s’arrache la langue. Il sera tué par l’Empereur.
La cérémonie continue. L’Empereur va enfin pouvoir l’entendre son hymne pour la première fois.
Au moment de l’écouter, c’est le chant des esclaves de la muraille qui retentit, comme une ultime vengeance du compositeur.

Écoutons maintenant un court extrait intitulé « The shadow haunts me wherever I go from Act 1 of the opera. » sur Youtube proposé par rmm413b le 19 octobre 2007. Cette vidéo est une scène tirée de l’acte I scène 2 où vous pouvez voir l’Empereur, le Général Wang et la Princesse Yueyang.

Paroles de « The shadow haunts me wherever I go » :

« The shadow haunts me wherever I go,
Ten years he and I lived together,
When I was a hostage in the state of Zhao,
In a prison cell we two small boys wore shackles,
And shared a tattered quilt and a pile of straw,
The shadow in the darkness played his zheng,
Striking fiery notes that set my dreams aflame,
His mother that gentle soul breast fed me like her own,
Even now I feel her warmth in my bones.
Before we were parted he promised he would compose,
A sublime anthem for me when I ascended the throne,
Like a stream flowing to the sea, I follow you,
Like a grassland waking to daylight I rise for you,
Where is the music that can harmonize…
Heaven, earth, and man?
General Wang…once you find the shadow,
You and Yueyang can enter the bridal chamber. »


L’Empereur Qin et le Huitième Royaume

« Depuis le grand cataclysme, les Arkadiens vivaient blottis au centre de la Terre. Ils avaient tout oublié de leur passé ; ainsi l’avaient voulu leurs ancêtres. Jusqu’au jour où leur soleil, le Shagma, tomba malade… »

Cela vous dit quelque chose, non ? Mais si … un petit effort … Concentrez-vous …

« Alors les enfants d’Arkadia osèrent entrer dans le musée interdit. Ils y retrouvèrent quelques traces du passé, mais aucun plan du Shagma. Alors les enfants créèrent, puis envoyèrent vers la surface de la Terre leur messagère, Arkana. »

(© Hervé Lesage de La Haye)

Eh oui c’est en 1985 sur l’une des trois chaines hertziennes que le dessin animé  les Mondes Engloutis était diffusé pour la première fois.
C’était la vieille époque où France 2 s’appelait Antenne 2 et où la télévision ne se regardait qu’en analogique (mais en couleur tout de même).

Cette image est tiré du site "le Grenier de la télé, blog crée en 2006 par dGé et consacré à l'histoire des programmes de télévision en France, mais aussi à l'histoire de la presse Disney en France, de Vaillant et de Pif Gadget depuis 1920 jusqu'au année 90.

Les petits adoraient et les parents étaient enchantés de pouvoir laisser leurs enfants devant le téléviseur.
C’est l’émission Récré A2 qui diffusa les 52 épisodes de 30 minutes chacun.

Crée par Nina Wolmark, qui réussit à mêler science-fiction, fantastique et histoire dans une grande aventure, où Arkana, Spartacus, Rob et Rebecca, nos quatre sympathiques héros, voyagent entre différents univers et strates pour regagner la cité d’Arkadia afin de soigner le mystérieux soleil Shagma.
C’est d’ailleurs Vladimir Cosma qui composa la surprenante musique du dessin animé.

Les Milles et une Heures d’Arkadia, site entièrement dédié à ce dessin animé, a été créé par Hervé Lesage de La Haye en 2002.

« Une dizaine de scénaristes ont collaboré à cette œuvre, dont plusieurs grands noms de la science-fiction française, Christian Grenier, Joëlle Wintrebert et Michel Jeury ».

(Hervé Lesage de La Haye)

Vous pourrez y découvrir tout les résumés des épisodes ainsi qu’une brève histoire des premières diffusions des programmes jeunesses et de leur dessins animés comme « Bibifoc », « Cobra » et même « Les maîtres de l’univers » !

Image du générique des Mondes engloutis hébergé sur le site de Les Milles et une Heure d'Arcadia crée en 2002 par Hervé Lesage de La Haye

Lors de leurs aventures, nos héros rencontrent Galilée, Einstein, mais aussi Diogène, Villon, Cyrano de Bergerac, Lewis Carroll nous dit Hervé Lesage de La Haye.

Bien d’autres servent la trame de l’histoire pour faire évoluer les personnages. Pas étonnant que l’on compte parmi eux notre Empereur Qin Shi Huang, qui ne déroge pas à sa réputation de super conquérant !
Déjà grand maitre des 7 Royaumes, il veut à tout prix s’emparer du 8ème qui, vous l’avez surement deviné (ou vous vous en êtes souvenu), n’est autre que la cité d’Arkadia !

Ha, sacré empereur Qin !  Avec sa gigantesque armée de soldats en terre cuite, il possède en secret le plan du Shagma (le soleil des Arkadiens ! Il faut suivre un peu !).

Laissez-vous retomber en enfance chers trentenaires, ou bien découvrez tranquillement cet épisode pour les autres.
Sur Youtube, Taffykids vous propose de voir ou revoir l’épisode 15 mis en ligne le 6 septembre 2010.

Amusez-vous bien !