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L’École du Louvre victime du farm-content

Attention ! Ce qui va suivre est une virulente critique du faux site
« École du Louvre – site iconographique ».

Ce site met à disposition une iconothèque en ligne afin d’aider les étudiants en histoire de l’art. Il propose entre autres des cartes géographiques, des plans et des photographies légendées de grands sites archéologiques et œuvres de la Chine et du Japon du Néolithique jusqu’à l’époque Nara.

Si vous retournez sur la page d’accueil de l’iconothèque, vous y trouverez cinq thèmes développés :
Art Paléochrétien, Art Byzantin, Art Copte, Archéologie de l’Inde, et pour finir celui déjà cité Archéologie de la Chine.

Le contenu est en soi très intéressant, c’est une très bonne source numérique pour toute personne ayant besoin d’illustrations pour des travaux de recherche. Mais pour le reste nous ne serons pas tendre, car c’est bien trop scandaleux pour prendre des pincettes.

La morphologie du site est effroyable, on atteint le niveau zéro du webmastering !
Ce n’est qu’une liste de liens bleutés, cela signifie qu’ils sont reliés à une URL et qu’il vous faut donc cliquer dessus pour voir la photographie par exemple. Apparemment les concepteurs du site ne connaissent pas les « puces » de numérotation ! C’est esthétiquement pitoyable. Mais ce n’est pas le pire, loin de là !

Après avoir dépassé le choc du design inexistant, vous devez faire front à une attaque caractérisée de milliards de spots publicitaires ! C’est une véritable agression visuelle, vous ne voyez même plus le texte, vous devez fermer tout un tas de pop-up, et le frétillement des panneaux publicitaires vous donneront à coup sûr un sacré mal de crâne pour les plus chanceux et une crise d’épilepsie pour les autres !
C’est donc avec une bonne dose de courage qu’il vous faudra affronter les affres de ce site !

Le plus drôle dans l’histoire est qu’à la fin des cinq thèmes proposés, il y a le petit signe ∏ qui nous redirige vers la page de présentation, rien que ça !

Ce qui est très étrange, c’est de voir le gouffre qui sépare ce site des sites officiels de l’École et du Musée du Louvre, sur lesquels une grande place est faite à la navigation et au design.
Or nous n’imaginons pas un instant le Musée du Louvre capable de laisser en ligne une telle horreur. Nous en avons conclu que ce site devait être indépendant des deux autres, un site clandestin.
Un signe qui ne trompe pas, nous n’avons pas trouvé de raccourci de cette fameuse iconothèque sur les sites officiels. À l’évidence, celui-ci se contente d’usurper le nom du célèbre musée afin d’attirer les internautes sur son site.
Nous ne pouvons que déplorer l’existence d’un tel site qui dessert grandement le Louvre, lui infligeant une très mauvaise publicité.
Vous pouvez cliquer sur lesdits sites pour vous faire une petite idée du décalage.

Le webmestre de ce site clandestin qui se prétend apparenté au Louvre a fait de très mauvais choix. Il est clair, en connaissant les pages officielles du Louvre, que celle présentée ici n’est qu’une aberration ayant emprunté le nom, les images et jusqu’aux logos du Musée pour sa propre publicité. Ne vous laissez pas avoir !
Finalement la faute revient à Multimania qui héberge ce site. Le fermer semble tout à fait légitime, car l’usurpation est flagrante. Cela ouvre le débat sur le recours possible lorsqu’on est victime d’une de ces malversations. Autant il parraît très compliqué pour la police de retrouver un voleur d’identité, autant la suppression d’un site comme celui-ci ne demande que quelques réglages à Multimania.

Nous vous conseillons plutôt un autre site amateur que nous avons déjà mentionné dans l’un de nos articles, le site Insécula qui est bien plus agréable à utiliser pour les internautes que nous sommes et qui, lui, au moins, semble officiel !


Les soldats de Qin en visite au Canada

Une exposition itinérante en terre cuite


A Toronto

Le 2 février 2010, Vincent Muller écrit « L’armée impériale chinoise débarque à Toronto » pour le site internet de l’Express magazine, l’hebdomadaire des francophones du grand Toronto. Cet article annonce l’exposition des guerriers de terre cuite du mausolée de l’Empereur Qin Shi Huang au Royal Ontario Museum (ROM) de Toronto. Cet événement serait le premier d’une série dans le cadre d’une exposition itinérante à travers le Canada.
En effet, le ROM et le musée des Beaux Arts de Montréal entamèrent des démarches auprès des autorités chinoises quasiment en même temps. Joignant leurs forces, les deux maisons parvinrent au bout de six ans de démarches à organiser une exposition d’ampleur.

« En tout, ce seront 120 ensembles d’objets, soit plus de 250 artefacts datant du premier millénaire avant J.-C., dont 18 sculptures en terre cuite grandeur nature, que le public canadien pourra découvrir. Les sculptures représentent du personnel militaire et civil très varié: des généraux, des soldats cuirassés, des officiers de grade inférieur, des archers, un acrobate, un cavalier, un conducteur de char ainsi que deux chevaux. »

(Vincent Muller pour l'Express Magazine)

Dans le communiqué de presse du ROM du 25 juin 2010, on découvre les dates de l’exposition : du 26 juin 2010 au 2 janvier 2011.
Celle-ci, mise en scène dans le Hall d’exposition Garfield Weston du Cristal Michael Lee-Chin au niveau B2 du Musée contenait un nombre jamais atteint d’objets de très grande valeur. Certains n’avaient même jamais été exposés.

On apprend que deux sponsors majeurs ont livré les fonds nécessaires au ROM. La famille Ho et le groupe financier BMO, une banque canadienne qui figurent tous deux en bas de l’affiche d’exposition. 

250 objets étaient présents, dont 6 soldats, un fonctionnaire civil, un artiste, deux chevaux et deux généraux en terre cuite.

L’exposition se découpait en trois parties. La première concernait la période d’ascension des Qin, la seconde son apogée avec les soldats terracotta et la dernière portait sur la dynastie Han.

Le professeur Chen Shen, conservateur principal depuis 1997, titulaire de la Chaire d’art et d’archéologie de l’Asie orientale au Département des cultures du monde du ROM a préparé à titre de commissaire le contenu de la tournée canadienne et se félicite d’avoir réussi à mener à bien un aussi gros défi.
Le professeur a organisé un cycle de conférence autour des soldats.

« La conception même d’une tournée nationale est nouvelle et sa présentation est contextuellement différente des expositions internationales précédentes. Le nombre de guerriers grandeur nature et l’ampleur de l’exposition en font la plus grande présentation, en Amérique du Nord, de l’armée du Premier Empereur. Un grand nombre des pièces montrées dans le cadre de cette tournée n’ont jamais quitté la Chine. En réalité, certaines n’ont encore jamais été exposées dans des musées chinois. C’est un grand triomphe pour le ROM et pour nos partenaires canadiens. »

(Chen Shen pour le ROM)

À Montréal


Une nouvelle exposition pour une nouvelle ville 

Après Toronto, on a pu voir au Musée des Beaux Arts de Montréal du 26 février au 11 juin 2011 l’exposition « L’Empereur guerrier de Chine et son armée de terre cuite ».
Le site du musée décrit le parcours de cette fabuleuse reconstitution historique et archéologique.

Tout comme au ROM, elle se divise en trois parties.
La première propose un bref aperçu de l’histoire de Chine du IXème siècle avant notre ère jusqu’à l’ascension de Ying Zheng, qui en prenant le pouvoir en 247 avant J.-C devint l’unificateur de l’Empire du milieu. Il se fera appeler Qin Shi Huang Di qui signifie littéralement « le premier auguste souverain ». Sont exposées de récentes découvertes et les premiers soldats déterrés, ainsi qu’une somptueuse peinture murale retrouvée dans le palais de l’Empereur.
La deuxième partie porte sur la vie de Qin et sur son monumental héritage.
La dernière partie revient sur les troubles politiques et la montée de la dynastie des Han au pouvoir.

Des informations complémentaires sont disponibles dans la revue de presse du MBAM daté du 6 décembre 2010 au 7 janvier 2011 et disponible au format pdf.

Dans cette vidéo de 2 minutes publié par « montreal157 » en février 2011 sur Youtube est présentée l’exposition au MBAM. De courts extraits des conférences de Nathalie Bondil et de Laura Vigo, toutes deux en charge de la scénographie, sont montrés, entrecoupés par une déambulation dans les salles d’exposition.
Cette vidéo est réalisée par Jacqueline Mallette de ServicesMontreal.com.

Le célèbre sinologue Charles Leblanc, professeur émérite du département de philosophie de l’Université de Montréal et du Centre d’études de l’Asie de l’Est a fait le déplacement. Cette information est disponible sur le site de l’université de Montréal dans la rubrique du CERIUM.

Grand spécialiste de la Chine, il a à plusieurs reprises entrepris le voyage jusqu’au tombeau. Il s’exprime dans le journal de l’université de Montréal et raconte l’histoire de cet Empereur, ce qu’il a apporté à la Chine dans un article proposé par Marie Lambert-Chan.
L’exposition est un succès à ses yeux.

« Je cours ce genre d’exposition d’objets chinois et je dois avouer que, jusqu’à présent, c’est la plus belle que j’ai vue. »

(Charles Leblanc pour le journal de l'Université de Montréal)


Un colloque pour L’Empereur Qin au Musée des Beaux-Art de Montréal

Le 25 février 2011 le Musée des Beaux-art de Montréal organisait un colloque autour de son exposition phare « L’empereur guerrier de Chine et son armée de terre cuite ». Le compte rendu en format pdf vous est proposé par le MBAM.

Cette journée réunit des chercheurs, historiens et archéologues des universités McGill, Columbia University, Université de Montréal et bien d’autres derrière le thème « Nouvelles perspectives archéologiques sur la dynastie des Qin ».

Il y a une volonté de la part des chercheurs de réinterpréter l’héritage monumental laissé par la dynastie Qin du III ème millénaire avant notre ère.

« [Le but est]de fournir un nouvel éclairage sur l’histoire et la société chinoises, en explorant le contexte et les diverses interprétations de la culture matérielle, de même que l’importance de ces informations pour l’art et l’archéologie. Les répercussions sur le plan social, les valeurs, les aspects politiques et archéologiques de la civilisation de Qin seront abordés dans un contexte élargi. »


(Colloque « Nouvelles perspectives archéologiques sur la dynastie des Qin » au MBAM)