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Biographie de l’Empereur Qin Shi Huang

Qin Shi Huang ou le formidable Empereur

Téléchargé depuis notre Flickr

L’Empereur Qin Shi Huang, de son vrai nom Ying Zheng, est né en 259 avant notre ère. On le considère comme le premier Empereur de Chine. Il hérita en 247 avant notre ère, de l’un des royaumes qui divisaient alors la Chine en sept parties. Il écrasa les princes rivaux des six autres royaumes, unifiant la Chine pour la première fois en 221 avant notre ère. Il fut à l’origine de la construction de la grande muraille de Chine.

Qin Shi Huang détruisit le système féodal et lutta contre les intellectuels de son temps qui gardaient des valeurs anciennes. L’apogée de cette lutte fut atteinte lors la destruction de presque tous les livres et plus particulièrement des œuvres de Confucius et de Mencius. Il fit également mettre à mort 500 à 600 lettrés.

L’Empereur Qin Shi Huang n’était pas très populaire. Il mourut en 210 avant notre ère et fut l’avant dernier Empereur de la dynastie des Qin.

Ts’in Chi Houang

Imago Mundi, une encyclopédie gratuite en ligne permet d’approcher l’histoire des hommes. Voici la page mise en ligne en 2004 par Serge Jodra qui a permis l’élaboration de notre introduction.

Cette encyclopédie est facile d’utilisation mais reste un peu brève concernant certains articles.
L’ergonomie, la couleur et la morphologie du site pourraient être améliorées, car elles sont un peu désuètes. De plus, les annonces publicitaires en bas de page sont de mauvais goût.

The First Emperor of China

Pour débuter dans l’impérial monde de Qin Shi huang, voici un court métrage en anglais de 8’25 minutes réalisé par Joann Lee et Stephen Cook et édité sur Youtube en avril 2010 par Neji107.

Ce documentaire intitulé « The First Emperor of China » revient de manière très enjouée sur le règne de Qin Shi Huang.
L’introduction de moins d’une minute commentée par une voix féminine offre un rapide aperçu des reconstitutions spectaculaires des scènes de bataille et plusieurs portraits de l’Empereur.

Ensuite, c’est un homme qui expose la vie de Qin au travers de cartes, de photographies et de reconstitutions historiques.
Les voix alternent tout au long du documentaire, bien que la voix masculine domine.

Puis c’est une suite de clichés mis en mouvement et en musique, un exercice que tout le monde pourrait réaliser avec un logiciel simple.
Le sujet est dans l’ensemble bien traité, mais la qualité des images est déplorable et le mode plein écran n’est pas disponible. Pour le côté grandiose, la musique est de style « blockbusters ».

Si vous avez un peu de patience, vous verrez à 5’40 minutes une modélisation du tumulus du mausolée de l’Empereur Qin, puis une vue de l’intérieur du mausolée, mais la qualité est si mauvaise qu’il est difficile de discerner quelque chose. C’est dommage, car la démarche est tout à fait honorable.

Dynastie Qin

Capture d’écran du site Wikipédia, le 15/04/2012

En tapant Dynastie_Qin dans le moteur de recherche Google, le premier lien proposé est l’article de l’encyclopédie en ligne Wikipédia.
La forme y est classique avec une brève introduction qui situe la dynastie géographiquement et historiquement. Elle succède à la dynastie des Zhou et sera suivie de celle des Han.

Ensuite, l’article décrit les différents avènements au pouvoir et les diverses réalisations faites par cette grande famille.

Pour finir, il présente les Rois et les Empereurs.

L’article manque de précision dans les dates et aucun lien de filiation ou de clan n’est précisé dans la présentation des Empereurs et des Rois. On ne peut, en toute conscience, présenter cet article que comme une vulgarisation de l’histoire des Qin.

Pour voguer à travers les articles peu scientifiques de Wikipédia, il suffit de cliquer sur l’un des mots bleutés, des hyperliens, pour s’adonner à la sérendipité.
Il est aussi dommage que la bibliographie de cet article soit vide d’hyperliens.
Finalement Wikipédia ne connaît une dimension réticulaire que dans son propre espace. Il est dommage que les créateurs de cet article ne se soient pas inspirés du très bon site de Rozsavolgyi.

La Chine au temps du premier Empereur

Capture d’écran du site Histoire de France, d'Europe et de la Chine de Rozsavolgyi, le /15/04/2012

Le professeur Rozsavolgyi (EDHEC, ESPEME, Prépa HEC, Beaux Arts) a créé un site qui est une véritable mine d’or pour tout passionné d’histoire des civilisations. Il développe trois sujets : La France, l’Europe et la Chine.
Cette dernière partie se compose de sept chapitres, dont une introduction à la géographie du monde chinois en premier, une chronologie, une initiation à l’art chinois et un chapitre entier sur le premier Empereur.

Ce dernier se compose également de plusieurs chapitres au nombre de quatorze, qui reviennent sur toute l’histoire de Qin Shi Huang depuis son enfance jusqu’à sa mort en passant par ses autodafés, la construction du mausolée, les troubles politiques du pays, les autres aménagements du territoire faits pendant son règne, la population et les mœurs qui avaient cours au IIème siècle avant notre ère.
Tout cela accompagné de cartes géographiques et de très nombreuses illustrations, pour la plupart des dessins en couleurs d’une extrême précision mais dont l’origine est inconnue.

Ce site est destiné à un très large public, le vocabulaire n’y est pas abscons ni alambiqué. C’est un ouvrage pédagogique et ludique qui convient parfaitement aux enfants comme aux adultes, même s’il s’agit au départ d’un cours pour les primaires. La navigation y est intuitive et l’esthétique agréable et claire.

Le premier Empereur

capture d'écran du site Histoire de la France, d'Europe et de la Chine de Rozsavolgyi, le 15/04/2012

L’article « Le premier Empereur » de Geni Raitisoja publié en 2007 sur le site Radio 86 vous propose une vision très politique de l’histoire de Qin : « complots », « mensonges », « assassinats » et « trahisons » en sont les principaux mots clefs.

La Chine avant Qin Shi Huang comprenait sept États importants : Qi, Han, Yan, Chu, Zhao, Wei et Qin. On apprend entre autres choses, que le futur Empereur n’est peut-être pas un fils légitime et qu’il n’hésite pas à faire exécuter l’amant de sa mère, Lao Ai, après avoir appris que ce dernier avait fomenté son assassinat. C’est à partir de ce moment qu’il retire la régence de sa mère Zaho Ji, il est alors âgé de 22 ans.
Son ambition débordante va lui inspirer le nom Qin Shi Huang Di qui est une fusion des noms San Huang et Wu Di, deux illustres chefs de guerre.

Ensuite, l’article développe l’aspect économique des modifications apportées par l’Empereur, puis revient brièvement sur sa recherche de l’immortalité.

Bien que l’approche du sujet soit intéressante, le manque de sources, d’illustrations, le mélange entre histoire et légendes et la tournure de certaines phrases (peut-être due à une traduction malheureuse) font apparaître des doutes sur la véracité du contenu. Il est donc recommandé de lire cet article avec un regard critique.

G. Raitisoja est le directeur marketing en ligne à la gestion globale de médias de radiodiffusion de radio 86 et n’est donc ni historien ni archéologue. Néanmoins le site propose les podcasts de certaines émissions. Ainsi nous avons ainsi pu proposer d’écouter l’une de ces émissions dans l’article dédié à l’exposition au Musée des Beaux Arts de Montréal.

Mausoleum of Emperor Qinshihuang
(259 BC – 210 BC)

Un article en anglais du site China.org intitulé « Mausoleum of Emperor Qinshihuang (259 BC – 210 BC) » raconte la vie de Ying Zheng, futur premier Empereur de Chine.

Le site China.org est : « l’un des principaux sites chinois d’information, avec un contenu multimédia en dix langues et un lectorat réparti dans plus de 200 pays. ».
Le contenu diffère selon la langue sélectionnée, ce ne sont pas des traductions d’articles et comme le site French Xinhuanet (également spécialisé dans l’information de la Chine), chaque langue a une ergonomie propre.
Nous avons trouvé que la version anglaise de China.org a une interface moins développée que celle de French Xinhuanet et aussi moins agréable dans la navigation, mais les sujets sont divers et semblent bien traités.

Maître en politique et en économie, Qin Shi Huang Di est aussi un véritable seigneur de guerre qui n’aura de cesse d’imposer son autorité aux peuples des Royaumes Confédérés.
Intronisé dès 13 ans, il pense déjà à la construction du mausolée. Formidable mégalomane, l’article nous raconte les diverses légendes autour du personnage. Il recherche la vie éternelle et pour cela il envoie le nécromancien Xu Fu et nombre d’hommes et de femmes à la recherche de l’élixir de vie.

« According to historical records, Emperor Qinshihuang spared neither labor nor money to construct his huge Epang Palace. Because he wanted a long life in this ornate palace, he sent the necromancer Xu Fu to lead several thousand boys and girls to look for elixir vitae in the sea. A couple of years later they returned empty-handed and lied to the emperor: « There is a huge fish in the sea so our ships can’t reach Penglai Hill. » »

(China.org)

Les sources de ces histoires se trouvent dans les écrits historiques où nous apprenons que certains partis en mers ne revinrent jamais. La légende dit qu’ils seraient parti au Japon et qu’ils auraient préféré ne jamais revenir.
Après le récit de Xu Fu, Qin Shi Huang décide d’attraper ce poisson et il est dit qu’il a effectivement tué un énorme poisson dans la mer de Fushan County dans la province de Shandong.

Avant 1974, nous connaissions Qin Shi Huang surtout pour sa politique d’aménagement des routes, la centralisation économique et politique du pays et surtout pour la fortification et l’unification des multiples murailles des Royaumes du Nord et de l’Ouest pour faire face aux invasions barbares.
Mais après la découverte de son mausolée, construit à cinq kilomètres à l’est du comté de Lintong à 35 kilomètres de la ville de Xi’an, dans la province du Shaanxi, il prit encore une nouvelle dimension dans l’imaginaire collectif. Tyran, despote, son règne dura plus de 36 ans mais sa dynastie prit fin deux ans après sa mort.

L’article fait ensuite une description du mausolée en s’appuyant sur les textes historiques et les rapports des fouilles archéologiques.
Nous consacrons un article sur le sujet.

The First Emperor
The Man Who Made China

Pour terminer, un film proposé par la chaîne Discovery Channel, hébergée par Youtube depuis juillet 2011 mise en ligne par nameless527.

Pendant 1h42, l’histoire de notre Empereur est contée. Le documentaire fiction se présente sous forme d’un enquête accompagnée de reconstitutions filmographiques.
Les archéologues parlent des difficultés des fouilles et les chercheurs reviennent sur l’épineux problème de la conservation des couleurs en particulier.
Le documentaire s’attarde évidemment sur le mystère qui entoure le tombeau, car il ne faut pas oublier que seules les fosses qui se trouvent à plusieurs centaines de mètres de ce dernier ont aujourd’hui été fouillées. La tombe a proprement parler reste enfouie sous plusieurs dizaines de mètres de sédiments.

Pour pouvoir être vues par le plus grand nombre, les reconstitutions ont été tournées en anglais, donc le grand Qin Shi Huang nous parle dans la langue de Shakespeare avec un accent pour le moins intéressant … L’acteur parait manquer de charisme, son premier ministre semblerait en avoir un peu plus.

Cette docu-fiction s’inscrit dans une nouvelle conception du film archéologique où l’on met en scène plus que l’on explique, les avancées dans l’histoire et les recherches.
Dommage, mais cela reste un très bon divertissement.

Nous tenions à montrer la catégorie « À propos » du site français de cette chaîne qui est révélateur de la manière dont la Discovery Channel traite ses sujets à coups de spectaculaire et d’effets grandiloquents.

« Discovery Channel est une chaîne dédiée aux passions des hommes : moteur, ingénierie, technologie, sciences, espace, vie sauvage, survie en milieu hostile…
Ses programmes relatent des histoires vraies qui font partager aux hommes des expériences
passionantes et les incite à passer à l’action pour vivre une vie plus enrichissante. 
»

(Discovery Channel - à propos) 

Oui, vous l’avez vu, une petite faute qui, hélas, nuit à la crédibilité de la chaîne que vous avez peut-être grâce à Canalsat sur le canal 64 !

Qin Shi Huangdi
The Man that Unified China

Le Blog « iloook China : Looking at China from an outsider’s point-of-view » consacre une catégorie entière à notre Empereur.
Il propose un long article intitulé « Qin Shi Huangdi – The Man that Unified China » ponctué d’autres petits documentaires d’une dizaine de minutes comme « China’s Warrior King » de la chaine National Geographic. Mais aussi des paragraphes sur Qin, illustrés par des photos du mausolée et de la grande muraille entre autres.

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