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La Chine fait son cinéma

« The Emperor’s Shadow »

En 1996 est sorti le film le plus cher de l’histoire de l’industrie cinématographique de Chine : « The Emperor’s Shadow » réalisé par Zhou Xiaowen.

Risquons-nous à une traduction du titre en français, ce qui donne : « L’ombre de l’Empereur ».

Vous pouvez aussi rencontrer ce film sous le titre de « Qin Song », que nous trouvons d’ailleurs plus poétique et qui est la traduction du titre en mandarin.

Ce film fut très critiqué par le public pour son manque de véracité historique.
Le directeur de production Zhou Xiaowen rétorqua :

« I don’t like history; I just like the buildings, the palaces, the dress. »

(Zhou Xiaowen)

Il s’agit évidemment du fameux et célèbre Qin Shi Huang qui gouverna la Chine d’une main de fer entre 246 et 210 avant notre ère.
L’histoire est simple, à travers ses nombreuses conquêtes et autodafés, l’Empereur veut écrire un hymne à la gloire de son nouvel État. Pour cela, il fait kidnapper un ami de jeunesse, saccageant au passage l’état de Yan.
Mais rien ne se passe comme prévu. Le compositeur Gao Jianli à du mal à accepter l’esprit du despote. Pour couronner le tout, la fille de ce dernier vient perturber une histoire déjà très tourmentée.

Si vous avez lu l’article « Un opéra pour l’Empereur Qin », vous aurez sûrement perçu de grandes similitudes. Rien d’étonnant à cela puisque le compositeur Tan Dun s’est grandement inspiré du film.

Télécargé depuis GoogleImage le 16/04/2012

Nos sources proviennent malheureusement en grande partie de l’article « Emperor’s Shadow » de Wikipédia. Nous restons donc circonspects envers cette critique au vu des erreurs déjà rencontrées sur ce site.

Véritable péplum chinois, « The Emeror’s Shadow » a du faire grincer les dents des autorités au pouvoir, car dans l’une des scènes du film notre cher Empereur exprime avec conviction sa volonté de contrôler l’esprit et le cœur du peuple.

Le parallèle est assez flagrant avec la politique de Mao Zetong, sa maîtrise des arts pour asseoir une domination idéologique, une détermination terrible visant à tout prix à museler le peuple.

Peut-on y voir une critique du pouvoir en place à peine voilée ?
Certainement, puisque le film fut suspendu pendant huit mois. Bien sûr, l’État ne livra aucune justification à cette censure et n’en donna pas non plus quand le film fut autorisé à la rediffusion.
À notre connaissance, aucune suppression n’a été rapportée.

L’article précise que le directeur Zhou Xiaowen signale lors de la première du film le 7 juin de la même année :

« Chinese rulers have always wanted to control our spirit. But they cannot succeed in doing so. »

(Zhou Xiaowen à l'avant première du film « The Emeror's Shadow ») 

Quoi qu’il en soit, nous vous conseillons de lire cet article afin de forger votre propre opinion.

Pour approcher l’atmosphère du film, rien de mieux que de voir sa bande-annonce !
Celle-ci nous est proposée par zieba en 2010 sur Youtube.


Un musée peut en cacher un autre

Une exposition inspirée du

mausolée de l’armée enterrée


Capture d’écran depuis le site World Heritage, le 2012-04-07

À première vue, on croirait être tombé sur le célèbre site internet du Musée des soldats en terre cuite de Qin Shi Huang, mais ce n’est qu’une impression ; car cette page d’accueil appartient en fait au site du Terracotta Museum.

Si vous y preniez des billets en ligne pour visiter le musée de Qin, en arrivant à Xi’an en Chine les responsables vous regarderaient avec de grands yeux remplis d’incompréhension. Vous viendriez en réalité d’acheter des places pour le petit musée Terracotta du Dorchester, qui se trouve au Royaume-Uni et pas du tout en Chine !

Capture d’écran de Google map, le 2012-04-07

Capture d’écran depuis Google map, le 2012-04-07

Rassurez-vous, nous exagérons un peu.
La véritable nature du site ressort assez rapidement, même si il est plus compliqué de comprendre l’origine du problème.

En réalité, ce site fait partie d’un plus grand ensemble, le World Heritage, qui héberge sur un site web anglais les sites de cinq petits musées situés en plein cœur du Dorchester. Il y en a pour tous les goûts, Dinosaures, égyptologie, soldats de terre cuite et même le musée Teddy Bear, le célèbre ours en peluche !

Capture d’écran depuis le site World Heritage, le 2012-04-07

Nous constatons que les sites web sont très évasifs sur le contenu des expositions.
Par exemple, voici l’introduction du site du Terracotta Museum :

« This small but inspiring exhibition on the Terracotta Warriors of the First Emperor of China’s famous Terracotta Army brings together all the wonder of the discovery of these amazing treasures of ancient China. »

(World Heritage)

En revanche, leur morphologie est plutôt satisfaisante, la navigation y est facile et claire, il y a une volonté de créer une ambiance propre à chaque thème et cela fonctionne vraiment bien la plupart du temps. Ces pages doivent être surtout destinées à un jeune public.

Créé en 2001, World Heritage n’est pas sans rappeler le patrimoine mondial de l’Unesco, mais nous n’avons trouvé aucune correspondance entre ces deux entités. Quoiqu’il en soit, ils doivent compter sur le rapprochement possible de ces deux termes dans l’esprit des gens. Ils acquièrent ainsi une sorte de légitimité par association et attirent plus facilement le touriste.

Mais, et c’est ce qui nous inquiète le plus, ce qui revient de manière récurrente et rapidement sur tout ces sites, sont les ventes des produits dérivés desdits musées. Ce qui ne présage rien de bon en ce qui concerne la scénographie et le contenu même des expositions.
Bref, un endroit que vous pouvez éviter sans regrets au vu du peu de pertinence des informations diffusées et de la profondeur des expositions proposées.
Excepté peut-être pour Teddy Bear. Si vous passez près du Dorchester, accordez lui une visite !


Pour les frénétiques !

Si vous êtes atteint de Qinmania, ce qui suit est pour vous !


Pour les numismates

Non, vous ne rêvez pas, c’est bien une pièce de monnaie à l’effigie du célèbre Empereur de Chine Qin Shi Huang.
C’est évidemment un site de numismates, la « cgb. fr » qui vous propose de l’acquérir par leur service d’achat en ligne créé en 2009. On y trouve des billets de collection, des monnaies d’or et d’argent. À l’origine La Compagnie Générale de Bourse était une boutique parisienne.

Capture écran faite sur le site "nimushop: cgb : boutique en ligne"

Cette pièce rend hommage à l’Empereur et à son mausolée rempli de soldats en terre cuite. Sur le coté pile, on exalte plutôt la République Populaire de Chine et du coté face, on trouve un portrait du Général de terre cuite et ses soldats placés derrière lui.

Cette fabrication est sûrement le résultat direct de l’inscription du site au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1987. Cela fait parti des nombreux produits dérivés que vous pouvez acheter dans la boutique cadeau du musée à Xi’an.
Vous pouvez vous procurer cette magnifique pièce de 5 yuan pour la modique somme de 5,80€. Il s’agit d’une pièce de collection et c’est pour cela qu’elle coûte bien plus que sa valeur monétaire. Pour information il y a un rapport de 1/8 entre l’euro et le yuan, donc pour 5,80€ vous pouvez avoir normalement 40 yuans.

Capture d’écran faite sur le site "nimishop : cgb : les boutiques en ligne" 2012-04-01 à 12.32.17

En ce qui concerne le site, la navigation y est aisée et agréable. Les articles se présentent sous forme de petites fiches et les illustrations ne sont pas pour nous déplaire.
De plus sur la page de présentation six autres sites consacrés aux pièces rares sont indexés.
En revanche, il y a peut-être un manque de clarté dans leurs intitulés. Par exemple pour la pièce de 40 francs or Louis XVIII à 3200 €, (il faut être vraiment passionné !) il manque la mention de « pièce Napoléonienne », car celle-ci peut-être confondue avec le fameux Louis d’or qui lui n’est plus produit depuis 1789, date importante de l’histoire de France. On reconnaît que la confusion entre Louis d’or et pièce Napoléonienne est fréquente pour la majorité des gens, mais pour un site dédié entièrement à la numismatique on est en droit d’espérer une distinction. D’autant que sur la majorité des sites du même type, elle est bien faite.

Un échiquier thématique

Après l’échiquier Astérix, les Simpson, le Seigneur des Anneaux, Star Wars et Harry Potter, voici l’échiquier Terracotta, l’armée de terre cuite de Qin !

Capture d’écran de la photographie proposé sur le site d'eBay le 2012-04-01 à 16.48.32

Ce superbe jeu d’échecs vous est proposé à la vente sur PriceMinister, une « entreprise […] d’achat et de vente en ligne, premier site de commerce électronique français créée en août 2000 » d’après Wikipédia, l’encyclopédie en ligne.

Nous vous conseillons de faire un recherche par mot-clefs, car ce site catégorise de manière très aléatoire ses annonces.
Un exemple assez frappant, nous avons remarqué que l’annonce de ce jeu était classé dans la catégorie « Enfant ». Il s’avère que depuis la page d’accueil de PriceMinister, pour accéder aux annonces des jeux, il vous faut passer par la catégorie « Jouets Enfants ». Soit, pourquoi pas, mais ce n’est pas très pertinent.
À titre de comparaison,
eBay un site web américain de ventes aux enchères existant déjà depuis plus de 12 ans, propose la catégorie « Jeux, Jouets, Figurines ».
De plus, la catégorisation des jeux s’arrête très vite : « Jeux d’échecs » n’existe pas.
Là encore
eBay se démarque car lui la possède.
Toujours plus étrange, eBay nous propose ce même jeu d’échecs moins cher, c’est-à-dire à 45,50€ (38€ + 7,50€ de frais de port), contre 52,50€ (40€ + 12, 50€ frais de port) pour PriceMinister. Il est donc intéressant de faire un petit tour d’horizon avant de faire vos achats.

Le vrai coup de maitre d’eBay est que les ventes entre particuliers ne peut ici être soumis aux lois sur le commerce, ils ont su grâce à Internet exploiter une faille juridique et permettre à tout un chacun de devenir vendeur sans le problème des taxes ! Bien joué eBay !
Le site est en soi plus complet et mieux organisé que son émule français.

Le plateau de l’échiquier mesure 38x38cm, la hauteur du roi est de 10cm et celle des soldats de 7cm. Il n’est pas possible en revanche de connaître la composition du plateau et des pièces, mais eBay nous informe que cet échiquier a reçu la médaille d’or du premier produit « souvenir chinois ».

Philatélie

Capture d’écran faite sur le site d'eBay le 2012-04-01

Pour notre grand bonheur, en procédant à cette comparaison des sites de vente en ligne, nous avons trouvé sur eBay une annonce sur des timbres poste à l’effigie des soldats et chevaux du mausolée de Qin Shi Huang.
Pour 5 euros, les philatélistes seront ravis. Mais l’annonce inquiète un peu car le vendeur « pouchounetrouge » affirme que ses petits timbres ont été édités avant 1900 …

Attendez , ce n’est pas fini !

eBay pourrait tout à fait être comparé à la caverne d’Ali Baba. Lors de nos pérégrinations nous sommes tombées sur quelques petites perles.

Capture d’écran des soldats de Qin en lego depuis eBay,le 2012-04-06

D’abord pour les legomaniacs, vous ne pouvez prétendre à une collection idéale sans ces adorables petits soldats. Cette collection nous vient de « drkade », un vendeur des États-Unis, et peuvent être livrés partout dans le monde. Comptez 10,70 euros la pièce.

Capture d’écran depuis eBay, le 2012-04-06

Cette poupée à la manière de Ken se nomme « Hero Qin Dynasty Warrior ». Il est mis en vente sur eBay par « 7toys7 » , un vendeur de Hong Kong pour  15,30 euros. La livraison est possible dans le monde entier.
Vous pouvez ainsi faire  revivre l’Empereur, si c’est bien lui, et lui faire prendre toutes sortes de postures incongrues. Les enfants vont sûrement adorer. Prévoyez tout de même la confection de vêtements, le vendeur n’en propose pas malheureusement. Tout nu comme ça, il est un peu étrange.

C’est objets font tous partie de la collection « Ancient Chinese ».


Capture d’écran d'une annonce eBay le 2012-04-06

Cette page d’eBay est un peu particulière car c’est une hybridation entre la version francophone et américaine, ainsi fusionnent dans une même page les annonces des deux pays dans l’interface anglophone.

Malgré cette configuration spéciale, l’internaute en comprend le contenu, et n’est pas gêné dans sa navigation. C’est surtout un atout majeur pour eBay qui, en procédant à la traduction de certaines annonces, agrandit son nombre d’acheteur potentiels.


Les soldats de l’Empereur Qin se promènent en Europe

Les soldats de l’Empereur Qin se promènent en Europe.

L’ARMÉE DE QIN FAIT SENSATION

AU BRITISH MUSEUM

« Les soldats chinois ont conquis le British Museum » poste le journal web Le Figaro sur sa page culture le 30 septembre 2008.
Cyrille Vanlerberghe, journaliste du service science fait le point sur l’exposition « The First Emperor : China’s Terracotta Army » qui se tenait au cœur même du British Museum du 13 septembre 2007 au 6 avril 2008 dans la salle de lecture « The Reading Room » spécialement aménagée à cet effet. Que les bibliophiles se rassurent, les livres composant normalement la bibliothèque n’ont subit aucun dégât, et ils étaient disponibles dans une autre salle plus loin dans le musée, après la « Enlightenment Gallery ». De plus tout les aménagements effectués étaient totalement réversibles.

Le mystère qui entoure cette fabuleuse découverte est sans doute à l’origine de l’extraordinaire engouement des Anglais pour les soldats de terre cuite, on n’avait pas vu cela depuis l’exposition sur les trésors de Toutankhamon en 1972 nous dit-il ! Avec 850 000 visiteurs, l’exposition est plus qu’un succès, c’est un phénomène.

« Les portes du musée ont dû être fermées certains jour pour empêcher du monde de rentrer, rappelle le times, qui a décerné à Neil MacGregor, le directeur du British Museum, le titre envié de Britannique de l’année 2008, toutes catégories confondues ! »

(C. Vanlerberghe pour « Le Figaro.fr »)

Mais comment expliquer cette ferveur ?
Pour en savoir plus, nous nous sommes rendus sur le site du British Museum.
Grâce aux efforts et à la ténacité du directeur, le Musée de l’Armée en terre cuite et le Bureau des vestiges culturels de la province du Shaanxi à Xi’an en Chine ont bien voulu prêter 120 artefacts et objets.

Des images du déballage des caisses sont disponibles sur le site de la BBC news dans la galerie « In pictures : China’s Terracotta Army ». Une douzaine de soldats en terre cuite, des chevaux, des acrobates et même des musiciens ont été repartis de manière astucieuse dans le cœur du musée.
L’agence Metaphor
et les conservateurs ont voulu recréer un espace permettant de saisir tout le pouvoir et le drame des objets funéraires présentés au public.

La commissaire de l’exposition, Jane Portal, s’exprime sur l’exposition et raconte :

« The chance discovery of the terracotta army astounded the world. This exhibition will provide a wonderful opportunity to see these extraordinary objects close up and to learn about an empire which at its height was the rival of Rome and was to prove historically more enduring. »

(Jane Portal pour le British Museum)

Vous pouvez lire aussi sur le site britannique Apollo magazine un article publié le 1 septembre 2007, dans lequel Jane Portal explique en détails l’importance des dernières découvertes du site. Apollo Magazine, fondé en 1925, est spécialisé dans les Arts visuels. Le rédacteur en chef actuel est Oscar Humphries.

L’exposition retrace d’abord la vie et la montée au pouvoir de l’Empereur, puis on nous présente les mythes et mystères qui l’entourent. On voit combien cette découverte historique et archéologique fascine le public. La Chine qui est l’une des plus grande puissance économique, nous montre ici sont héritage culturel qui n’a absolument rien à envier à la culture occidentale.

Le financement de l’entreprise mondiale Morgan Stanley a été salué par la critique.

LA CHINE EN BELGIQUE

Dans la petite ville de Limbourg s’est tenu une exposition au sein de l’église des Frères Mineurs du 1 octobre 2008 au 31 Mars 2009.
C’est le Musée Maaseik de Belgique qui est a l’origine de cette manifestation culturelle intitulée « L’armée de Terre Cuite de Xi’an : Trésors des premiers Empereurs de Chine » :

« 14 soldats de terre cuite accompagnés de plus de 200 offrandes funéraires exceptionnelles des dynasties Qin et West-Han. Ces objets proviennent des complexes funéraires des empereurs et des tombeaux d’aristocrates qui ont suivi les empereurs dans l’au-delà. Des armes uniques et des objets en fer, bronze, argent, or, céramique et jade en révéleront toute la richesse. »

(Musée Maaseik)

Le site internet du Musée Maaseik vous permet, même trois ans après, de revenir sur l’exposition.
Vous trouverez plusieurs pages : Introduction, Contexte, Exposition, Factsheet, Galerie, et trois vidéos dont la bande annonce de l’exposition, qui ne dure que 19 secondes mais est particulièrement intéressante.
De prime abord le site ne paie vraiment pas de mine, mais quand on s’y penche d’un peu plus près, il est vraiment très bien fait et très facile d’accès, sans fioriture.
Seules petites ombres au tableau, sur la page vidéo, la deuxième vidéo (licence Youtube) n’est plus accessible et le lien vers la photographie panoramique de l’armée Terracotta de Patrimoine-Mundi est cassé. Nous avions déjà cité ce dernier lien dans un autre article. Le prix aurait également pu faire fuir les plus courageux puisqu’il vous aurait fallu débourser 16,50 € pour visiter cette exposition !
Voici une vidéo de l’exposition de 4 minutes proposée par MarcoSeiko sur Youtube depuis 2008. Retenons l’atmosphère lourde et sombre. Toujours la même scénographie mise en œuvre pour montrer ces soldats, l’effet tombeau prime à chaque fois. La musique qui accompagne cette vidéo vous met tout de suite dans l’ambiance.

Dans son blog « Living in Belgium », Antonia Harrison décrit l’exposition de Maaseik en décembre 2008.

« These [Fourteen warriors from the Terracotta Army] life-size sculptures are literally placed in confrontation with the more delicate terracotta armies of the emperors from the Western Han dynasty. In addition to the fourteen original terracotta warriors, the Maaseik Museums are proud to present over two hundred grave gifts from the Qin and Western Han dynasties. These objects originate from the tomb complexes of the emperors and the tombs of aristocrats following their emperor into the hereafter. These unique weapons and other objects made of iron, bronze, silver, gold, stoneware and jade exemplify the riches of the ruling class of the early Chinese Empire. »

(Antonia Harrison pour « Living in Belgium ») 

« LES SOLDATS DE L’ÉTERNITÉ »

SONT À LA PINACOTHÈQUE DE PARIS

On ne présente plus cette formidable découverte fortuite faite par des paysans sur les plaines de Xi’an en 1974. Le Musée d’Art et d’Histoire de la Province du Shaanxi, en Chine a prêté à la Pinacothèque 20 statues de soldats issus de l’armée enterrée pour une exposition totalement dédiée à celui qui unifia la Chine et à sa famille. L’exposition se déroulait du 15 avril au 14 septembre 2008, et elle se composait de trois parties :

  • Le Royaume Qin pendant les périodes de Printemps et Automne (770 – 450 avant J.-C.).

  • La vie matérielle, culturelle et rituelle à la période des Royaumes combattants et du royaume Qin.

  • La tombe du Premier empereur.

« Exposition exceptionnelle autour des légions enterrées en terre cuite de l’empereur Qin, souvent appelées les Guerriers de X’ian. »

(Pinacothèque)

Venez la visiter avec le directeur de la Pinacothèque de Paris Marc Restellini à travers une vidéo diffusée par NajaPress (©Tanguy Cadieu/Naja) le 24 juin 2008 sur Dailymotion, un site d’hébergement de vidéo intitulée « Exposition « les soldats de l’éternité » avec le directeur de la Pinacothèque de Paris ».

Sur le site de Radio 86, on vous propose un échange entre Marion Siffert, journaliste radio, et Marc Restellini, le directeur de la Pinacothèque. L’article qui accompagne le podcast audio est de Daniel Ernult.

Nous pouvons écouter également l’émission de radio « Le Salon noir » de France Culture du mercredi 9 juillet 2008 durant lequel Vincent Charpentier interviewe Alain Thote, commissaire de l’exposition. C’est le site de l’INRAP (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives) qui vous propose cet enregistrement.

EXPOSITION À LA FOIRE DE BOURGES

Après la Pinacothèque de Paris, c’est au tour de la Foire de Bourges de présenter les soldats et chevaux de Qin.

Cette 89ème édition de la foire à été particulièrement remarquée grâce à la venue d’invités prestigieux en somme tous un peu âgés puisqu’ils ont plus de 2200 ans, mais d’une expressivité à toute épreuve !

Nous avons trouvé deux blogs qui reviennent sur cette exposition.

Le premier est tenu par le comité de Jumelage de St Martin d’Auxigny et a pour but d’informer les citoyens de la ville. Un article intitulé « La Chine à la foire de Bourges » daté du 17 juin 2008 fait une rapide description du mausolée de Qin et ajoute des photos des soldats vus à la Foire.

Le second est Sport.Santé.com, un site dédié au sport qui regroupe des passionnés. L’un des administrateur, Véronique, consacre une partie du site aux « Sorties Culturelles », catégorie réservée aux manifestations et autre nouveautés de la ville de Bourges. L’article « La Chine de Xi’an à la foire de Bourges » est daté du 6 juin 2008 et tout comme dans le blog de Saint Martin d’Auxigny, on retrouve une description assez détaillée des quatre fosses du mausolée ainsi que des photographies du même type, mais avec une atmosphère beaucoup moins solennelle. Un mauvais point pour la configuration du site qui est inesthétique à cause des autres sites hébergés.

Nous déplorons la mauvaise qualité des photographies, car même en consultant les images de ces deux sites amateurs, l’internaute à bien du mal à se faire une idée de la scénographie de l’exposition. Ce qui semble en revanche certain, c’est que les soldats et les chevaux étaient présent en grand nombre pour le plaisir des petits et des grands Berruyers .


Les soldats de Qin en visite au Canada

Une exposition itinérante en terre cuite


A Toronto

Le 2 février 2010, Vincent Muller écrit « L’armée impériale chinoise débarque à Toronto » pour le site internet de l’Express magazine, l’hebdomadaire des francophones du grand Toronto. Cet article annonce l’exposition des guerriers de terre cuite du mausolée de l’Empereur Qin Shi Huang au Royal Ontario Museum (ROM) de Toronto. Cet événement serait le premier d’une série dans le cadre d’une exposition itinérante à travers le Canada.
En effet, le ROM et le musée des Beaux Arts de Montréal entamèrent des démarches auprès des autorités chinoises quasiment en même temps. Joignant leurs forces, les deux maisons parvinrent au bout de six ans de démarches à organiser une exposition d’ampleur.

« En tout, ce seront 120 ensembles d’objets, soit plus de 250 artefacts datant du premier millénaire avant J.-C., dont 18 sculptures en terre cuite grandeur nature, que le public canadien pourra découvrir. Les sculptures représentent du personnel militaire et civil très varié: des généraux, des soldats cuirassés, des officiers de grade inférieur, des archers, un acrobate, un cavalier, un conducteur de char ainsi que deux chevaux. »

(Vincent Muller pour l'Express Magazine)

Dans le communiqué de presse du ROM du 25 juin 2010, on découvre les dates de l’exposition : du 26 juin 2010 au 2 janvier 2011.
Celle-ci, mise en scène dans le Hall d’exposition Garfield Weston du Cristal Michael Lee-Chin au niveau B2 du Musée contenait un nombre jamais atteint d’objets de très grande valeur. Certains n’avaient même jamais été exposés.

On apprend que deux sponsors majeurs ont livré les fonds nécessaires au ROM. La famille Ho et le groupe financier BMO, une banque canadienne qui figurent tous deux en bas de l’affiche d’exposition. 

250 objets étaient présents, dont 6 soldats, un fonctionnaire civil, un artiste, deux chevaux et deux généraux en terre cuite.

L’exposition se découpait en trois parties. La première concernait la période d’ascension des Qin, la seconde son apogée avec les soldats terracotta et la dernière portait sur la dynastie Han.

Le professeur Chen Shen, conservateur principal depuis 1997, titulaire de la Chaire d’art et d’archéologie de l’Asie orientale au Département des cultures du monde du ROM a préparé à titre de commissaire le contenu de la tournée canadienne et se félicite d’avoir réussi à mener à bien un aussi gros défi.
Le professeur a organisé un cycle de conférence autour des soldats.

« La conception même d’une tournée nationale est nouvelle et sa présentation est contextuellement différente des expositions internationales précédentes. Le nombre de guerriers grandeur nature et l’ampleur de l’exposition en font la plus grande présentation, en Amérique du Nord, de l’armée du Premier Empereur. Un grand nombre des pièces montrées dans le cadre de cette tournée n’ont jamais quitté la Chine. En réalité, certaines n’ont encore jamais été exposées dans des musées chinois. C’est un grand triomphe pour le ROM et pour nos partenaires canadiens. »

(Chen Shen pour le ROM)

À Montréal


Une nouvelle exposition pour une nouvelle ville 

Après Toronto, on a pu voir au Musée des Beaux Arts de Montréal du 26 février au 11 juin 2011 l’exposition « L’Empereur guerrier de Chine et son armée de terre cuite ».
Le site du musée décrit le parcours de cette fabuleuse reconstitution historique et archéologique.

Tout comme au ROM, elle se divise en trois parties.
La première propose un bref aperçu de l’histoire de Chine du IXème siècle avant notre ère jusqu’à l’ascension de Ying Zheng, qui en prenant le pouvoir en 247 avant J.-C devint l’unificateur de l’Empire du milieu. Il se fera appeler Qin Shi Huang Di qui signifie littéralement « le premier auguste souverain ». Sont exposées de récentes découvertes et les premiers soldats déterrés, ainsi qu’une somptueuse peinture murale retrouvée dans le palais de l’Empereur.
La deuxième partie porte sur la vie de Qin et sur son monumental héritage.
La dernière partie revient sur les troubles politiques et la montée de la dynastie des Han au pouvoir.

Des informations complémentaires sont disponibles dans la revue de presse du MBAM daté du 6 décembre 2010 au 7 janvier 2011 et disponible au format pdf.

Dans cette vidéo de 2 minutes publié par « montreal157 » en février 2011 sur Youtube est présentée l’exposition au MBAM. De courts extraits des conférences de Nathalie Bondil et de Laura Vigo, toutes deux en charge de la scénographie, sont montrés, entrecoupés par une déambulation dans les salles d’exposition.
Cette vidéo est réalisée par Jacqueline Mallette de ServicesMontreal.com.

Le célèbre sinologue Charles Leblanc, professeur émérite du département de philosophie de l’Université de Montréal et du Centre d’études de l’Asie de l’Est a fait le déplacement. Cette information est disponible sur le site de l’université de Montréal dans la rubrique du CERIUM.

Grand spécialiste de la Chine, il a à plusieurs reprises entrepris le voyage jusqu’au tombeau. Il s’exprime dans le journal de l’université de Montréal et raconte l’histoire de cet Empereur, ce qu’il a apporté à la Chine dans un article proposé par Marie Lambert-Chan.
L’exposition est un succès à ses yeux.

« Je cours ce genre d’exposition d’objets chinois et je dois avouer que, jusqu’à présent, c’est la plus belle que j’ai vue. »

(Charles Leblanc pour le journal de l'Université de Montréal)


Un colloque pour L’Empereur Qin au Musée des Beaux-Art de Montréal

Le 25 février 2011 le Musée des Beaux-art de Montréal organisait un colloque autour de son exposition phare « L’empereur guerrier de Chine et son armée de terre cuite ». Le compte rendu en format pdf vous est proposé par le MBAM.

Cette journée réunit des chercheurs, historiens et archéologues des universités McGill, Columbia University, Université de Montréal et bien d’autres derrière le thème « Nouvelles perspectives archéologiques sur la dynastie des Qin ».

Il y a une volonté de la part des chercheurs de réinterpréter l’héritage monumental laissé par la dynastie Qin du III ème millénaire avant notre ère.

« [Le but est]de fournir un nouvel éclairage sur l’histoire et la société chinoises, en explorant le contexte et les diverses interprétations de la culture matérielle, de même que l’importance de ces informations pour l’art et l’archéologie. Les répercussions sur le plan social, les valeurs, les aspects politiques et archéologiques de la civilisation de Qin seront abordés dans un contexte élargi. »


(Colloque « Nouvelles perspectives archéologiques sur la dynastie des Qin » au MBAM)

L’Australie accueille les soldats en terre cuite

Peut-être avez-vous eu la chance de voir « The First Emperor China’s entombed warriors », l’exposition Australienne sur les soldats en terre cuite de Xi’an. Pour les moins chanceux, dressons un petit topo.

La première sortie de Chine des soldats terracotta s’était faite en Australie en 1983. Voici le récit du deuxième volet du 2 décembre 2010 jusqu’au 13 mars 2011. Cette installation fut organisée, comme la précédente, par la Galerie d’Art de Nouvelle-Galles du Sud (Art Gallery NSW), à Sydney.

L’article paru le 6 décembre 2010 intitulé « Exposition de soldats en terre cuite de Xi’an à Sydney » de French People Daily prenant sa source à CCTV fait un compte rendu de l’événement à 2 millions de dollars.
L’exposition a accueilli plus de cent-vingt objets anciens, dont dix soldats en terre cuite et chevaux de l’armée du premier empereur Qin. Les œuvres présentées provenaient des collections de treize musées de la province du Shanxii en Chine et notamment du musée officiel des soldats en terre cuite que nous avons déjà mentionné dans un autre billet du blog.

Mais comme vous êtes de grands curieux, voici la page officielle de l’exposition sur le site de la galerie. On y trouve un très court historique des fouilles, une bande annonce de l’exposition ainsi qu’une liste non exhaustive des pièces majeures de l’exposition. Les soldats, bien entendu, mais aussi d’autres invités.

« Displayed alongside these iconic figures will be ceremonial vessels and bells, ornamental gold and jade, weapons and armour, palatial architectural remains, pottery and ceramics. Significant recent finds which have rarely been seen outside of China include an exceptional life-size bronze crane and swan, only discovered in the last decade. »


(Art Gallery NSW)

				

L’oeuvre de l’Empereur inspire les artistes du XXème siècle

Un tumulus pas comme les autres

En 1909 le médecin brestois Victor Segalen part pour la Chine afin d’y soigner les malades de la peste. Il s’y installe un an plus tard avec sa famille. Cet homme est en faite bien plus qu’un simple médecin, ethnologue, archéologue et même écrivain, il décide en 1914 d’organiser une mission archéologique dédiée aux tombeaux des Han. Lors de son voyage, il prendra le 16 février ce cliché.

Téléchargé depuis notre Flickr, le 15/04/2012

Vous l’aurez reconnu, c’est notre tumulus, sa face nord pour être exact. Nous sommes 50 ans avant la découverte du grand monument funéraire. Segalen avec son regard affuté, en voyant cette montagne, ne résiste pas à en prendre les mesures exactes. Il savait que le tell appartenait à l’Empereur Qin Shi Huang mais il n’imaginait peut-être pas l’étendue de cet d’extraordinaire tombeau.
Il décrit de manière très poétique et romanesque sa visite sur le mausolée. Wikisource, la bibliothèque numérique libre a archivée le compte rendu de sa Mission publié cinq ans après sa mort.

Wikisource est l’un des innombrables outils développés par Wikipédia, créé en 2003 en Floride par Jimmy Wales. Très facile d’utilisation, c’est une source qu’il ne faut pas négliger, car contrairement à son encyclopédie en ligne, les sources proposées dans cet outils sont pour la grande majorité acceptées par la communauté universitaire.

Capture d’écran du site, le 15/04/2012

Bien que nous l’ayons déjà présenté dans l’article consacré au mausolée de Qin Shi Huang, nous revenons ici un peu sur le sujet.
Segalen procède à la manière des ethnographes de son siècle, à savoir par une description exhaustive du site, tout en y mêlant de la littérature classique et des écrits historiques comme
l’Histoire des Trois Royaumes de San-Koué-Tchy et Les Mémoires Historique de Se-ma Ts’ien. La traduction de ces ouvrages nous semble quelque peu farfelue et Segalen interprète lesdits récits avec un vocabulaire qui nous étonne un peu :

« Il n’est fait, dans les aménagements et la décoration, aucune présomption d’une vie extraterrestre ; c’est une raison de croire que les Chinois, dès avant l’époque Han, ne traitaient, même dans les tombes, que des représentations de la vie humaine. »


(Victor Segalen dans « Tombeau de Che-houang-ti.Mission archéologique en Chine. Les Tumulus impériaux de la vallée da la Wei »)

Bien sûr, l’acception du mot « extraterrestre » est à nuancer, cela n’avait pas le sens que nous lui connaissons ; en utilisant ce mot l’archéologue fait allusion à ce que l’on pourrait appeler la dimension transcendante de la condition d’être terrestre.

Capture d’écran du site du Musée Guimet, le 15/04/2012

La photographie du tumulus fait partie du fond Segalen conservé au Musée Guimet, musée des arts asiatiques.
Elle est disponible sur leur site récemment rénové. Le tumulus est présenté par un court article qui revient sur la mission de Segalen, sa vie et son œuvre comme les romans
Stèles et Le Fils du Ciel.
L’article est un peu trop bref et certains propos manquent de clarté. Outre l’ergonomie trop spartiate et l’interactivité très limitée, le plus regrettable reste la petite taille des images des collections et un cartel bien trop minimaliste. Pour un tel Musée c’est bien dommage et cela reflète surtout un manque d’interet à l’égard de la version numérique. De plus, en début d’année le cartel des images était bien plus fourni qu’il ne l’est aujourd’hui. Ce changement s’explique mal. Le site est censé être la vitrine du musée et par là même, donner envie à l’internaute de s’y rendre. Nous sommes au regret d’affirmer que l’objectif est loin d’être atteint.

Cette photographie est exposée comme une œuvre d’art et Segalen, on ne peut le nier, avait de multiples talents dont celui de la photographie.

Cela nous amène à vous montrer une autre œuvre d’art, une sculpture d’argile cette fois.

Une sculpture pour les artisans du tombeau

Téléchargé depuis notre Flickr, le 15/04/2012

Cette œuvre contemporaine représente les ouvriers en train de fabriquer les chevaux et soldats qui composeront l’armée en terre cuite de Qin. Bien que nous ayons procédé à de nombreuses recherches sur le web, nous ne sommes pas parvenus à retrouver l’artiste qui est à l’origine de cette sculpture. Néanmoins nous avons déniché un blog qui se sert de cette œuvre pour détailler les techniques qu’utilisaient les sculpteurs afin de construire l’armée en terre cuite.

Téléchargé sur le site de Betty Faire, le 15/04/2012

Cette approche peu commune, est largement bien menée et c’est Betty Faivre qui en est l’auteur. Nous avons déjà commenté sa page dédiée à l’Empereur dans un autre article et souligné les soucis rencontrés dans l’ergonomie du site.

Elle énonce les différentes techniques comme le foulage ou l’utilisation de moules, puis revient brièvement sur le mode de cuisson et le modelage des expressions des soldats.

Téléchargé sur le site de Betty Faire, le 15/04/2012

Cette mise en abime rend hommage à ces milliers d’anonymes qui, pendant près de quatre décennies, confectionnèrent plus de 8000 soldats et chevaux pour satisfaire la folie d’un homme. Après la mort de ce dernier, les ouvriers se virent enfermés vivants pour finir leur ouvrage et garder à jamais les secrets du tombeau.

Des clichés de ces reconstitutions exposées durant l’exposition « The First Emperor: China’s Terracotta Army » au British Museum sont accessibles sur la page« In pictures: China’s Terracotta Army » de la BBC News.

Téléchargé depuis notre Flickr, le 15/04/2012

Le soldat pantin géant à la petite fille

La Chine a connu avec Qin Shi Huang son premier véritable unificateur, le musée devait donc lui faire honneur.
Voici une photographie qui retint notre attention par son incongruité. Nous n’avons hélas que ce cliché à vous présenter, mais il vaut le détour. Il fut trouvé sur la galerie de photos de vacances de Pierre Thery, qui  regorge d’autres clichés pris à travers toute la Chine durant l’année 2009 et postés la même année sur son site. Vous y trouverez une quinzaine d’albums, notre photo se trouvant dans le deuxième album, à la page 4.

Téléchargé sur notre Flikr, P9, le 15/04/2012

Ce que vous voyez est le Hall du musée de Qin à Xi’an en Chine. Le photographe cadre les deux pantins articulés de taille impressionnante. Le plus grand, vous l’avez deviné, est fait sur le modèle des soldats en terre cuite et mesure environs 10 mètres. À côté de lui se tient une petite fille chinoise mesurant tout de même plus de 5 mètres de hauteur. Ils sont surement fait de bois, mais nous ne pouvons que spéculer, autant sur la composition que sur la taille, car nous n’en avons trouvé aucune autre allusion.
Les photos n’étant pas du tout légendées, la galerie perd en lisibilité. Les deux pantins géants sont mit en scène, ainsi le soldat donne la main à la petite fille à la manière d’un papa et ce dernier  baisse la tête vers elle.

Un portait flatteur

La galerie de photos d’Imelda propose un album dédié à l’exposition du Houston Museum of Natural Science qui eu lieu en 2009 à Houston dans l’état du Texas aux États-Unis. Nous lui consacrons un article dans notre catégorie exposition.
L’une des photos est particulièrement savoureuse et pour le moins inattendue.

Telechargé depuis notre Flickr, le 15/04/2012

Un tableau d’un soldat en terre cuite à la manière de l’autoportrait de Andy Warhol, célèbre artiste fondateur du Pop Art.
Cette résurgence de l’armée de Qin par le Pop’art aurait certainement plu à Warhol. La sérigraphie que prônait l’artiste peut-être vue comme une mise en abîme de la production en série des soldats en terre cuite, mais le rapprochement s’arrête là, il ne faut pas oublier la volonté d’unicité recherché pour chacun des soldats.
C’est le musée qui est à l’origine de cette commande, mais nous n’avons trouvé aucune information complémentaire sur leur site.


Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Museum of Terra-cotta Warriors and Horses of Qin Shihuang sans jamais avoir osé le demander


À la suite de la découverte du mausolée en 1974 le potentiel touristique du site est apparu très vite à l’État chinois.

Le site China Culture

 Chinaculture.org est une branche du Ministère Chinois de la culture dédiée à l’actualité économique, politique et aux manifestations culturelles de la Chine. Le site revient aussi sur certains faits historiques et  sur des grandes découvertes archéologiques.
L’article « Qin Terra Cotta Army Museum » décrit brièvement la découverte et l’ouverture du musée. C’est sur la fosse n°1 que fut construit le bâtiment qui allait devenir en 1979 le « Museum of Terra-cotta Warriors and Horses of Qin Shihuang ». Le hall d’exposition de la fosse n°3 fut construit en 1987 et ouvert au public en 1989. Plus tard, en octobre 1994, c’est la fosse n°2 qui fut ouverte au public. Le musée s’étend sur 190 000 m².

« The museum covers an area of 190,000 square meters. Among all, Pit 1 has an area of 14,000 square meters for exhibition halls and Pit 3, 1,200 square meters, and the exhibition hall of copper vehicles and horses and the auxiliary exhibition hall cover over 600 square meters each. »

(ChinaCulture.org)

Un film de 20 minutes est diffusé dans l’une des salles et revient sur les recherches faites par les scientifiques et les archéologues depuis 20 ans. Il aborde les problèmes de conservation des artefacts et décrit les méthodes de fouilles des soldats.
Le site est assez simple d’utilisation, vous trouvez à votre gauche la colonne des catégories, par exemple l’article présenté se trouve dans la catégorie « museum ». De plus les couleurs choisies, le bleu et le gris, permettent une navigation prolongée agréable sur le site car elles ne fatiguent pas les yeux de l’internaute. Les articles sont assez courts et les sujets très variés. C’est une porte ouverte intéressante sur la Chine, facile d’accès et assez complète ce qui permet d’approcher cette culture.

Le site du Museum of Terra-cotta Warriors and Horses of Qin Shihuang

BMY page d'accueil version anglaise

Le site internet du musée est disponible en chinois, en japonais et en anglais. Pour des raisons évidentes, nous ne vous parlerons que de la version anglaise.
Sur la page d’accueil, nous sommes tout de suite plongés dans une atmosphère feutrée : fond violet sombre, musique pesante. La page d’accueil titre « The First Emperor ». Vous pouvez modifier la couleur du fond d’écran, vert, gris ou bleu, choisissez selon vos goûts !
Le menu situé en bas de la page vous propose une introduction, c’est d’ailleurs la page sur laquelle nous sommes où est faite une brève introduction sur l’histoire du musée.

Ensuite nous est proposé un « Guide », outil bien pratique. Cette page met à notre disposition un plan complet du musée dans le coin en haut à gauche, ainsi que  les plans détaillés et légendés de chacune des fosses, du restaurant, du cinéma et du hall. Il est possible de se déplacer dans le musée grâce à son curseur dans la fenêtre en haut à gauche, il suffit alors de cliquer sur la zone voulue, par exemple la fosse n°3 et son plan détaillé s’ouvre au centre de la page. Cependant il semblerait que seuls fonctionneraient les 3 fosses.
Ajoutons à cela l’impossibilité de cliquer à l’intérieur des différentes zones présentent sur les plans pour avoir un aperçu d’une partie précise de cette fosse, car hélas cette fonction n’est pas au point non plus.
Il apparaît que le chargement des images n’est pas bien installé. Vous pouvez accéder à quelques photos des fosses en cliquant sur « image », placé en dessous du plan interactif, mais vous serez très vite déçus au vue du peu de contenu des galeries. Par exemple les fosses 2 et 3 ne contiennent qu’une seule photo !

BMW page Guide

Dans la 3ème rubrique, nommée « Terracotta Army », un carrousel de sept soldats défile sur la page. Vous pouvez cliquer sur chacun d’entre eux pour faire apparaître une brève description.

Les deux autres catégories nous indiquent les différents services proposés au sein du musée comme des audio-guides ou des panneaux numériques présents à différents endroit du musée.

Pour finir, il est possible de poser des questions dans « Contact », il suffit d’écrire un message et votre adresse mail.

Le constat final est assez négatif. Il apparaît après navigation que ce site, qui faisait une forte impression au départ, est quasiment vide de contenu et très peu interactif. Nous avons presque envie de dire qu’il a surtout été créé pour faire joli.
Ce qui pourrait se révéler le plus intéressant reste hors de notre porté, ce sont les cinq catégories en chinois placées tout en haut du site. En cliquant sur la première une vidéo s’ouvre, sûrement la vidéo de présentation du musée.
Puis vous arrivez directement sur la page de la deuxième de ces catégories, la version chinoise du site qui a l’air bien plus complète que notre version anglaise. Même en n’y comprenant rien, il est possible au détour d’un clic de trouver quelques photographies des premières fouilles et de la construction du musée.


La troisième est destinée aux enfants. Les dessins animés sont un peu effrayants sans leur traduction.
La quatrième est une présentation d’un panel d’objets par le texte et la voix.
La dernière concerne apparemment le laboratoire de la province de Shanxi créé grâce à une équipe allemande et aux autorités chinoises dans les années 90.

Le site Trip Advisor

TripAdvisor

Trip Advisor fait parti des plus grands sites de voyage au monde, il permet au « voyageur d’organiser et de vivre le voyage parfait ».
Cette page est consacrée au musée des guerriers et des chevaux du mausolée de Xi’an en Chine. Tous les internautes peuvent noter le musée et laisser leurs impressions sur le lieu.
Mais ce qui nous intéresse le plus est que le site héberge les photographies des visiteurs du musée. Vous avez ici la plus grande galerie photos dédiées au Museum of Terra-cotta Warriors and Horses of Qin Shihuang. Bien sûr nombre d’entre elles se ressemblent, mais il semblait indispensable de vous présenter ces centaines de clichés.
Ce site est très apprécié par les touristes. Et oui,  il sont des milliers à le visiter chaque jour !

Making of terracotta Warrior

Nous vous proposons de visionner la petite vidéo de l’atelier de Xi’an chargé des reproductions des soldats en terre cuite destinées à la vente, intitulé « Making of terracotta Warrior ». Il dure 4’45 minutes et est hébergé sur Youtube par galleriapangea en 2006.

Un parc à thème pour Qin Shi Huang

C’est en 2002 qu’est voté le réaménagement de la province de Lingtan, le site china.org revient sur cet événement et titre dans sa rubrique culture « Xi’an : Projet de création d’un parc sur l’emplacement du mausolée de l’empereur Qinshihang ».

Voila un projet bien ambitieux l’article nous décrit sa dimension économique, plus de 553 millions de yuans y seront investis pour la création d’un parc à thème au  coeur même du mausolée de l’empereur.  L’article annonce que cette formidable attraction   :

« sera conçu comme une vitrine de démonstration de la culture de l’ancien pays des Qin de manière à rehausser les attraits de la zone touristique du mont Lishan dont il fera partie. »

Les travaux débuteront dès mars 2003 et ce parc à thème s’étendra sur  2,26 km². L’article est assez bref et il manque un certains nombre d’informations, comme le temps que dureront les travaux ou encore ce que vont devenir les villages de la zone à aménager. C’est dommage, car ce site nous avait habitué a un meilleur traitement  de l’information.

Mais cet article est publié dans la version française du site et elle semble moins bien développée que la version anglaise, vous pouvez constater les différences en regardant l’article Mythe et réalités du blog ou nous avons référencé le billet dédié au tombeau.

Nous avons réussi à trouver un autre article, beaucoup plus récent cette fois ci, daté de 2009 sur le site French China.org.cn. qui fait aussi partie du réseau China.org.

L’article est  plus détaillé et fait l’annonce d’une superbe promotion : « Une offre spéciale pour les visiteurs du Mausolée de Qinshihuang ».

Nous apprenons que les travaux devraient se terminer fin 2010 et que pour tous billet acheté un autre sera  offert. C’est une vrai campagne publicitaire qui s’organise ! Le budget ayant été dépassé pratiquement de moitié, le gouvernement doit s’assurer que dès sont ouverture le parc puisse tourner à plein régime. Ce coût supplémentaire est du au 6 000 habitants et 24 entreprises qu’il fallu reloger.

Après un bref retour sur l’histoire et la fouille du mausolée, l’article nous donne des informations intéressantes et inédites : on apprend que depuis l’ouverture du museum en 1979,  plus de 70 millions de touristes sont venus, dont 7 millions d’étrangers ; et que depuis cette découverte en 1974, la Chine à mis en place une politique de recherches de vestiges de la Chine Antiques très importante et à mis au jour plus de 600 autres sites.

Les chercheurs ont affirmés que la partie du mausolée mise au jour n’était en réalité qu’un petit aperçu du complexe funéraire ; il y aurait, selon eux, la taille du ville avec tout ce que cela implique. Le tombeau n’a, quant à lui, pas encore été fouillé et ne le sera probablement pas avant très longtemps.

Ce que nous regrettons au final c’est qu’aucun des deux articles ne reviennent sur la nature du parc : on sait uniquement que le musée sera rénové afin de diviser l’espace en « trois zones fonctionnelles », grâce à l’agencement de statues funèbres des Qin  et que des arbres et des routes ont été installés  afin de rendre le lieu le plus facile d’accès et le plus agréable possible. C’est assez flou  et aucune critique sur les aménagement n’est faite.

Pour finir, nous préférons le deuxième site au premier, son ergonomie est bien plus clair eet agréable et le sujet est mieux traité. Il sont tout les deux signés PeopleDayli, un quotidien chinois très populaire.

Le site French Xinhuanet

Pour les J-O de Beijing en 2008, les autorités Chinoises ont organisé au Parc Olympique (Olympic Green) une petite exposition de quatre soldats en terre cuite et d’une poterie cassée lors de sa rénovation. Pendant plus de 15 jours au mois d’août, les chinois ont pu admirer les sculptures âgées de plus de 2200 ans.
C’est le site French Xinhuanet spécialisé dans « les nouvelles à travers la Chine et le monde » qui publie cette nouvelle au mois de juin de la même année. Ce site, créé en 2004, présente dans son menu différents accès à l’information : « Chine », « Monde » ou « Afrique » ainsi que « Culture/Education » ou encore « Société » et « Santé ». Le site est proposé en anglais, en espagnol, en chinois, en japonais, en arabe et en russe avec une interface propre à chacune des langues.

Le site CCTV

Pour ceux qu’il voudraient parfaire leurs connaissances, voici CCTV.com, le site internet de la Télévision centrale de Chine, très intéressant et surtout très instructif.
Il publie en 2005 un long article qui semble être le résumé d’un documentaire diffusé sur la chaîne intitulé « Archives Chinoises du patrimoine mondial Ⅴ  – Mausolée de Qin Shi Huang ». Celui-ci retrace toute l’histoire du mausolée de Qin Shi Huang de sa construction à sa découverte, ainsi que les différentes interprétations des archéologues. L’article est signé par Zhang Qi de manière humoristique, mais il serait dommage de le rejeter pour manque de sérieux. Le contenu y est exhaustif et prend ses source sur différents sites dédiés à l’histoire et à la culture chinoise comme Le quotidien du peuple ou China.org ; deux sites que nous avons déjà décrit dans divers articles, ou encore sur des textes et sources anciens comme les « Mémoires Historiques » écrites au 1er siècle avant notre ère. Les quatre pages proposées résument bien le sujet et vous permettront une bonne compréhension de la construction du mausolée et des problèmes concernant l’ouverture du tombeau.

Terracotta Warriors and Horses of Qin Shihuang

Pour finir, voici une petite perle destinée aux enfants chinois : « Terracotta Warriors and Horses of Qin Shihuang », un dessin animé de 1’30 minute à peine, sur l’histoire du mausolée de Qin Shi Huang publié sur Youtube en 2008 par Chinesebits. Et pour notre plus grand plaisir la vidéo est sous titrée en anglais !

Maintenant le Museum of Terracotta Warriors and Horses of Qin Shihuang n’a plus aucun secret pour vous !


Travaux universitaires sur la modélisation des soldats en terre cuite

Des soldats en 3 dimensions

Une première étude est parue en 1995 et a été réalisé par Nadia Magnenat Thalmann, professeur en informatique, Igor Sunday Pandzic, chercheur en électronique et Jean-Claude Moussaly, diplômé en visualisation et transmission de graphiques ; tous trois rattachés à l’université de Genève.

« The Making of the Xian Terra-Cotta Soldiers », disponible en format PDF, retrace la création d’un court métrage sur l’armée terracotta de Xian.

On y explique d’abord les méthodes de création et d’animation des visages, puis la technique des « metasphères » pour modeler et déformer les corps des soldats.
Suivent une description des vêtements des soldats, des chevaux et du décors, puis un exposé des techniques d’intégration des figures au décors.

transféré du mémoire d'Hélène de Ribaupierre 2007

La seconde étude, également proposée au format PDF et diffusée par la même université, est beaucoup plus récente car datée de 2007. Elle pointe l’évolution des techniques de modélisation. C’est le mémoire de Bachelor en Système d’information d’une étudiante à l’Université de Genève, Hélène de Ribeaupierre, intitulé « Armée de terre cuite de Xian ». Ce travail s’inscrit dans les recherches de MIRALab concernant l’héritage culturel.

Le thème de ce projet est l’Armée de terre cuite de l’Empereur Qin Shi Huang, de Xian en Chine. Il s’agissait de reproduire en trois dimensions un général, un soldat et un hufu, objet utilisé par l’Empereur et ses généraux afin de transmettre les ordres de déplacement aux troupes ; puis de les animer selon un scénario avec des références historiques. Cela est possible grâce au programme 3D studio Max.

Toute la première partie est consacrée au contexte historique.
C’est une bonne synthèse bien illustrée et documentée, basée sur les textes de l’historien confucianiste Sima Qian et les travaux des archéologues chargés de la fouille. Elle revient sur les diverses hypothèses émises sur la création du tombeau.

Puis vient le temps de la modélisation.
C’est un travail technique qui demande de connaître un tant soit peu le jargon de la profession. Toute une série de logiciels vont être utilisés et différents modes de modélisations appliqués afin de créer un soldat donnant un Hufu à son général dans une pièce close.

Transféré du mémoire de Hélène de Ribaupierre

Nous en avons retenu deux.

En premier la « modélisation polygonale », qui est utilisée pour fabriquer les volumes et permet aussi de créer des mouvements.
Pour plus de détails, vous pouvez vous rendre sur le site de Raphaël Isdant, dans l’onglet « support de cours » rubrique « Maya » section « modélisation polygonale ». Cet homme participe actuellement au programme ITR de l’ENSADLab dans un processus mêlant recherche et création. Il intervient dans diverses écoles d’art, à l’université Paris VIII et au sein du pôle numérique de l’École Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris (ENSBA).

La seconde est le « bump mapping », qui sert à rendre la texture des objets après la modélisation par polygone. Chaque face d’un objet a besoin d’un traitement pour avoir l’air réel.
Pour comprendre un peu mieux cette technique, l’article « placage de relief » de l’encyclopédie collaboratif Wikipédia vérifié le 7 janvier 2012 est suffisant.

Évidement bien d’autres outils ont été utilisés pour la couleur, la diffusion de la lumière ou la capture de mouvement qui sont au final tous couplés pour un rendu plus réaliste.

Transféré du mémoire de Hélène de Ribaupierre 2007

Ces deux études laissent présager de l’utilisation de la modélisation à plus petite échelle. Un travail de long haleine certes, mais qui ne manquera pas de trouver bon nombre d’utilisateurs.

En 2005 est sortie un CD-ROM interactif sur les les soldats et les chevaux de Qin, le projet « 3D model : Terra Cotta Warriors and Horses », vise à raconter l’histoire de la Chine et de la dynastie des Qin en revenant sur la manière dont les chevaux étaient montés, harnachés et décorés. Nous vous proposons la petite vidéo hébergé sur Youtube, posté par hohuang64 en juillet 2009. Cette  modélisation d’une tête de cheval ne dure que 6 secondes et le rendu peux avoir l’air grossier, mais ce n’est qu’une étape intermédiaire avant le rendu final. Si vous regardez bien, vous verrez qu’une attention particulière est portée sur les zone d’ombre de la crinière de l’équidé.