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Tout sur le Patrimoine

Le Mausolée de Qin Shi Huang est l’une des plus grandes découvertes archéologiques du siècle dernier.
Il est le témoin de l’existence des grandes civilisations passées au même titre que les cités anciennes de Mésopotamie, les grandes pyramides d’Égypte, les temples de Mésoamérique et tous ces sites riches d’enseignements qui nous permettent d’écrire une Histoire de l’Humanité.

Le site de l’UNESCO.

telechargé sur le site de l'Unesco

Mais le site incontournable en la matière est bien entendu celui de L’UNESCO. Il s’agit de l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (United Nations Educational, Scientific and Cultural Organisation) qui fut créée le 16 novembre 1945.

En 1972, lors de la 17ème conférence générale, la charte sur la protection du patrimoine mondial culturel et naturel ayant pour but d’identifier toute unité physique et matérielle révélant un caractère unique sur la planète fut votée, afin d’établir une liste visant à protéger et conserver ce « patrimoine de l’humanité ».
Cette charte est mise en ligne en 1992 sur le site de l’Unesco par des chercheurs du monde entier, dans la catégorie « Culture », section « Texte de la Convention ».

Vous pouvez accéder grâce à cette liste présentée sous forme de Mappemonde et créée en 2009, à tous les sites naturels et/ou culturels, appartenant au patrimoine mondial de l’humanité avec la mention des vestiges en danger. Il vous suffit simplement de faire glisser votre souris sur la carte pour les voir. Choisissez un site, cliquez sur le nom qui s’affiche, et vous serez automatiquement redirigé vers la présentation de ce dernier.


L’UNESCO décide d’inscrire le mausolée de l’Empereur Qin Shi Huang Di à sa liste en 1987, soit un an après l’étude faite par le Conseil international des monuments et des sites, plus connu sous le nom de ICOMOS. Son rôle étant de définir les concepts d’authenticité et de paysages culturels du site afin de statuer sur son inscription ou non, au patrimoine mondial de l’Unesco.
Voici la liste ICOMOS du patrimoine mondial n°441 daté du 29 décembre 1986. La version est au format PDF et est éditée en anglais et traduit en français des pages 5 à 8.

Et pour pousser encore plus loin ses connaissances sur le patrimoine du monde, voici quelques sites intéressants.

Le site de la Bibliothèque Numérique Mondiale

Bien que ce site ai tendance à vulgariser les données archéologiques, vous pouvez avoir accès si vous le voulez à la Bibliothèque Numérique Mondiale créée en mars 2009 par la Bibliothèque du Congrès aux États-Unis, avec le soutien de l’ONU et de l’UNESCO.
Elle a pour mission de proposer gratuitement et en plusieurs langues un panel de documents issus de tous les pays du monde, des manuscrits aux photographies en passant par les partitions de musique, les livres, les cartes, les films, les enregistrements ou les dessins et gravures.

Après plusieurs recherches, nous constatons que cet interface reste tout de même assez obscure et peu intuitif, ce qui laisse à penser que cette bibliothèque s’adresse plutôt à un public expérimenté dans la recherche en documents anciens.

Le site Insecula

Très simple d’utilisation, facile d’accès et bien référencé par le moteur de recherche Google, le site Insecula vous propose « une base de données des musées du monde, et des fiches d’informations sur les artistes et les œuvres ».
Créé par une société thaïlandaise, c’est une source qui se veut dynamique aussi bien dans l’actualité artistique qu’archéologique. Site amateur, certes, mais il n’en reste pas moins intéressant car il centralise des données de sites scientifiques comme celui du CNRS.

Le site de la National Geographic

Capture d’écran depuis le site National Geographic, le 2012-04-07

Le très populaire magazine The National Geographic est publié par la National Geographic Society, une société américaine existant depuis 1888.

En voici la version numérique américaine créée dès 1996 et qui tout comme sa version papier, propose des sujets sur la géographie, les sciences, l’histoire, la culture, la photographie, la vie animale, la protection des espèces menacées ou encore l’archéologie mais avec en plus tous les avantages d’une publication en réseau, à savoir les nouveautés, des vidéos, des podcast, et des cartes géographiques animées. L’accès à de nombreux articles est libre, nul besoin d’être abonné.
Vous y trouverez aussi son programme dédié à sa chaîne de télévision. Nous avons d’ailleurs proposé l’un de leur documentaire fiction sur l’empereur Qin Shi Huang dans un autre article.

La navigation est basique, typique d’un blog de magazine avec un bandeau de photos en haut, une barre de menu en dessous et les articles récents dans la colonne de droite. Par contre, il est dommage qu’un magazine d’une telle renommée réserve des espaces de son site pour de la publicité.

Nous vous proposons de lire l’un de ses articles intitulé « Terra-Cotta Army Protects First Emperor’s Tomb », qui revient sur la découverte du mausolée en 1974, ainsi que sur les conditions de sa construction. Le journaliste John Roach indique aussi les techniques archéologiques utilisées sur le site. Il trouve certaines de ses informations directement sur le site China Daily que nous avons déjà cité sur notre blog.

Le dictionnaire Chronologique d’Histoire Universelle.

Capture d’écran depuis le site du Dictionnaire 2012-04-07

Le Dictionnaire Chronologique d’Histoire Universelle en ligne de Daniel Legrand est une véritable mine d’or pour tout les passionnés d’histoire Antique et du Moyen-Age.

Créé en 1996 ce dictionnaire numérique propose plusieurs rubriques : « Politique Antiquité », « Politique Moyen-Age » et « Arts Sciences & Découvertes ». Le contenu en ligne est allégé. La version complète est consultable en format PDF. Quelques rubriques nécessitent un certain temps de téléchargement, mais rien d’insurmontable et cela en vaut largement la peine.

Ce dictionnaire est complété par le site des « Ages des Acteurs de l’Histoire » qui donne l’âge des contemporains d’une période étudiée et renvoie aux événements en cours à l’époque concernée. La navigation peut paraître un peu chaotique si vous n’avez pas l’habitude des bibliothèques numériques, mais c’est assez simple d’accès puisqu’il suffit de cliquer sur le thème qui vous intéresse pour être redirigé dessus.

Deux ombres au tableau tout de même.
D’abord l’apparition de temps en temps d’un panneau publicitaire, mais il est facile à supprimer.
Ensuite l’impossibilité de lancer une recherche par mot clef, ce qui force l’internaute à dérouler une bonne partie de la chronologie pour atteindre son objectif.

Finalement le support numérique n’est pas utilisé dans toute ses dimensions, il ne s’agit que d’une numérisation « primaire » sans possibilité d’interactions entre la chronologie mise en ligne et l’internaute. Mais ce site reste un outil indispensable pour acquérir de bonnes connaissances en histoire antique et médiévale depuis chez soi.

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Questions de conservation

La couleur révélée sur les soldats de terre cuite

Durant la première fouille entre 1978 et 1984, hélas, les 1087 statues d’argiles déterrées, après une brève exposition à l’air, ont perdu toutes leurs couleurs et ont viré au gris par l’effet d’oxydation de l’argile à l’air.
D’autres facteurs on contribué à la détérioration des pigments, comme le fort taux d’humidité présent dans la fosse qui a provoqua l’apparition de moisissures ou le phénomène bien connu de la perte d’eau contenue dans les statues.

En 1989, une équipe allemande vient au secours de la Chine. Dès 1991 est créé un institut et un laboratoire de recherche consacrés à la protection du patrimoine archéologique à Shaanxi nommé le Shaanxi Institut.

C’est grâce à l’alliance entre la Chine et l’Allemagne qu’il a été permis de conserver les surprenantes couleurs des soldats en terre cuite.

L’article « Terracotta army emerges in its true colors » de Ma Lie édité en anglais le 09 septembre 2010 sur China Daily, site spécialisé dans l’information culturelle, politique et sociale de la Chine, nous permet de voir les avancées de la recherche dans les méthodes de fouille archéologique chinoise.

Grâce à la coopération avec la Germany’s Bavarian Administration of Cultural Heritage et le Rome-Germanic Central Museum Mainz, un programme d’échange fut mis en place et les archéologues chinois vinrent se former aux méthodes de conservations en Allemagne mais aussi en France, en Italie, au Japon et aux États-Unis.

Les différentes équipes inventèrent conjointement une nouvelle technologie spécifiquement adaptée aux problèmes des soldats de terre cuite. Cette nouvelle méthode qui fut testée dans le laboratoire de Shaanxi donna de très bon résultats.
Lors de la troisième fouille, les archéologues ont mis au jour des soldats peints, et ont été capables pour la première fois, de conserver la couche de vernis qui préserve les couleurs des statues et qui d’ailleurs accentue les expressions de leurs visages.
Le directeur du Musée de Qin annonce que les chercheurs ont trouvé des pigments roses, rouges, blancs et mauves.

En 2004, cette technique remporte le 2ème prix national des progrès en sciences et en technologies. Depuis, huits soldats furent ainsi préservés.

Six ans plus tard, cette même équipe reçoit le prix Prince des Asturies décerné par le Prince Felipe de Borbon lors d’une cérémonie officielle au Teatro Campoamor à Oviedo, capitale de la communauté autonome et de la province des Asturies. Cette cérémonie est décrite dans l’article « Des archéologues chinois reçoivent un prix espagnol pour leur étude sur les soldats en terre cuite » publié par l’Agence de presse Xinhua sur le site French.China.org le 24 octobre 2010.

Aujourd’hui, l’Institut de Shaanxi est devenu le Département de Préservation du Patrimoine et il dispose de laboratoires spécialisés dans la métallurgie, la céramique, la restauration de fresques et de textiles.

La photographie qui suit provient du site officiel du Musée des guerriers et chevaux de terre cuite de Qin Shi Huang.
La création du site est laissée aux soins des fonctionnaires travaillant au musée et est supervisée par les autorités chinoises. Nous proposons un article dédié à ce musée dans la catégorie « Musées et expositions sur l’empereur Qin ».

Sur le site du Musée officiel de Qin Shi Huang

Nous vous proposons à présent de voir un documentaire de la National Geographic Channel de 45 minutes intitulé « De l’ombre à la lumière – L’armée enterrée de Chine ».
Au travers de ce documentaire, les enquêteurs tentent de percer le mystère de l’armée des soldats en terre cuite enterrée dans le mausolée de l’Empereur Qin. On voit une alternance entre reconstitutions historiques, vidéos de fouilles et interviews des chercheurs et des archéologues.

Cette vidéo est présentée sur le site Theatrum Belli par Stephane Gaudin le 08 février de cette année 2012. C’est un site amateur commencé en 2001 qui parle de la polémologie et de l’irénologie dans notre monde depuis que cela existe. En somme un site qui polémique sur la paix et la guerre. Précisons qu’il est référencé par bon nombre de pointures en la matière, tels « La Revue Défense Nationale », « La Saint Cyrienne », le Centre d’Études Supérieures de la Marine ou encore « Marianne ».

sur le site China Daily

Si vous désirez plus d’informations sur la préservation du patrimoine, le site de l’ambassade de France en Chine vous renseignera sur les progrès des scientifiques chinois en matière de conservation du patrimoine.
L’article est publié par Outlook Weekly le 22 juin 2009 dans la « revue des hebdos chinois » de la semaine du 22 au 26 juin.