Archives de Tag: Histoire de la Chine

Le mausolée de l’Empereur Qin Shi Huang, entre mythe et réalité

Sous le règne de l’Empereur Qin Shi Huang, la Chine connut sa période la plus puissante.
L’empereur Qin jouissait de la vie sans aucun scrupule.

La construction de son mausolée dura 39 ans et 720 000 ouvriers durent y participer.
L’Empereur Qin Shi Huang se comportait comme un despote, il voyait les choses en grand. Cela explique probablement les dimensions monumentales de son mausolée dont voici l’article wikipédia intitulé « 
Mausolée de l’Empereur Qin » à prendre avec précautions.

Le tombeau de Qin Shi Huang serait l’un des plus ancien tumulus identifié en Chine.
Sa forme indique qu’il y a eu un travail de recherche et d’esthétisme.
Dès le début de son règne, il est obsédé par l’immortalité. C’est à l’âge de 26 ans que l’Empereur Qin débuta la construction de son tombeau. Il s’occupa dès lors des plans et envoya un grand nombre d’ouvriers sur ce gigantesque chantier.

Tout autour du mausolée, les archéologues ont retrouvé des guerriers et des chevaux en terre cuite.
À l’intérieur, dans la partie où devrait se trouver le cercueil de l’Empereur Qin Shi Huang, la fouille est interdite par les autorités chinoises. Selon les archéologues, plusieurs chambres funéraires seraient reliées au tombeau central de l’Empereur.


Le tumulus.


Le tombeau de Qin Shi Huang est décrit comme une montagne funéraire par Victor Segalen, un médecin, romancier, poète, ethnographe et archéologue français, dans son ouvrage intitulé « Tombeau de Che-houang-ti. Mission archéologique en Chine. Les tumulus impériaux de la vallée de la Wei » daté de 1923 – 1924, que l’on retrouve sur wikisource.

« Il n’y a pas de kiosque ni de stèle, mais il n’en est point besoin. Car, lorsqu’on découvre la montagne funéraire, on voit soudain qu’elle occupe sur le sol la même place souveraine que Che-houang-ti dans les mémoires écrits. Ce tumulus, le plus ancien parmi ceux qui sont identifiés avec certitude et ne semblent pas remaniés, est aussi le plus grand, celui dont la forme indique le plus de recherche et exprime le plus de beauté. »


(Victor Segalen dans « Les tumulus impériaux de la vallée de la Wei »)

Un passage des « Mémoires Historiques », un récit antique sur le mausolée de l’Empereur Qin Shi Huang de Sima Qian (ou Sseu-ma-Ts’ien ;145 – 90 avant notre ère), historien de la dynastie des Han Occidentaux (206 – 24 avant notre ère) traduit par le professeur Chavannes est retranscrit dans le texte de Victor Segalen.

Sima Qian prétend que des objets précieux ont été enfermés dans le tombeau de Qin à sa mort et qu’un système de pièges en protégeait l’entrée, décrivant même le décor du tombeau.
Selon lui, les femmes de l’Empereur qui n’avaient pas donné de fils furent tuées peu de temps après sa mort et enterrées avec lui et les ouvriers et artisans furent enfermés dans le mausolée.

« Dès le début de son règne, Che-houang avait fait creuser et arranger la montagne Li. Puis, quand il eut réuni dans ses mains tout l’Empire, les travailleurs qui y furent envoyés furent au nombre de plus de sept cent mille ; on creusa le sol jusqu’à l’eau; on y coula du bronze et on y amena le sarcophage; des palais, des (bâtiments pour) toutes les administrations, des ustensiles merveilleux, des joyaux et des objets d’art y furent transportés et enfouis et remplirent (la sépulture). Des artisans reçurent l’ordre de fabriquer des arbalètes et des flèches automatiques; si quelqu’un avait voulu faire un trou et s’introduire (dans la tombe), elles lui auraient soudain tiré dessus. On fit avec du mercure les cent cours d’eau, le Kiang, le Ho et la vaste mer ; des machines le faisaient couler et se le transmettaient de l’une à l’autre. En haut étaient tous les signes du ciel, en bas toute la disposition géographique. On fabriqua avec de la graisse de phoque des torches qu’on avait calculées ne pouvoir s’éteindre de longtemps.
Eul-che [son héritier] dit: « Il ne faut pas que celles des femmes de l’Empereur décédé qui n’ont pas eu de fils soient mises en liberté. » Il ordonna que toutes le suivissent dans la mort; ceux qui furent mis à mort furent très nombreux. Quand le cercueil eut été descendu, quelqu’un dit que les ouvriers et les artisans qui avaient fabriqué les machines et caché les trésors savaient tout ce qui en était, et que la grande valeur de ce qui était enfoui serait donc divulguée ; quand les funérailles furent terminées et qu’on eut dissimulé et bouché la voie centrale qui menait à la sépulture, on fit tomber la porte à l’entrée extérieure de cette voie, et on enferma tous ceux qui avaient été employés comme ouvriers ou artisans à cacher (les trésors) ; ils ne purent pas ressortir. On planta des herbes et des plantes pour que (la tombe) eût l’aspect d’une montagne.
 »


(Sima Qian dans « Mémoires Historiques »)

On peut trouver un autre extrait de Sima Qian dans « Les vestiges d’un ancien Empire », un article de la revue en ligne « La Chine » écrit par Lu Xi sur les vestiges de l’ancien Empire.

Une série de neuf questions sur le mausolée de l’Empereur Qin Shi Huang est posée dans l’article « Nine major enigmas of Qin Shihuang Mausoleum » daté du 11 juillet 2005 sur le site internet People’s Daily Online.

Quelle est la structure du palais souterrain? Combien de trésors rares et précieux sont cachés sous terre ? Y a-t-il un système anti-vol à l’intérieur du palais? À quelle profondeur a été creusé le palais souterrain ? Est-ce que le cercueil est en cuivre ou en pierre ? Est-ce que le squelette de l’Empereur est bien conservé?

Chaque énigme correspond à un paragraphe en anglais dont le contenu résume les dernières avancées des scientifiques sur un domaine précis.

On y apprend que le mausolée dans son ensemble fait 41.600 m² et que selon les sondages électromagnétiques, le palais souterrain se trouverait à 26 m environs sous terre ! Il prendrait la forme d’une grotte verticale et l’accès au tombeau serait fermé par trois portes successives et protégé par un dispositif de flèches automatiques. Mais il est impossible d’en savoir plus sans pénétrer à l’intérieur du bâtiment. Or les fouilles du tumulus sont strictement interdites.

Lors des fouilles archéologiques, un sondage a révélé qu’il y avait une grande quantité de mercure sur une superficie de 12.000 m² dans le mausolée.

La description des « Mémoires historiques » serait donc avérée pour ce qui concerne la présence de cuivre.

En juillet 2007, un article du site French Xinhuanet titre « Un bâtiment mystérieux découvert dans le tombeau du premier Empereur chinois ».

Grâce à la télédétection, les archéologues auraient pu confirmer l’existence d’un édifice de 30 m de haut enterré dans le tombeau de Qin Shi Huang. Pour les chercheurs, il est difficile d’avoir une image complète du bâtiment qui se trouve à l’intérieur du tumulus car la fouille du tombeau même reste interdite.

« Ce bâtiment, enterré à 51 mètres de profondeur dans un espace en forme pyramide au-dessus de la principale construction souterraine, est entouré de quatre murs semblables à des escaliers, chaque mur ayant neuf marches.
Il est difficile pour les chercheurs d’avoir une image complète de l’édifice, qui se trouve sous terre.
Il pourrait avoir été construit pour laisser sortir l’âme de l’empereur.
 »


(Duan Qingbo, chercheur de l'Institut de l'Archéologie du Shaanxi)

L’armée de terre cuite.


Autour du mausolée on été retrouvés de nombreux vestiges et des fosses contenant des soldats et des chevaux en terre cuite. Or les sources historiques ne mentionnent pas la présence des ces statues.

Les archéologues émirent de nombreuses hypothèses.
Par exemple, certains affirmèrent que, puisqu’il n’y a pas mention de l’armée en terre cuite dans les textes historiques, il est possible que les chevaux et guerriers terracotta fussent ajoutés après l’ensevelissement de l’Empereur Qin.

Pour déterminer la véracité de cette hypothèse, les sculptures en terre cuite doivent être datées par une datation absolue.
Il est possible que les historiens voulussent garder cela secret ou bien au contraire qu’ils n’avaient pas assez d’informations sur la composition du mausolée, car sa construction était un haut secret d’État et les gens qui y travaillaient furent ensevelis vivants à l’intérieur de ses murs.

De source historique, on sait que l’empereur Qin Shi Huang habitait dans le palais de Xianyang, capitale du royaume des Qin protégée par une grande armée divisée en trois parties :

 – Le gros des troupes de la garde impériale s’occupait de la sécurité du palais et de l’Empereur, particulièrement lors de ses déplacements.

 – Une partie de la garde impériale protégeait l’extérieur du palais, montant la garde autour du bâtiment impérial et des résidences des hauts Mandarins vivant dans la cité.

 – L’armée en garnison à l’intérieur de la cité Xianyang protégeait la capitale et participait aux combats en cas de guerre.

Un article du journal web du Global Times revient sur un débat de longue date autour de l’armée terracotta du mausolée de l’Empereur Qin Shi Huangdi.

Daté du 11 août 2009, l’article titre « Terracotta Warriors not Emperor Qin’s? ». L’auteur Wang Chunhong y retrace la polémique autour du commanditaire du mausolée en commençant par citer le livre « TheTruth of Terracotta Warriors » de Chen Jingyuan, un historien et architecte chinois.

Selon ce dernier, les donnés stylistiques des soldats et des chars indiquent une construction du mausolée antérieure à l’Empereur Qin. Ce serait en fait sa riche aïeule l’Impératrice Xuan, appellée aussi Impératrice douairière Cixi de l’Antiquité, qui serait à l’origine de cette commande.

« The hairstyle, the ancient Chinese characters found on some unearthed warriors and other evidence indicate the owner of the warriors was Empress Xuan. […] The hairstyle of the warrior’s is the same as the Chu minority, the ethnicity of the Empress. If Emperor Qin had designed the army, they would be dressed in Han style. […] The warriors were painted in many different colors, which is in stark contrast to the black-clothed soldiers of the Qin Dynasty. »


(Chen Jingyuan pour le Global Times)

Après avoir expliqué le point de vue de Chen Jingyuan, l’article du Global Times donne la parole à l’autre camp, représenté par Liu Zhancheng, le chef de l’équipe archéologique et professeur à l’École Normale Supérieure du Shaanxi.

« In the Qin Dynasty, black was a superior color. The Qin people wore black during grand occasions, such as sacrificial ceremonies, but there was no need for people to wear black all the time. »


(Liu Zhancheng pour le Global Times)

En 2003, des recherches sur un ancien four à briques et tuiles situé à 50 m du mausolée furent effectuées. Une fosse contenant les ossements de vingt-et-une personnes différentes fut découverte. Les études ADN des ossements révélèrent que l’un des individus avait les traits génétiques des Eurasiens de l’ouest. Les scientifiques conclurent qu’il y avait des échanges fréquents entre les asiatiques de l’est et les Eurasiens de l’ouest bien avant la route de la Soie qui fleurit sous la dynastie des Han (220 – 206 avant notre ère).

On peut dès lors supposer qu’il y aurait des représentations d’étrangers parmi les soldats en terre cuite mais qu’elles n’ont pas encore été découvertes.

Or certains guerriers en terre cuite arborent des visages verts alors que la majorité des guerriers ont des visages clairs. Certains prétendent que ce serait un mauvais tour joué par les artisans de l’époque, pour d’autres cela représenterait peut-être des étrangers. Sur certains guerriers en terre cuite, on a retrouvé les restes de motifs polychromes indiquant qu’ils étaient probablement tous colorés à l’origine.
Pour l’instant, les fouilles n’ont donné aucune réponse à cette hypothèse.

Un passage du mémoire de Hélène de Ribeaupierre paru en 2007 s’intéresse aux fonctions de l’armée en terre cuite, évoquant les hypothèses des chercheurs.

L’un de ces théories est issue d’un ouvrage intitulé « L’armée éternelle : Les soldats du premier Empereur de Chine » édité par National Geografic en 2005, écrit par Ciarla, Roberto. Lanciotti, Lionello et d’autres.

« Les spécialistes de géomancie jugèrent le site tout à fait propice. Protégé au sud par le pouvoir de la terre, le Lishan, et au nord par celui des eaux, la rivière Wei, il est traversé par l’axe nord-sud autour duquel se déploie le mausolée et qui relie le mont Li au sud et les temples de la vieille capitale Yueyang, au nord. A l’ouest, la puissance des montagnes, la chaîne des Qinling, et celle des ancêtres vénérés dans les temples ancestraux auxquels la sépulture est reliée par une allée de 50 kilomètres veillant sur le repos éternel de l’Empereur. À l’est, en revanche, les cols qui accédaient à la grande plaine centrale, aux pays que Qin avait soumis et aux terres ennemies ouvraient une brèche dans le dispositif symbolique de protection. L’Armée de terre cuite représente donc, de ce côté-là, l’élément protecteur du souverain »


(Ciarla, Roberto. Lanciotti, Lionello. & al. dans « L'armée éternelle : Les soldats du premier Empereur de Chine »)

Un autre hypothèse voudrait que les figures de terre cuite fussent ensevelies pour remplacer les sacrifices humains.

En effet, même si ces sacrifices furent interdits à partir du règne de l’Empereur Qin Shi Huang, il était coutume durant les dynasties antérieures d’offrir des vies humaines au défunt en plus des objets d’accompagnement dans les sépultures. Plus le défunt avait un rôle important dans la société, plus il avait d’objets et de sacrifices dans sa tombe. Il est donc possible que la pratique du sacrifice humain ait été symboliquement remplacée par les statuettes en terre cuite.

Concluons sur une seconde citation de l’ouvrage « L’armée éternelle : Les soldats du premier Empereur de Chine » présente dans le mémoire de Hélène de Ribeaupierre cité précédemment.

« Sima Qian raconte qu’à la fin de son règne, l’esprit de l’Empereur était affligé par une idée fixe, funeste, vaine et arrogante : il souhaitait se rendre aux îles des Immortels pour se procurer l’élixir de l’immortalité. Une science comme l’archéologie aura probablement des difficultés – en supposant qu’elle en ait l’objectif – à vérifier cette hypothèse. Mais dans le fond, une vérification de ce genre aurait-elle un sens alors que nous avons déjà la réponse sous les yeux ?
Il semble bien que les émissaires du Premier Auguste Empereur se sont rendus sur les îles des Immortels et que les habitants leur ont donné l’élixir, mais à une condition : en échange de l’immortalité, Qin Shi Haungdi devait renoncer à la gloire. L’Empereur a donc choisi.
Quand on fouillera sa tombe, sous un tas de cendres et parmi les trésors carbonisés, on retrouvera un flacon jamais ouvert. Le sourire de l’Empereur flottera alors : juste avant de mourir, il avait compris que la véritable immortalité est celle de vivre dans la mémoire des hommes.
De cette façon, Qin Shi Huangdi est immortel.
»


(Ciarla, Roberto. Lanciotti, Lionello & al. dans « L'armée éternelle : Les soldats du premier Empereur de Chine »)

Histoire de la Chine

Petite histoire de la Chine

La Chine est un pays d’Asie de l’Est qui compte environ 1 338 299 512 habitants pour une superficie de 9 596 961 km² selon les chiffres de l’ONU. Depuis 2011, elle est considérée comme la deuxième puissance mondiale.
Deux systèmes politiques sont en place depuis 1949 : la République Populaire de Chine, qui reprend la doctrine communiste de la Russie soviétique ; et la République de Chine à Taïwan.
Selon les historiographes chinois, son histoire commence avec la fondation de la dynastie Xia aux alentours de 2100 avant notre ère.

Histoire de la Chine et ses incidences linguistiques

Le Quebequois Jacques Leclerc, sociolinguiste, professeur et membre associé au Trésor de la langue française au Québec (TLFQ) nous propose une approche linguistique de la Chine.

Parmi ses analyses, nous retiendrons celle intitulée « Histoire de la Chine et ses incidences linguistiques » présentant une histoire de la Chine.
Il commence par évoquer la Chine ancienne du IIème millénaire avant notre ère, puis il revient sur la formation de l’Empire du milieu, jusqu’aux invasions Mongoles du XIIIème siècle.
Ensuite, il évoque la chute des Empires et la création de la République Populaire de 1949.

La dernière mise à jour date du 10 juillet 2009.

 Des origines, au réveil de l’Empire du Milieu

Le site Clio paru en 1976, propose des voyages culturels (en Chine notamment). Il a été créé par des historiens voyageurs et a pour but d’associer « le plaisir du voyage à celui de la connaissance ».

La page sélectionnée dresse une chronologie détaillée de la Chine « Des origines, au réveil de l’Empire du Milieu ».

Nous vous proposons un court extrait de cette grande histoire d’après le site Clio, puis vous trouverez un peu plus loin une partie de la chronologie de la Chine du IVème siècle jusqu’au Ier siècle avant J.-C, période marquant la fin du règne de Qin Shi Huang.

« Immensité et diversité apparaissent d’emblée comme les deux caractéristiques principales de l’espace chinois. Avec ses 9 561 000 km², ses 14 000 km de côtes et ses 20 000 km de frontières terrestres, l’actuelle République Populaire de Chine est le troisième État du monde après la Russie et le Canada en matière de superficie mais, à l’époque de sa plus grande extension territoriale – c’est à dire sous l’Empire mandchou des Ts’in (Qin) aux XVIIe et XVIIIe siècles – le pays s’étendait sur près de treize millions de km². »

(Christian Marquant sur clio.fr)

Chronologie de la Chine du VIème siècle au Ier siècle avant J.-C. :

    – 389 : Mort du sage pacifiste Mo-tseu (Mozi).

   – 361 : Arrivée dans le royaume de T’sin (Qin) du légiste Gongsun Yang qui réalise de grandes réformes au cours des quinze années suivantes.

    – 325 : Le prince de T’sin prend le titre de roi.

    Vers – 318 : Début de l’expansion du royaume de T’sin en direction du Sichuan (Sseu-Tchouan) dans la plaine de Tch’eng-tou (Chengdu), face au nord pour y établir des défenses contre les cavaliers de la steppe, au Kouei-tchéou (Guizhou), au Hou-pei (Hubei) et dans le Hou-nan (Hunan) (vers – 280).

    Vers – 289 : Mort de Mencius (Mengzi), le continuateur de Confucius.

    – 256 : Le royaume de T’sin détruit celui des Tch’eou orientaux.

    – 246 : Arrivée au pouvoir de Chang (Zheng), prince de T’sin. De -230 à – 221, il soumet tous les petits royaumes qui se partageaient la Chine.

    – 221 : Le conquérant prend le titre d' »Auguste Souverain » et règne jusqu’en – 210 sous le nom de T’sin Che Houang Ti (Qin Shi Huangdi).
Il est le « premier Empereur », celui dont le fabuleux tombeau, peuplé d’une armée de guerriers réalisée en terre cuite, a été découvert en 1974. Che Houang Ti (Shi Huangdi) établit un pouvoir centralisé qui réalise une œuvre d’unification considérable sur le plan administratif, monétaire et culturel avec la normalisation de l’écriture utilisée dans l’ensemble de l’Empire. Un réseau de routes impériales est créé, des canaux d’irrigation sont aménagés et une « grande muraille » couvre, face aux nomades de la steppe, les régions septentrionales de l’Empire, du sud du Gansu (Kan-sou) à la presqu’île du Leaotong.

Le général Meng Tian repousse les Hioung-nou (Xiongnu) installés dans la boucle des Ordos. D’autres expéditions sont organisées pour conquérir la Chine du Sud et le Vietnam. La capitale de l’Empire, Xianyang, sur la rive gauche de la rivière Weï, au Chen-si (Shenxi) s’enrichit d’un immense palais alors que le gigantesque hypogée du Mont Li, qui abrite la dépouille de l’Empereur et l’armée qui l’accompagne, se trouve à une cinquantaine de kilomètres à l’est.

    – 213 : « Incendie des livres ». Le pouvoir tyrannique de Che Houang Ti s’en prend aux nobles et aux lettrés et ordonne la destruction de tous les ouvrages, à l’exception de ceux présentant un intérêt pratique.

    – 209 : L’insurrection est générale au cours de l’année qui suit la mort du « premier Empereur », dont le jeune fils ne peut imposer son autorité (il est assassiné en – 207). Le prince Hioung-nou (Xiongnou) Maodun fonde alors le premier empire de la steppe (à l’origine de celui des Huns). Il mourra en – 174.

    – 206 : Lieou Pang (Liu Bang), l’un des chefs des insurgés, bat les T’sin et fonde le nouveau royaume des Han. Il se proclame empereur en – 202 après s’être débarrassé de son rival Hiang Yu (Xiang Yu), roi de Tchou (Chu), et fixe sa capitale à Xi’an (Chang’an), au sud-est de Xianyang.

China Dynasty Maps

Une vidéo Youtube postée par liangyang08 en mars 2009 résume bien tous ces changements de la Dynastie Xia (-2205 à -1767) à nos jours.

Archaeology from the Qin to the Tang

L’article traduit du Chinois par Shao Da publié en 2003 sur le site internet china.org, site général sur la Chine, est un rapide inventaire des grandes découvertes de sites archéologiques royaux datant de la dynastie des Qin (221 – 206 avant J.-C.) jusqu’à la dynastie des Tang (618 – 907). Nous ne connaissons pas l’auteur de l’article.

« Archaeology from the Qin to the Tang » revient sur tous les divers cimetières retrouvés dans la région. Ils montrent bien l’évolution des mœurs dans l’Empire du milieu, illustrant la transition entre le système de clan patriarcal fondé sur les liens de parenté et un système plus sophistiqué, basé sur des critères géopolitiques, qui apparaît dans la nouvelle configuration de la préfecture et du comté. Déjà à l’état embryonnaire sous la précédente dynastie des Zhou de l’Est (770 – 256 avant J.-C.), c’est sous la dynastie des Qin que cette nouvelle organisation prendra vraiment forme.
Puis l’article revient sur la découverte du mausolée de Han Liu Qi Jingdi à Hanyang, sur la création des Trois Royaumes et sur l’évolution du système féodal.

La vision archéologique est très intéressante car les différentes études nous ont permis de mieux comprendre les changements économiques et sociaux de la société chinoise du 1 millénaire avant notre ère.

Histoire de la Chine

Telachargé depuis GoogleBook le 26/ 02/2012

Le livre de René Grousset, historien spécialiste de l’Asie et membre de l’Académie française, écrit 1942 est un bon ouvrage pour connaître l’histoire de la Chine.
Il retrace l’histoire de ce pays depuis le II ème millénaire avant J.-C. jusqu’à la révolution chinoise en 1911.

Le livre est disponible en ligne en format pdf. Nous vous proposons de lire son introduction.

« La civilisation en Asie est le fait des « Mésopotamies », c’est-à-dire des grandes plaines d’alluvions dont la fertilité naturelle a suscité chez l’homme la vocation agricole. Tel fut le cas dans l’Asie occidentale pour la Babylonie. Tel est le cas dans l’Asie orientale pour la « Grande Plaine » chinoise. Elle s’étend, cette Grande Plaine, depuis Pékin au nord jusqu’au Houai-ho au sud, depuis les approches de Lo-yang à l’ouest jusqu’à l’éperon montagneux du Chan-tong vers l’est, sur 324.000 kilomètres carrés, superficie supérieure à celle de l’Angleterre et de l’Irlande. Comme l’Égypte, selon le mot d’Hérodote, est « un don du Nil », la Grande Plaine est un don du Fleuve Jaune et des autres cours d’eau associés. « A une époque relativement récente – du moins dans le sens que les géologues donnent à cet adjectif – cette plaine était un bras de mer dont les vagues venaient battre contre la falaise du Chan-si, tandis que l’actuelle presqu’île du Chan-tong était une île. » Pendant des siècles, le Houang-ho a déposé sur cette aire les masses énormes de limon qu’il avait arrachées, plus à l’ouest, aux plateaux de terre jaune, créant ainsi de toutes pièces un sol alluvial d’une merveilleuse fertilité. Sous cette accumulation de dépôts limoneux, la mer s’est comblée, le littoral a reculé toujours plus à l’est. Ce travail, notons-le, se continue de nos jours encore. C’est ainsi que le limon exhausse d’année en année le lit du Fleuve Jaune, au point que les riverains sont obligés de surélever à proportion leurs digues et que le fleuve finit – spectacle paradoxal et combien dangereux – par couler « comme sur une gouttière » au-dessus du niveau de la plaine. »

(René Gousset dans « Histoire de la Chine »)

Lévy Roger  propose dans sa revue « Politique étrangère », section revue des livres, le compte rendu de l’ouvrage de J. Gernet, Le Monde Chinois, parue en 1972 chez Armand Colin. L’auteur explique les choix de l’écrivain, sa vision de la Chine et les travers des fois de la vision occidentale de l’auteur.

Capture d’écran du site Persée, le 17/04/2012

C’est le site Persée, un portail de revues en ligne en sciences humaines et sociale qui numérise et met à votre disposition depuis 2005 ces articles parus dans de grandes revues scientifiques. Pour une facilité de lecture, vous pouvez télécharger la plupart des articles au format PDF, dont le notre, car la navigation dans l’encadré de lecture est mal aisée. De plus vous ne pouvez par encore annoter les textes. Ce site est très fréquenté par les universitaires et en particulier par les étudiants qui peuvent, en quelque clics, s’abreuver d’articles de tout horizons, venant ainsi compléter les cours qui leurs sont données à la faculté.

Chronologie du monde Chinois

 Nous avons ensuite trouvé cette chronologie du monde Chinois sur Wikipédia, l’encyclopédie en ligne pour tous et faite par tous. Elle commence en 2500 avant notre ère et se termine en 2005.
Les époque Antiques sont les mieux documentées. Cette chronologie est à prendre avec de grandes précautions car faits historiques, contes et légendes se côtoient et se mélangent. Soulignons cependant que la dimension réticulaire de cette frise est vraiment un atout, ainsi au chapitre 2 « la Chine Impériale », il vous suffit de cliquer sur le nom des Empereurs pour être redirigé vers leurs pages Wikipédia respectives.

Pour aller plus loin, avant de vous immerger dans l’histoire de l’empereur et de son mausolée, voici trois liens sur  la littérature classique et historique chinoise que  nous sitons très souvent dans nos articles

Tout d’abord il s’agit de « Introduction à l’Histoire des Trois Royaumes » de Théodore Pavie édité en 2010 et numérisé sur Wikisource, la bibliothèque numérique libre. Le San-Koué-Tchy, Histoire des Trois Royaumes est écrit par le lettré Lou-Kouan-Tchong  sous la dynastie des Mongols.

Bien que WikiSource vous propose de lire cet ouvrage à la suite de cette introduction, le caractère peu dynamique de l’interface nous oblige à préférer une autre édition numérique proposé par le site Calaméo. Leur slogan est :

« Rejoignez Calaméo pour publier et partager vos documents ! « Notez et commentez vos publications favorites, téléchargez des documents, partagez vos lectures avec vos amis. »

Wikipédia revient dans un de ses articles sur ce site :

« Calaméo est un service en ligne qui permet la conversion gratuite de documents en publications numériques, et permet également aux utilisateurs d’intégrer des éléments multimédia (vidéos, extraits sonores, animations interactives) à l’intérieur de leurs publications. (…) Fondée en janvier 2008 par Mathieu Quisefit et Jean-Olivier de Bérard. Le service s’ouvre au grand public en avril 2008. »

Voici donc ce livre,  il s’avère que cet édition est effectivement plus interactive, mais il faut tout de même avoir l’habitude de ce type de format et nous n’avons pour le moment, pas trouver l’outil qui permette d’annoter le document.

Capture d'écran du livre numérique Histoire des Trois Royaumes.

En revanche, vous avez accès sur l’édition, grâce au menu intéractf, à toutes les parutions traitant de votre sujet, il vous suffit pour cela de cliquer sur l’icône du livre sur le coin droit de la page. C’est le site Chine antique, la bibliothèque  numérique sur la Chine ancienne créé par Pierre Palpant, un universitaire passionné par la Chine, vous voyez d’ailleurs son logo sur le coin gauche de l’image, qui nous a redirigé vers ce livre. Il propose des extraits et de courtes critiques sur la littérature chinoise et son histoire en générale et bien sûr d’innombrables livres, il nous l’explique  :

« Chine ancienne présente, en téléchargement gratuit (formats pdf et doc),  une bibliothèque d’ouvrages du domaine public sur la Chine impériale, sur son histoire, ses coutumes, ses religions, sa morale, ses grands hommes, son art, sa littérature… »

Téléchagé depuis la page Wikipédia qui lui est dédié, le 17/04/2012

Pour finir, l’incontournable oeuvre de Sima Qian (Se-ma Ts’ien) ne pouvait nous échapper, tout comme le précédant, se sont les principales sources  qui permirent aux archéologue comme V. Segalen et E. Chavanne de faire des prospections de fouille. Ce dernier traduit et annotes les « Mémoires historiques » de Sima écrites au Ier siècle avant Jésus-Christ. C’est toujours grâce à Wikisource que nous avons pu y avoir accès. Il s’agit de quatre ouvrages de plusieurs chapitres  qui sont une peinture détaillé de la vie des grands seigneurs de l’antiquité chinois, à la manière du philosophe grec Hérodote et de ses Histoires ou Enquêtes écrite en 445 environ av. notre ère.


Les soldats en terre cuite

L’armée enterrée de Qin Shi Huang

Transféré depuis  notre Flikr

Le site de l’UNESCO édite sur sa page culture une brève histoire de la découverte des soldats en terre cuite.
C’est en 1974 dans la province de Xi’an que des paysans chinois découvraient dans un puits, d’étranges statues. Conscients de leur trouvaille exceptionnelle, ils prévinrent les autorités. Les fouilles archéologiques effectuées sur le site mirent au jour des légions enterrées de l’empereur Qin Shi Huang, ce souverain légendaire qui réunit les différentes parties des remparts construits pas les États du Nord sous les Royaumes Combattants en une Grande muraille de plus de 6000 km et qui unifia la Chine au IIIème siècle avant notre ère.
L’UNESCO inscrit le site au patrimoine mondial en 1987. 

Grâce à sa rubrique TV, nous pouvons voir le reportage qui revient sur cette découverte. C’est le site Youtube qui héberge cette vidéo de 2’53 minutes éditée le 4 juin 2010.

Nous vous proposons de voir six images de la fosse numéro 1 du mausolée grâce à Patrimonium-mundi (site en panne), un organisme rattaché à  l’UNESCO qui « documente la Liste du patrimoine mondial en panophotograhies, en images sphériques immersives et interactives » dans le cadre d’un projet éducatif vivant exclusivement grâce à des dons.

Ce site est très facile d’utilisation, il suffit de se laisser porter par le site en cliquant sur la sphère verte en bas à gauche sur la page d’accueil d’où « Vous voyagerez au hasard dans l’espace et le temps vers les lieux les plus significatifs sur Terre. »
Il est également possible d’accéder au site désiré grâce au planisphère, et ainsi tomber sur une merveille qui vous était encore inconnue.
La case de recherche est existante, mais nous n’avons pas encore réussi par ce moyen à trouver un site de la liste. Le référencement
 des mots clefs ne doit pas être très au point.

Pour accéder facilement à l’histoire, à la géographie, à l’économie ou même à la politique de la Chine, rendez-vous sur l’encyclopédie Larousse en ligne qui propose de nombreux articles sur ce pays.
Nous vous avons sélectionné celui sur l’histoire de Chine que nous trouvons intéressant car il retrace plus de 2 300 ans d’histoire de façon claire et concise. C’est une bonne entrée en matière sur  la Chine pour tous.