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Le mausolée de l’Empereur Qin Shi Huang, entre mythe et réalité

Sous le règne de l’Empereur Qin Shi Huang, la Chine connut sa période la plus puissante.
L’empereur Qin jouissait de la vie sans aucun scrupule.

La construction de son mausolée dura 39 ans et 720 000 ouvriers durent y participer.
L’Empereur Qin Shi Huang se comportait comme un despote, il voyait les choses en grand. Cela explique probablement les dimensions monumentales de son mausolée dont voici l’article wikipédia intitulé « 
Mausolée de l’Empereur Qin » à prendre avec précautions.

Le tombeau de Qin Shi Huang serait l’un des plus ancien tumulus identifié en Chine.
Sa forme indique qu’il y a eu un travail de recherche et d’esthétisme.
Dès le début de son règne, il est obsédé par l’immortalité. C’est à l’âge de 26 ans que l’Empereur Qin débuta la construction de son tombeau. Il s’occupa dès lors des plans et envoya un grand nombre d’ouvriers sur ce gigantesque chantier.

Tout autour du mausolée, les archéologues ont retrouvé des guerriers et des chevaux en terre cuite.
À l’intérieur, dans la partie où devrait se trouver le cercueil de l’Empereur Qin Shi Huang, la fouille est interdite par les autorités chinoises. Selon les archéologues, plusieurs chambres funéraires seraient reliées au tombeau central de l’Empereur.


Le tumulus.


Le tombeau de Qin Shi Huang est décrit comme une montagne funéraire par Victor Segalen, un médecin, romancier, poète, ethnographe et archéologue français, dans son ouvrage intitulé « Tombeau de Che-houang-ti. Mission archéologique en Chine. Les tumulus impériaux de la vallée de la Wei » daté de 1923 – 1924, que l’on retrouve sur wikisource.

« Il n’y a pas de kiosque ni de stèle, mais il n’en est point besoin. Car, lorsqu’on découvre la montagne funéraire, on voit soudain qu’elle occupe sur le sol la même place souveraine que Che-houang-ti dans les mémoires écrits. Ce tumulus, le plus ancien parmi ceux qui sont identifiés avec certitude et ne semblent pas remaniés, est aussi le plus grand, celui dont la forme indique le plus de recherche et exprime le plus de beauté. »


(Victor Segalen dans « Les tumulus impériaux de la vallée de la Wei »)

Un passage des « Mémoires Historiques », un récit antique sur le mausolée de l’Empereur Qin Shi Huang de Sima Qian (ou Sseu-ma-Ts’ien ;145 – 90 avant notre ère), historien de la dynastie des Han Occidentaux (206 – 24 avant notre ère) traduit par le professeur Chavannes est retranscrit dans le texte de Victor Segalen.

Sima Qian prétend que des objets précieux ont été enfermés dans le tombeau de Qin à sa mort et qu’un système de pièges en protégeait l’entrée, décrivant même le décor du tombeau.
Selon lui, les femmes de l’Empereur qui n’avaient pas donné de fils furent tuées peu de temps après sa mort et enterrées avec lui et les ouvriers et artisans furent enfermés dans le mausolée.

« Dès le début de son règne, Che-houang avait fait creuser et arranger la montagne Li. Puis, quand il eut réuni dans ses mains tout l’Empire, les travailleurs qui y furent envoyés furent au nombre de plus de sept cent mille ; on creusa le sol jusqu’à l’eau; on y coula du bronze et on y amena le sarcophage; des palais, des (bâtiments pour) toutes les administrations, des ustensiles merveilleux, des joyaux et des objets d’art y furent transportés et enfouis et remplirent (la sépulture). Des artisans reçurent l’ordre de fabriquer des arbalètes et des flèches automatiques; si quelqu’un avait voulu faire un trou et s’introduire (dans la tombe), elles lui auraient soudain tiré dessus. On fit avec du mercure les cent cours d’eau, le Kiang, le Ho et la vaste mer ; des machines le faisaient couler et se le transmettaient de l’une à l’autre. En haut étaient tous les signes du ciel, en bas toute la disposition géographique. On fabriqua avec de la graisse de phoque des torches qu’on avait calculées ne pouvoir s’éteindre de longtemps.
Eul-che [son héritier] dit: « Il ne faut pas que celles des femmes de l’Empereur décédé qui n’ont pas eu de fils soient mises en liberté. » Il ordonna que toutes le suivissent dans la mort; ceux qui furent mis à mort furent très nombreux. Quand le cercueil eut été descendu, quelqu’un dit que les ouvriers et les artisans qui avaient fabriqué les machines et caché les trésors savaient tout ce qui en était, et que la grande valeur de ce qui était enfoui serait donc divulguée ; quand les funérailles furent terminées et qu’on eut dissimulé et bouché la voie centrale qui menait à la sépulture, on fit tomber la porte à l’entrée extérieure de cette voie, et on enferma tous ceux qui avaient été employés comme ouvriers ou artisans à cacher (les trésors) ; ils ne purent pas ressortir. On planta des herbes et des plantes pour que (la tombe) eût l’aspect d’une montagne.
 »


(Sima Qian dans « Mémoires Historiques »)

On peut trouver un autre extrait de Sima Qian dans « Les vestiges d’un ancien Empire », un article de la revue en ligne « La Chine » écrit par Lu Xi sur les vestiges de l’ancien Empire.

Une série de neuf questions sur le mausolée de l’Empereur Qin Shi Huang est posée dans l’article « Nine major enigmas of Qin Shihuang Mausoleum » daté du 11 juillet 2005 sur le site internet People’s Daily Online.

Quelle est la structure du palais souterrain? Combien de trésors rares et précieux sont cachés sous terre ? Y a-t-il un système anti-vol à l’intérieur du palais? À quelle profondeur a été creusé le palais souterrain ? Est-ce que le cercueil est en cuivre ou en pierre ? Est-ce que le squelette de l’Empereur est bien conservé?

Chaque énigme correspond à un paragraphe en anglais dont le contenu résume les dernières avancées des scientifiques sur un domaine précis.

On y apprend que le mausolée dans son ensemble fait 41.600 m² et que selon les sondages électromagnétiques, le palais souterrain se trouverait à 26 m environs sous terre ! Il prendrait la forme d’une grotte verticale et l’accès au tombeau serait fermé par trois portes successives et protégé par un dispositif de flèches automatiques. Mais il est impossible d’en savoir plus sans pénétrer à l’intérieur du bâtiment. Or les fouilles du tumulus sont strictement interdites.

Lors des fouilles archéologiques, un sondage a révélé qu’il y avait une grande quantité de mercure sur une superficie de 12.000 m² dans le mausolée.

La description des « Mémoires historiques » serait donc avérée pour ce qui concerne la présence de cuivre.

En juillet 2007, un article du site French Xinhuanet titre « Un bâtiment mystérieux découvert dans le tombeau du premier Empereur chinois ».

Grâce à la télédétection, les archéologues auraient pu confirmer l’existence d’un édifice de 30 m de haut enterré dans le tombeau de Qin Shi Huang. Pour les chercheurs, il est difficile d’avoir une image complète du bâtiment qui se trouve à l’intérieur du tumulus car la fouille du tombeau même reste interdite.

« Ce bâtiment, enterré à 51 mètres de profondeur dans un espace en forme pyramide au-dessus de la principale construction souterraine, est entouré de quatre murs semblables à des escaliers, chaque mur ayant neuf marches.
Il est difficile pour les chercheurs d’avoir une image complète de l’édifice, qui se trouve sous terre.
Il pourrait avoir été construit pour laisser sortir l’âme de l’empereur.
 »


(Duan Qingbo, chercheur de l'Institut de l'Archéologie du Shaanxi)

L’armée de terre cuite.


Autour du mausolée on été retrouvés de nombreux vestiges et des fosses contenant des soldats et des chevaux en terre cuite. Or les sources historiques ne mentionnent pas la présence des ces statues.

Les archéologues émirent de nombreuses hypothèses.
Par exemple, certains affirmèrent que, puisqu’il n’y a pas mention de l’armée en terre cuite dans les textes historiques, il est possible que les chevaux et guerriers terracotta fussent ajoutés après l’ensevelissement de l’Empereur Qin.

Pour déterminer la véracité de cette hypothèse, les sculptures en terre cuite doivent être datées par une datation absolue.
Il est possible que les historiens voulussent garder cela secret ou bien au contraire qu’ils n’avaient pas assez d’informations sur la composition du mausolée, car sa construction était un haut secret d’État et les gens qui y travaillaient furent ensevelis vivants à l’intérieur de ses murs.

De source historique, on sait que l’empereur Qin Shi Huang habitait dans le palais de Xianyang, capitale du royaume des Qin protégée par une grande armée divisée en trois parties :

 – Le gros des troupes de la garde impériale s’occupait de la sécurité du palais et de l’Empereur, particulièrement lors de ses déplacements.

 – Une partie de la garde impériale protégeait l’extérieur du palais, montant la garde autour du bâtiment impérial et des résidences des hauts Mandarins vivant dans la cité.

 – L’armée en garnison à l’intérieur de la cité Xianyang protégeait la capitale et participait aux combats en cas de guerre.

Un article du journal web du Global Times revient sur un débat de longue date autour de l’armée terracotta du mausolée de l’Empereur Qin Shi Huangdi.

Daté du 11 août 2009, l’article titre « Terracotta Warriors not Emperor Qin’s? ». L’auteur Wang Chunhong y retrace la polémique autour du commanditaire du mausolée en commençant par citer le livre « TheTruth of Terracotta Warriors » de Chen Jingyuan, un historien et architecte chinois.

Selon ce dernier, les donnés stylistiques des soldats et des chars indiquent une construction du mausolée antérieure à l’Empereur Qin. Ce serait en fait sa riche aïeule l’Impératrice Xuan, appellée aussi Impératrice douairière Cixi de l’Antiquité, qui serait à l’origine de cette commande.

« The hairstyle, the ancient Chinese characters found on some unearthed warriors and other evidence indicate the owner of the warriors was Empress Xuan. […] The hairstyle of the warrior’s is the same as the Chu minority, the ethnicity of the Empress. If Emperor Qin had designed the army, they would be dressed in Han style. […] The warriors were painted in many different colors, which is in stark contrast to the black-clothed soldiers of the Qin Dynasty. »


(Chen Jingyuan pour le Global Times)

Après avoir expliqué le point de vue de Chen Jingyuan, l’article du Global Times donne la parole à l’autre camp, représenté par Liu Zhancheng, le chef de l’équipe archéologique et professeur à l’École Normale Supérieure du Shaanxi.

« In the Qin Dynasty, black was a superior color. The Qin people wore black during grand occasions, such as sacrificial ceremonies, but there was no need for people to wear black all the time. »


(Liu Zhancheng pour le Global Times)

En 2003, des recherches sur un ancien four à briques et tuiles situé à 50 m du mausolée furent effectuées. Une fosse contenant les ossements de vingt-et-une personnes différentes fut découverte. Les études ADN des ossements révélèrent que l’un des individus avait les traits génétiques des Eurasiens de l’ouest. Les scientifiques conclurent qu’il y avait des échanges fréquents entre les asiatiques de l’est et les Eurasiens de l’ouest bien avant la route de la Soie qui fleurit sous la dynastie des Han (220 – 206 avant notre ère).

On peut dès lors supposer qu’il y aurait des représentations d’étrangers parmi les soldats en terre cuite mais qu’elles n’ont pas encore été découvertes.

Or certains guerriers en terre cuite arborent des visages verts alors que la majorité des guerriers ont des visages clairs. Certains prétendent que ce serait un mauvais tour joué par les artisans de l’époque, pour d’autres cela représenterait peut-être des étrangers. Sur certains guerriers en terre cuite, on a retrouvé les restes de motifs polychromes indiquant qu’ils étaient probablement tous colorés à l’origine.
Pour l’instant, les fouilles n’ont donné aucune réponse à cette hypothèse.

Un passage du mémoire de Hélène de Ribeaupierre paru en 2007 s’intéresse aux fonctions de l’armée en terre cuite, évoquant les hypothèses des chercheurs.

L’un de ces théories est issue d’un ouvrage intitulé « L’armée éternelle : Les soldats du premier Empereur de Chine » édité par National Geografic en 2005, écrit par Ciarla, Roberto. Lanciotti, Lionello et d’autres.

« Les spécialistes de géomancie jugèrent le site tout à fait propice. Protégé au sud par le pouvoir de la terre, le Lishan, et au nord par celui des eaux, la rivière Wei, il est traversé par l’axe nord-sud autour duquel se déploie le mausolée et qui relie le mont Li au sud et les temples de la vieille capitale Yueyang, au nord. A l’ouest, la puissance des montagnes, la chaîne des Qinling, et celle des ancêtres vénérés dans les temples ancestraux auxquels la sépulture est reliée par une allée de 50 kilomètres veillant sur le repos éternel de l’Empereur. À l’est, en revanche, les cols qui accédaient à la grande plaine centrale, aux pays que Qin avait soumis et aux terres ennemies ouvraient une brèche dans le dispositif symbolique de protection. L’Armée de terre cuite représente donc, de ce côté-là, l’élément protecteur du souverain »


(Ciarla, Roberto. Lanciotti, Lionello. & al. dans « L'armée éternelle : Les soldats du premier Empereur de Chine »)

Un autre hypothèse voudrait que les figures de terre cuite fussent ensevelies pour remplacer les sacrifices humains.

En effet, même si ces sacrifices furent interdits à partir du règne de l’Empereur Qin Shi Huang, il était coutume durant les dynasties antérieures d’offrir des vies humaines au défunt en plus des objets d’accompagnement dans les sépultures. Plus le défunt avait un rôle important dans la société, plus il avait d’objets et de sacrifices dans sa tombe. Il est donc possible que la pratique du sacrifice humain ait été symboliquement remplacée par les statuettes en terre cuite.

Concluons sur une seconde citation de l’ouvrage « L’armée éternelle : Les soldats du premier Empereur de Chine » présente dans le mémoire de Hélène de Ribeaupierre cité précédemment.

« Sima Qian raconte qu’à la fin de son règne, l’esprit de l’Empereur était affligé par une idée fixe, funeste, vaine et arrogante : il souhaitait se rendre aux îles des Immortels pour se procurer l’élixir de l’immortalité. Une science comme l’archéologie aura probablement des difficultés – en supposant qu’elle en ait l’objectif – à vérifier cette hypothèse. Mais dans le fond, une vérification de ce genre aurait-elle un sens alors que nous avons déjà la réponse sous les yeux ?
Il semble bien que les émissaires du Premier Auguste Empereur se sont rendus sur les îles des Immortels et que les habitants leur ont donné l’élixir, mais à une condition : en échange de l’immortalité, Qin Shi Haungdi devait renoncer à la gloire. L’Empereur a donc choisi.
Quand on fouillera sa tombe, sous un tas de cendres et parmi les trésors carbonisés, on retrouvera un flacon jamais ouvert. Le sourire de l’Empereur flottera alors : juste avant de mourir, il avait compris que la véritable immortalité est celle de vivre dans la mémoire des hommes.
De cette façon, Qin Shi Huangdi est immortel.
»


(Ciarla, Roberto. Lanciotti, Lionello & al. dans « L'armée éternelle : Les soldats du premier Empereur de Chine »)
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La troisième campagne de fouilles de la fosse n°1

Le 13 juin 2009 a débuté la troisième fouille de la fosse n°1 du mausolée de l’Empereur Qin Shi Huang. Cette campagne a été lancée à l’occasion de la 4ème journée du Patrimoine culturel de Chine.

La fosse n°1 du mausolée de l’Empereur Qin Shi Huang est la plus grande de toutes. De forme rectangulaire, elle mesure 230 m de long d’est en ouest pour 62 m de large et 5 m de profondeur en moyenne.
L’espace est structuré par une galerie faisant le tour de la fosse et à l’intérieur de celle-ci, par 9 couloirs parallèles contenant guerriers, chars, chevaux et toute une panoplie d’armes allant des épées aux pointes de flèches en passant par des Tongyi et des arbalètes. Ces armes étaient souvent en bronze ou en étain, elles pouvaient recevoir un traitement de surface à base de chrome, les rendant insensible à la rouille.
On estime à 6000 le nombre de personnages de terre cuite contenus par la fosse n°1.
Une description très sérieuse se trouve sur la page « Mausolée du premier empereur Qin » de l’UNESCO.

L’article « Mausoleum of Emperor Qinshihuang (259 BC- 210 BC) » du site China.org, nous fait part de la portée immense des découvertes faites sur le site pour la connaissance de l’histoire du pays, si grande qu’un musée a été ouvert rapidement près de la fosse n°1 pour accueillir les nombreux touristes.

« Discovery of the terracotta warriors and horses provides very important material for research of the history, politics, military affairs, economy, culture, art and science and technology of the Qin Dynasty. Excavation of Pit 1 has excited the archaeological world, known as « the Eighth Wonder of the World. » To protect, study and exhibit these cultural relics the people’s government has built the Museum of Qin Terracotta Warriors and Horses at the Mausoleum of Emperor Qinshihuang. »

(China.org)

La fosse n°1 avait déjà fait l’objet de deux campagnes de fouille depuis la fin des années 70 :

La première eut lieu entre 1978 et 1984. Un mobilier archéologique de grande importance fut exhumé, dont 1087 statues en terre cuite.

La deuxième fut de courte durée. Elle débuta en 1985 mais fut arrêtée dès l’année suivante faute de techniques et d’équipements appropriés.

En décembre 1987, le site fut inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

La troisième campagne de fouilles de la fosse n°1 avait initialement pour but de retrouver des vestiges d’envergure, mais les archéologues se sont vite aperçus que cette zone ne leur donnerai pas ce qu’ils espéraient, seulement les désormais célèbres soldats en terre cuite.

Le site « Le quotidien du peuple en ligne », qui est l’organe du Comité central du Parti communiste chinois connu aussi sous le nom de « Renmin Ribao » nous propose un article intitulé « Découverte de nouveaux guerriers en terre cuite près de Xi’an » paru en mai 2010 et une page spéciale « 3ème excavation du tombeau de Qinshihuang » avec quelques photos de la fosse n°1 durant les fouilles.

L’article parle de plus de 120 soldats d’argile exhumés, en mauvais état pour la plupart, ainsi que des chevaux de terre cuite, des armes de bronze, des tambours et deux chariots sur lesquels étaient disposés trois mallettes recouvertes de soie.

Sept couches archéologiques ont pu être mises en évidence.
Des traces d’incendie sont visibles sur certaines statues, sur les parois de la fosse et de par la présence de plusieurs tas de matière carbonisée.

Les deux précédentes fouilles étaient destinées à dégager la plus grande étendue possible de vestiges avant l’ouverture du musée. Cette priorité a tant accaparé les archéologues de l’époque que l’avenir des artefacts exhumés resta au deuxième plan et les techniques utilisées alors ont fini par endommager les soldats. De plus, certains d’entre eux furent les victimes d’incendies et d’inondations.
Ces faits dramatiques furent vivement critiqués par les observateurs.

Durant la nouvelle campagne engagée par le musée, les choses ont changé. La priorité fut donnée à la préservation des vestiges. Grâce à une collaboration de vingt ans avec des scientifiques Allemands, les archéologue Chinois ont réussi à mettre en place un protocole permettant de conserver au mieux les statues.

Xu Weihong, la responsable en chef de la troisième fouille de la fosse nº 1 nous explique cela dans « Xu Weihong : « esthéticienne » de l’armée de terre cuite de Xi’an », un article paru en septembre 2009 lui étant consacré sur le site « 60 ans de la Chine nouvelle » en septembre 2009 :

« Quand on exhume des statues colorées, on laisse sur leur surface une faible couche de poussière, que l’on enlève ensuite délicatement à l’aide d’écouvillons de coton, avant d’effectuer les premières opérations de renfort et de préservation contre l’humidité. Il faut parfois plusieurs jours pour traiter les yeux d’une statue. Ensuite, on remplit les formalités nécessaires en fonction de la taille des statues, avant de les envoyer dans le laboratoire où elles seront irradiées de faisceaux électroniques. Désormais, des professionnels sont spécialement chargés de s’occuper de la protection des vestiges culturels. ».

(Xu Weihong)

D’après le quotidien en ligne « La Chine » dans un article de juillet 2009 consacré à notre sujet intitulé « La troisième fouille des guerriers et chevaux en terre cuite », plusieurs découvertes surprenantes ont été faites courant 2009.

D’abord deux chars tirés chacun par 4 chevaux furent dégagés dans le couloir G9. Leur particularité est d’être collés l’un à l’autre, tandis que dans les cas précédents les quadriges étaient toujours séparés par une rangée de soldats.

Ensuite, des traces de polychromie brune et rouge seraient apparues durant le dégagement de deux guerriers en G9/G10 et rouge et verte sur un mystérieux anneau de bois de 60 cm de diamètre très bien conservé.