Archives de Tag: argile

« Regardez ! Mon beau soldat »

Histoire d’expérimentation


Voici quatre vidéos intitulées « Mes soldats de l’éternité » nous montrant le travail d’un artisan sculpteur.

Benoît se fabrique un soldat en terre cuite à la façon des statues du tombeau de Qin Shi Huang. Il filme toute la chaîne opératoire, de l’extraction de l’argile jusqu’au séchage du soldat. Il poste le tout sur Youtube sous le pseudonyme « xianfactory », le 18 octobre 2011 pour les trois premiers épisodes et le 29 février 2012 pour la dernière vidéo qui est plus récente.
Ne manque plus que la peinture, mais ce n’est plus son domaine.

La première vidéo nous montre Benoît en pleine fabrication de la tête du soldat.

« Mes soldats de l’éternité épisode 1 »

Durant la seconde vidéo, Benoît crée le buste du soldat qu’il met en scène avec la tête de manière solennelle, tentant de recréer l’ambiance qui règne dans le mausolée de l’Empereur.

« Mes soldats de l’éternité épisode 2 »

La troisième vidéo est la fabrication des mains du soldat. Elles sont jointes, la droite étant posée à plat sur la gauche qui est aussi ouverte.

« Mes soldats de l’éternité épisode 3 »

Enfin, la quatrième et dernière vidéo durant laquelle Benoît fabrique un autre buste de soldat.

« Mes soldats de l’éternité épisode 4 partie 1 »

Ces vidéos sont disponibles sur le site amateur de vente en ligne de céramiques et sculptures de Benoît nommé « Soldat de l’éternité : artiste plasticien, Céramique xi-an, Guerrier de l’éternité soldats en terre cuite, sculpture terre cuite ».

On ne peut pas vraiment parler d’expérimentation archéologique car il faudrait pour cela suivre un protocole strict, ce sont juste des reproductions « à la manière de » des soldats en terre cuite du mausolée de Qin Shi Huang à Xian en Chine.


Le pollen révèle l’origine des soldats en terre cuite

La palynologie à Xi’an

espèce inconnu

La mise au jour en 1974 dans la région de Xi’an de l’armée enterrée de Qin Shi Huang s’est avérée être une découverte majeure de l’archéologie chinoise.
Mais déterrer ces statues de terre cuite ne suffit pas à satisfaire la curiosité des archéologues.
Depuis longtemps, l’une de leur principale question est de savoir d’où vient la glaise utilisée pour façonner ces statues et où se trouvent les fours ayant servi à cuire les soldats terracotta de l’Empereur.
Aucun four n’a encore été retrouvé alors que l’on compte plus de 8000 guerriers et aussi des chevaux, des oiseaux, des musiciens, des acrobates, des chars …

« One way to study such problems is to figure out the origin of the soil that was used to make the terracotta »

(Hu Yaqin de l'Institut Botanique de l'académie Chinoise de sciences à Beijing)

Une étude anglaise fut réalisée en 2007 par Arlène Rosen de l’Institut d’archéologie de University College London.
Intitulée « Pollens reveal origins of terracotta army », le texte est publié en mars de la même année par Jane Qin sur le site Royal Society of Chemistry Advancing : Advancing the Chemical Science.

Son travail parle des pollens retrouvés dans les poteries, qui ont permis de déterminer l’origine de l’argile utilisée pour la fabrication de certaines statues. Il a été révélé par exemple, que les chevaux étaient façonnés avec de l’argile locale, tandis que les soldats étaient fabriqués à partir d’une autre argile plus lointaine.

« The team recovered and identified 32 types of pollens. The pollen spectrum of terracotta horses, mostly from trees, is similar to that of the soil samples from the pit. By contrast, the pollens detected in terracotta warriors are mainly herbaceous.
The researchers suggest that the horses were made locally near the pits of the emperor’s mausoleum, whereas the soldiers were produced elsewhere. »

(Jane Qiu pour sciencedirect.com)

Point de départ encourageant pour les chercheurs, il faut souligner la nécessité d’élargir le nombre de prélèvements à tout le complexe pour de meilleurs résultats.

Pour en savoir encore plus, il existe une autre étude nommée « What can pollen grains from the Terracotta Army tell us? » effectuée par d’autres chercheurs et publiée en juillet 2007 dans le Journal of Archaeological Science vol.34 (pages 1153-1157) que vous pouvez acheter sur leur site.