Archives de Tag: soldats en terre cuite

Pour les frénétiques !

Si vous êtes atteint de Qinmania, ce qui suit est pour vous !


Pour les numismates

Non, vous ne rêvez pas, c’est bien une pièce de monnaie à l’effigie du célèbre Empereur de Chine Qin Shi Huang.
C’est évidemment un site de numismates, la « cgb. fr » qui vous propose de l’acquérir par leur service d’achat en ligne créé en 2009. On y trouve des billets de collection, des monnaies d’or et d’argent. À l’origine La Compagnie Générale de Bourse était une boutique parisienne.

Capture écran faite sur le site "nimushop: cgb : boutique en ligne"

Cette pièce rend hommage à l’Empereur et à son mausolée rempli de soldats en terre cuite. Sur le coté pile, on exalte plutôt la République Populaire de Chine et du coté face, on trouve un portrait du Général de terre cuite et ses soldats placés derrière lui.

Cette fabrication est sûrement le résultat direct de l’inscription du site au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1987. Cela fait parti des nombreux produits dérivés que vous pouvez acheter dans la boutique cadeau du musée à Xi’an.
Vous pouvez vous procurer cette magnifique pièce de 5 yuan pour la modique somme de 5,80€. Il s’agit d’une pièce de collection et c’est pour cela qu’elle coûte bien plus que sa valeur monétaire. Pour information il y a un rapport de 1/8 entre l’euro et le yuan, donc pour 5,80€ vous pouvez avoir normalement 40 yuans.

Capture d’écran faite sur le site "nimishop : cgb : les boutiques en ligne" 2012-04-01 à 12.32.17

En ce qui concerne le site, la navigation y est aisée et agréable. Les articles se présentent sous forme de petites fiches et les illustrations ne sont pas pour nous déplaire.
De plus sur la page de présentation six autres sites consacrés aux pièces rares sont indexés.
En revanche, il y a peut-être un manque de clarté dans leurs intitulés. Par exemple pour la pièce de 40 francs or Louis XVIII à 3200 €, (il faut être vraiment passionné !) il manque la mention de « pièce Napoléonienne », car celle-ci peut-être confondue avec le fameux Louis d’or qui lui n’est plus produit depuis 1789, date importante de l’histoire de France. On reconnaît que la confusion entre Louis d’or et pièce Napoléonienne est fréquente pour la majorité des gens, mais pour un site dédié entièrement à la numismatique on est en droit d’espérer une distinction. D’autant que sur la majorité des sites du même type, elle est bien faite.

Un échiquier thématique

Après l’échiquier Astérix, les Simpson, le Seigneur des Anneaux, Star Wars et Harry Potter, voici l’échiquier Terracotta, l’armée de terre cuite de Qin !

Capture d’écran de la photographie proposé sur le site d'eBay le 2012-04-01 à 16.48.32

Ce superbe jeu d’échecs vous est proposé à la vente sur PriceMinister, une « entreprise […] d’achat et de vente en ligne, premier site de commerce électronique français créée en août 2000 » d’après Wikipédia, l’encyclopédie en ligne.

Nous vous conseillons de faire un recherche par mot-clefs, car ce site catégorise de manière très aléatoire ses annonces.
Un exemple assez frappant, nous avons remarqué que l’annonce de ce jeu était classé dans la catégorie « Enfant ». Il s’avère que depuis la page d’accueil de PriceMinister, pour accéder aux annonces des jeux, il vous faut passer par la catégorie « Jouets Enfants ». Soit, pourquoi pas, mais ce n’est pas très pertinent.
À titre de comparaison,
eBay un site web américain de ventes aux enchères existant déjà depuis plus de 12 ans, propose la catégorie « Jeux, Jouets, Figurines ».
De plus, la catégorisation des jeux s’arrête très vite : « Jeux d’échecs » n’existe pas.
Là encore
eBay se démarque car lui la possède.
Toujours plus étrange, eBay nous propose ce même jeu d’échecs moins cher, c’est-à-dire à 45,50€ (38€ + 7,50€ de frais de port), contre 52,50€ (40€ + 12, 50€ frais de port) pour PriceMinister. Il est donc intéressant de faire un petit tour d’horizon avant de faire vos achats.

Le vrai coup de maitre d’eBay est que les ventes entre particuliers ne peut ici être soumis aux lois sur le commerce, ils ont su grâce à Internet exploiter une faille juridique et permettre à tout un chacun de devenir vendeur sans le problème des taxes ! Bien joué eBay !
Le site est en soi plus complet et mieux organisé que son émule français.

Le plateau de l’échiquier mesure 38x38cm, la hauteur du roi est de 10cm et celle des soldats de 7cm. Il n’est pas possible en revanche de connaître la composition du plateau et des pièces, mais eBay nous informe que cet échiquier a reçu la médaille d’or du premier produit « souvenir chinois ».

Philatélie

Capture d’écran faite sur le site d'eBay le 2012-04-01

Pour notre grand bonheur, en procédant à cette comparaison des sites de vente en ligne, nous avons trouvé sur eBay une annonce sur des timbres poste à l’effigie des soldats et chevaux du mausolée de Qin Shi Huang.
Pour 5 euros, les philatélistes seront ravis. Mais l’annonce inquiète un peu car le vendeur « pouchounetrouge » affirme que ses petits timbres ont été édités avant 1900 …

Attendez , ce n’est pas fini !

eBay pourrait tout à fait être comparé à la caverne d’Ali Baba. Lors de nos pérégrinations nous sommes tombées sur quelques petites perles.

Capture d’écran des soldats de Qin en lego depuis eBay,le 2012-04-06

D’abord pour les legomaniacs, vous ne pouvez prétendre à une collection idéale sans ces adorables petits soldats. Cette collection nous vient de « drkade », un vendeur des États-Unis, et peuvent être livrés partout dans le monde. Comptez 10,70 euros la pièce.

Capture d’écran depuis eBay, le 2012-04-06

Cette poupée à la manière de Ken se nomme « Hero Qin Dynasty Warrior ». Il est mis en vente sur eBay par « 7toys7 » , un vendeur de Hong Kong pour  15,30 euros. La livraison est possible dans le monde entier.
Vous pouvez ainsi faire  revivre l’Empereur, si c’est bien lui, et lui faire prendre toutes sortes de postures incongrues. Les enfants vont sûrement adorer. Prévoyez tout de même la confection de vêtements, le vendeur n’en propose pas malheureusement. Tout nu comme ça, il est un peu étrange.

C’est objets font tous partie de la collection « Ancient Chinese ».


Capture d’écran d'une annonce eBay le 2012-04-06

Cette page d’eBay est un peu particulière car c’est une hybridation entre la version francophone et américaine, ainsi fusionnent dans une même page les annonces des deux pays dans l’interface anglophone.

Malgré cette configuration spéciale, l’internaute en comprend le contenu, et n’est pas gêné dans sa navigation. C’est surtout un atout majeur pour eBay qui, en procédant à la traduction de certaines annonces, agrandit son nombre d’acheteur potentiels.


« Regardez ! Mon beau soldat »

Histoire d’expérimentation


Voici quatre vidéos intitulées « Mes soldats de l’éternité » nous montrant le travail d’un artisan sculpteur.

Benoît se fabrique un soldat en terre cuite à la façon des statues du tombeau de Qin Shi Huang. Il filme toute la chaîne opératoire, de l’extraction de l’argile jusqu’au séchage du soldat. Il poste le tout sur Youtube sous le pseudonyme « xianfactory », le 18 octobre 2011 pour les trois premiers épisodes et le 29 février 2012 pour la dernière vidéo qui est plus récente.
Ne manque plus que la peinture, mais ce n’est plus son domaine.

La première vidéo nous montre Benoît en pleine fabrication de la tête du soldat.

« Mes soldats de l’éternité épisode 1 »

Durant la seconde vidéo, Benoît crée le buste du soldat qu’il met en scène avec la tête de manière solennelle, tentant de recréer l’ambiance qui règne dans le mausolée de l’Empereur.

« Mes soldats de l’éternité épisode 2 »

La troisième vidéo est la fabrication des mains du soldat. Elles sont jointes, la droite étant posée à plat sur la gauche qui est aussi ouverte.

« Mes soldats de l’éternité épisode 3 »

Enfin, la quatrième et dernière vidéo durant laquelle Benoît fabrique un autre buste de soldat.

« Mes soldats de l’éternité épisode 4 partie 1 »

Ces vidéos sont disponibles sur le site amateur de vente en ligne de céramiques et sculptures de Benoît nommé « Soldat de l’éternité : artiste plasticien, Céramique xi-an, Guerrier de l’éternité soldats en terre cuite, sculpture terre cuite ».

On ne peut pas vraiment parler d’expérimentation archéologique car il faudrait pour cela suivre un protocole strict, ce sont juste des reproductions « à la manière de » des soldats en terre cuite du mausolée de Qin Shi Huang à Xian en Chine.


Les soldats de l’Empereur Qin se promènent en Europe

Les soldats de l’Empereur Qin se promènent en Europe.

L’ARMÉE DE QIN FAIT SENSATION

AU BRITISH MUSEUM

« Les soldats chinois ont conquis le British Museum » poste le journal web Le Figaro sur sa page culture le 30 septembre 2008.
Cyrille Vanlerberghe, journaliste du service science fait le point sur l’exposition « The First Emperor : China’s Terracotta Army » qui se tenait au cœur même du British Museum du 13 septembre 2007 au 6 avril 2008 dans la salle de lecture « The Reading Room » spécialement aménagée à cet effet. Que les bibliophiles se rassurent, les livres composant normalement la bibliothèque n’ont subit aucun dégât, et ils étaient disponibles dans une autre salle plus loin dans le musée, après la « Enlightenment Gallery ». De plus tout les aménagements effectués étaient totalement réversibles.

Le mystère qui entoure cette fabuleuse découverte est sans doute à l’origine de l’extraordinaire engouement des Anglais pour les soldats de terre cuite, on n’avait pas vu cela depuis l’exposition sur les trésors de Toutankhamon en 1972 nous dit-il ! Avec 850 000 visiteurs, l’exposition est plus qu’un succès, c’est un phénomène.

« Les portes du musée ont dû être fermées certains jour pour empêcher du monde de rentrer, rappelle le times, qui a décerné à Neil MacGregor, le directeur du British Museum, le titre envié de Britannique de l’année 2008, toutes catégories confondues ! »

(C. Vanlerberghe pour « Le Figaro.fr »)

Mais comment expliquer cette ferveur ?
Pour en savoir plus, nous nous sommes rendus sur le site du British Museum.
Grâce aux efforts et à la ténacité du directeur, le Musée de l’Armée en terre cuite et le Bureau des vestiges culturels de la province du Shaanxi à Xi’an en Chine ont bien voulu prêter 120 artefacts et objets.

Des images du déballage des caisses sont disponibles sur le site de la BBC news dans la galerie « In pictures : China’s Terracotta Army ». Une douzaine de soldats en terre cuite, des chevaux, des acrobates et même des musiciens ont été repartis de manière astucieuse dans le cœur du musée.
L’agence Metaphor
et les conservateurs ont voulu recréer un espace permettant de saisir tout le pouvoir et le drame des objets funéraires présentés au public.

La commissaire de l’exposition, Jane Portal, s’exprime sur l’exposition et raconte :

« The chance discovery of the terracotta army astounded the world. This exhibition will provide a wonderful opportunity to see these extraordinary objects close up and to learn about an empire which at its height was the rival of Rome and was to prove historically more enduring. »

(Jane Portal pour le British Museum)

Vous pouvez lire aussi sur le site britannique Apollo magazine un article publié le 1 septembre 2007, dans lequel Jane Portal explique en détails l’importance des dernières découvertes du site. Apollo Magazine, fondé en 1925, est spécialisé dans les Arts visuels. Le rédacteur en chef actuel est Oscar Humphries.

L’exposition retrace d’abord la vie et la montée au pouvoir de l’Empereur, puis on nous présente les mythes et mystères qui l’entourent. On voit combien cette découverte historique et archéologique fascine le public. La Chine qui est l’une des plus grande puissance économique, nous montre ici sont héritage culturel qui n’a absolument rien à envier à la culture occidentale.

Le financement de l’entreprise mondiale Morgan Stanley a été salué par la critique.

LA CHINE EN BELGIQUE

Dans la petite ville de Limbourg s’est tenu une exposition au sein de l’église des Frères Mineurs du 1 octobre 2008 au 31 Mars 2009.
C’est le Musée Maaseik de Belgique qui est a l’origine de cette manifestation culturelle intitulée « L’armée de Terre Cuite de Xi’an : Trésors des premiers Empereurs de Chine » :

« 14 soldats de terre cuite accompagnés de plus de 200 offrandes funéraires exceptionnelles des dynasties Qin et West-Han. Ces objets proviennent des complexes funéraires des empereurs et des tombeaux d’aristocrates qui ont suivi les empereurs dans l’au-delà. Des armes uniques et des objets en fer, bronze, argent, or, céramique et jade en révéleront toute la richesse. »

(Musée Maaseik)

Le site internet du Musée Maaseik vous permet, même trois ans après, de revenir sur l’exposition.
Vous trouverez plusieurs pages : Introduction, Contexte, Exposition, Factsheet, Galerie, et trois vidéos dont la bande annonce de l’exposition, qui ne dure que 19 secondes mais est particulièrement intéressante.
De prime abord le site ne paie vraiment pas de mine, mais quand on s’y penche d’un peu plus près, il est vraiment très bien fait et très facile d’accès, sans fioriture.
Seules petites ombres au tableau, sur la page vidéo, la deuxième vidéo (licence Youtube) n’est plus accessible et le lien vers la photographie panoramique de l’armée Terracotta de Patrimoine-Mundi est cassé. Nous avions déjà cité ce dernier lien dans un autre article. Le prix aurait également pu faire fuir les plus courageux puisqu’il vous aurait fallu débourser 16,50 € pour visiter cette exposition !
Voici une vidéo de l’exposition de 4 minutes proposée par MarcoSeiko sur Youtube depuis 2008. Retenons l’atmosphère lourde et sombre. Toujours la même scénographie mise en œuvre pour montrer ces soldats, l’effet tombeau prime à chaque fois. La musique qui accompagne cette vidéo vous met tout de suite dans l’ambiance.

Dans son blog « Living in Belgium », Antonia Harrison décrit l’exposition de Maaseik en décembre 2008.

« These [Fourteen warriors from the Terracotta Army] life-size sculptures are literally placed in confrontation with the more delicate terracotta armies of the emperors from the Western Han dynasty. In addition to the fourteen original terracotta warriors, the Maaseik Museums are proud to present over two hundred grave gifts from the Qin and Western Han dynasties. These objects originate from the tomb complexes of the emperors and the tombs of aristocrats following their emperor into the hereafter. These unique weapons and other objects made of iron, bronze, silver, gold, stoneware and jade exemplify the riches of the ruling class of the early Chinese Empire. »

(Antonia Harrison pour « Living in Belgium ») 

« LES SOLDATS DE L’ÉTERNITÉ »

SONT À LA PINACOTHÈQUE DE PARIS

On ne présente plus cette formidable découverte fortuite faite par des paysans sur les plaines de Xi’an en 1974. Le Musée d’Art et d’Histoire de la Province du Shaanxi, en Chine a prêté à la Pinacothèque 20 statues de soldats issus de l’armée enterrée pour une exposition totalement dédiée à celui qui unifia la Chine et à sa famille. L’exposition se déroulait du 15 avril au 14 septembre 2008, et elle se composait de trois parties :

  • Le Royaume Qin pendant les périodes de Printemps et Automne (770 – 450 avant J.-C.).

  • La vie matérielle, culturelle et rituelle à la période des Royaumes combattants et du royaume Qin.

  • La tombe du Premier empereur.

« Exposition exceptionnelle autour des légions enterrées en terre cuite de l’empereur Qin, souvent appelées les Guerriers de X’ian. »

(Pinacothèque)

Venez la visiter avec le directeur de la Pinacothèque de Paris Marc Restellini à travers une vidéo diffusée par NajaPress (©Tanguy Cadieu/Naja) le 24 juin 2008 sur Dailymotion, un site d’hébergement de vidéo intitulée « Exposition « les soldats de l’éternité » avec le directeur de la Pinacothèque de Paris ».

Sur le site de Radio 86, on vous propose un échange entre Marion Siffert, journaliste radio, et Marc Restellini, le directeur de la Pinacothèque. L’article qui accompagne le podcast audio est de Daniel Ernult.

Nous pouvons écouter également l’émission de radio « Le Salon noir » de France Culture du mercredi 9 juillet 2008 durant lequel Vincent Charpentier interviewe Alain Thote, commissaire de l’exposition. C’est le site de l’INRAP (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives) qui vous propose cet enregistrement.

EXPOSITION À LA FOIRE DE BOURGES

Après la Pinacothèque de Paris, c’est au tour de la Foire de Bourges de présenter les soldats et chevaux de Qin.

Cette 89ème édition de la foire à été particulièrement remarquée grâce à la venue d’invités prestigieux en somme tous un peu âgés puisqu’ils ont plus de 2200 ans, mais d’une expressivité à toute épreuve !

Nous avons trouvé deux blogs qui reviennent sur cette exposition.

Le premier est tenu par le comité de Jumelage de St Martin d’Auxigny et a pour but d’informer les citoyens de la ville. Un article intitulé « La Chine à la foire de Bourges » daté du 17 juin 2008 fait une rapide description du mausolée de Qin et ajoute des photos des soldats vus à la Foire.

Le second est Sport.Santé.com, un site dédié au sport qui regroupe des passionnés. L’un des administrateur, Véronique, consacre une partie du site aux « Sorties Culturelles », catégorie réservée aux manifestations et autre nouveautés de la ville de Bourges. L’article « La Chine de Xi’an à la foire de Bourges » est daté du 6 juin 2008 et tout comme dans le blog de Saint Martin d’Auxigny, on retrouve une description assez détaillée des quatre fosses du mausolée ainsi que des photographies du même type, mais avec une atmosphère beaucoup moins solennelle. Un mauvais point pour la configuration du site qui est inesthétique à cause des autres sites hébergés.

Nous déplorons la mauvaise qualité des photographies, car même en consultant les images de ces deux sites amateurs, l’internaute à bien du mal à se faire une idée de la scénographie de l’exposition. Ce qui semble en revanche certain, c’est que les soldats et les chevaux étaient présent en grand nombre pour le plaisir des petits et des grands Berruyers .


Les soldats de Qin en visite au Canada

Une exposition itinérante en terre cuite


A Toronto

Le 2 février 2010, Vincent Muller écrit « L’armée impériale chinoise débarque à Toronto » pour le site internet de l’Express magazine, l’hebdomadaire des francophones du grand Toronto. Cet article annonce l’exposition des guerriers de terre cuite du mausolée de l’Empereur Qin Shi Huang au Royal Ontario Museum (ROM) de Toronto. Cet événement serait le premier d’une série dans le cadre d’une exposition itinérante à travers le Canada.
En effet, le ROM et le musée des Beaux Arts de Montréal entamèrent des démarches auprès des autorités chinoises quasiment en même temps. Joignant leurs forces, les deux maisons parvinrent au bout de six ans de démarches à organiser une exposition d’ampleur.

« En tout, ce seront 120 ensembles d’objets, soit plus de 250 artefacts datant du premier millénaire avant J.-C., dont 18 sculptures en terre cuite grandeur nature, que le public canadien pourra découvrir. Les sculptures représentent du personnel militaire et civil très varié: des généraux, des soldats cuirassés, des officiers de grade inférieur, des archers, un acrobate, un cavalier, un conducteur de char ainsi que deux chevaux. »

(Vincent Muller pour l'Express Magazine)

Dans le communiqué de presse du ROM du 25 juin 2010, on découvre les dates de l’exposition : du 26 juin 2010 au 2 janvier 2011.
Celle-ci, mise en scène dans le Hall d’exposition Garfield Weston du Cristal Michael Lee-Chin au niveau B2 du Musée contenait un nombre jamais atteint d’objets de très grande valeur. Certains n’avaient même jamais été exposés.

On apprend que deux sponsors majeurs ont livré les fonds nécessaires au ROM. La famille Ho et le groupe financier BMO, une banque canadienne qui figurent tous deux en bas de l’affiche d’exposition. 

250 objets étaient présents, dont 6 soldats, un fonctionnaire civil, un artiste, deux chevaux et deux généraux en terre cuite.

L’exposition se découpait en trois parties. La première concernait la période d’ascension des Qin, la seconde son apogée avec les soldats terracotta et la dernière portait sur la dynastie Han.

Le professeur Chen Shen, conservateur principal depuis 1997, titulaire de la Chaire d’art et d’archéologie de l’Asie orientale au Département des cultures du monde du ROM a préparé à titre de commissaire le contenu de la tournée canadienne et se félicite d’avoir réussi à mener à bien un aussi gros défi.
Le professeur a organisé un cycle de conférence autour des soldats.

« La conception même d’une tournée nationale est nouvelle et sa présentation est contextuellement différente des expositions internationales précédentes. Le nombre de guerriers grandeur nature et l’ampleur de l’exposition en font la plus grande présentation, en Amérique du Nord, de l’armée du Premier Empereur. Un grand nombre des pièces montrées dans le cadre de cette tournée n’ont jamais quitté la Chine. En réalité, certaines n’ont encore jamais été exposées dans des musées chinois. C’est un grand triomphe pour le ROM et pour nos partenaires canadiens. »

(Chen Shen pour le ROM)

À Montréal


Une nouvelle exposition pour une nouvelle ville 

Après Toronto, on a pu voir au Musée des Beaux Arts de Montréal du 26 février au 11 juin 2011 l’exposition « L’Empereur guerrier de Chine et son armée de terre cuite ».
Le site du musée décrit le parcours de cette fabuleuse reconstitution historique et archéologique.

Tout comme au ROM, elle se divise en trois parties.
La première propose un bref aperçu de l’histoire de Chine du IXème siècle avant notre ère jusqu’à l’ascension de Ying Zheng, qui en prenant le pouvoir en 247 avant J.-C devint l’unificateur de l’Empire du milieu. Il se fera appeler Qin Shi Huang Di qui signifie littéralement « le premier auguste souverain ». Sont exposées de récentes découvertes et les premiers soldats déterrés, ainsi qu’une somptueuse peinture murale retrouvée dans le palais de l’Empereur.
La deuxième partie porte sur la vie de Qin et sur son monumental héritage.
La dernière partie revient sur les troubles politiques et la montée de la dynastie des Han au pouvoir.

Des informations complémentaires sont disponibles dans la revue de presse du MBAM daté du 6 décembre 2010 au 7 janvier 2011 et disponible au format pdf.

Dans cette vidéo de 2 minutes publié par « montreal157 » en février 2011 sur Youtube est présentée l’exposition au MBAM. De courts extraits des conférences de Nathalie Bondil et de Laura Vigo, toutes deux en charge de la scénographie, sont montrés, entrecoupés par une déambulation dans les salles d’exposition.
Cette vidéo est réalisée par Jacqueline Mallette de ServicesMontreal.com.

Le célèbre sinologue Charles Leblanc, professeur émérite du département de philosophie de l’Université de Montréal et du Centre d’études de l’Asie de l’Est a fait le déplacement. Cette information est disponible sur le site de l’université de Montréal dans la rubrique du CERIUM.

Grand spécialiste de la Chine, il a à plusieurs reprises entrepris le voyage jusqu’au tombeau. Il s’exprime dans le journal de l’université de Montréal et raconte l’histoire de cet Empereur, ce qu’il a apporté à la Chine dans un article proposé par Marie Lambert-Chan.
L’exposition est un succès à ses yeux.

« Je cours ce genre d’exposition d’objets chinois et je dois avouer que, jusqu’à présent, c’est la plus belle que j’ai vue. »

(Charles Leblanc pour le journal de l'Université de Montréal)


Un colloque pour L’Empereur Qin au Musée des Beaux-Art de Montréal

Le 25 février 2011 le Musée des Beaux-art de Montréal organisait un colloque autour de son exposition phare « L’empereur guerrier de Chine et son armée de terre cuite ». Le compte rendu en format pdf vous est proposé par le MBAM.

Cette journée réunit des chercheurs, historiens et archéologues des universités McGill, Columbia University, Université de Montréal et bien d’autres derrière le thème « Nouvelles perspectives archéologiques sur la dynastie des Qin ».

Il y a une volonté de la part des chercheurs de réinterpréter l’héritage monumental laissé par la dynastie Qin du III ème millénaire avant notre ère.

« [Le but est]de fournir un nouvel éclairage sur l’histoire et la société chinoises, en explorant le contexte et les diverses interprétations de la culture matérielle, de même que l’importance de ces informations pour l’art et l’archéologie. Les répercussions sur le plan social, les valeurs, les aspects politiques et archéologiques de la civilisation de Qin seront abordés dans un contexte élargi. »


(Colloque « Nouvelles perspectives archéologiques sur la dynastie des Qin » au MBAM)

Les sites amateurs dédiés à l’Empereur Qin Shi Huang et à son tombeau

Petit florilège

Lors de nos recherches sur le Web, nous avons trouvé toutes sortes de sites décrivant la découverte du mausolée et revenant sur l’histoire de Qin Shi Huang.
Après analyse, nous avons séparé les sites à contenu scientifique des sites amateurs, or il apparaît un nombre considérable de ces derniers. Il semblait donc logique de leur dédier un article afin de vous proposer une analyse de leurs contenus.

La plupart des sites amateurs semblent avoir du mal à concilier histoire, archéologie et galerie photo dans un même article. À croire qu’il faille privilégier l’un de ces aspects au détriment des deux autres.
Nous vous présentons ici quelques uns de ces sites que nous avons essayé de classer selon plusieurs critères, à savoir leur exhaustivité et leur facilité de navigation.

Le site « eathworm online »

Capture d’écran depuis le site le 2012-04-06

Vincent Kauffmann fait paraître en 2010 sur le site earthworm online dans la catégorie « culture », une galerie de cinquante-cinq photos d’un voyage en Chine fait cette année-là.

Ce site propose de produire et de diffuser du contenu photographique et audiovisuel.
Nous ne pensons pas que ce soit un site professionnel, mais peut-être peut-on se risquer à parler de semi-professionnel.

La page que nous avons retenue est « Découvrir Xi’an ».
La navigation est quelque peu gênée, car la structure de la page n’entre pas totalement dans la fenêtre standard de l’ordinateur et une publicité animée perturbe un peu notre lecture.
Mais c’est surtout le contenu qui reste très superficiel car l’approche historique de la région reste très sommaire.
Un parti pris regrettable car, hormis ces quelques points négatifs, la navigation vers les autres régions photographiées est facilitée par divers liens faciles à repérer et la redirection vers le menu est intuitive.
Ce dernier est clair, avec une colonne de catégories et d’articles sur l’actualité du site.
Certains pourraient y voir comme une vilaine mise en page, la présentation très enfantine de cet interface.

Le site « Album photos de voyages »

Dans le même registre, nous avons trouvé « Album photos de voyages », le site amateur d’André Gigandet.
Le principe est de compiler des albums de photos de voyage par pays, chacun décomposé en région.

Ainsi nous avons sélectionné l’article dédié à la visite du musée de Qin du 26 novembre 2011 intitulé « Armée de soldats en terre cuite à proximité de Xi An, Chine ».
Ici aussi la description est très brève et il ne propose qu’une dizaine de photos dont une floue.
Le site est plus sobre que le premier et révèle une architecture plus recherchée avec un classement plus clair grâce aux albums triés par pays. Un zoom est possible en passant sur les photos des albums et il y a une galerie déroulante au premier plan permettant de passer d’album en album. Dans l’ensemble les photos sont de meilleure qualité.
Il y a un peu de publicités, certes, mais elles sont placées de façon à ne pas déranger l’internaute. Les malus sont la toute petite police de couleur bleue qui nuit à la lecture et les images qui n’ont quasiment pas de cartel.

Le site « Aide au voyage »

Capture d’écran depuis le site amateur de Nathou et Nono le 2012-04-06

Nathou et Nono sont à l’origine du site « Aide au voyage » créé en 1996 et qui a cessé toute activité depuis 2002.
Ce blog amateur regroupe plusieurs articles sur différentes régions d’Asie.

La morphologie est faite à la manière du blog personnel et rigolo. Impossible de le confondre avec un site professionnel, car la couleur sable et la mise en forme sont établis pour donner l’effet album de vacances grâce à des cartes géographiques, drapeaux et dates de voyages.
Le menu, très pratique, se situe en haut et vous propose plusieurs catégories pour prévoir et réussir votre séjour comme « Avant de partir », « Tout sur les sous », « Sac à dos » ou encore « Les maladies ».
De plus, le site affiche une vingtaine de liens annexes afin de compléter vos recherches ainsi que le lien d’une agence de voyage au dessus du menu.
Avec tout cela, l’article « Chine, l’armée de terre cuite » sur le site du mausolée, même un peu court, présente de manière efficace une description du site, des fosses et des fouilles avec leurs dates.

Ce site s’inscrit dans le site ZLM Conceptun, un quatuor de sites hébergés par Cornut Informatique. Nous ne disposons pas d’informations complémentaires, mais les trois autres sites sont consacrés à la culture musicale entre autre et leurs conceptions sont pour le moins originales !

Nous avons ici deux sites qui reviennent sur la découverte archéologique du tombeau de l’empereur. Ils ont une vision très archéologique du sujet et sont assez exhaustifs dans la description des fosses ; le premier intègre des illustration liées à ses propos et le deuxième, à une approche originale du sujet.

Le site « Cultural China »

Capture d’écran depuis le site Cultural China, le 2012-04-06

Le site Cultural China propose plusieurs articles en anglais sur le tombeau, l’armée, les soldats en terre cuite et les chars de l’Empereur Qin Shi Huang avec des photographies de bonne qualité.

On notera cependant un point négatif, en effet, les articles ne sont pas les uns après les autres. Il faut descendre en bas de la page pour chercher un nouvel article, l’opération est un peu fastidieuse.
En revanche le design est agréable, les couleurs sont appropriées au contexte et le site est très fourni, proposant plusieurs rubriques sur la culture chinoise.
Voici leur page « Histoire », section « Archéologie ».

Le site « People’s Daily »

People’s Daily Online est un site en anglais qui présente surtout l’actualité de Chine.
Il semblerait qu’a l’origine le « People’s Daily » soit un journal papier d’informations chinoises.

Son approche dans l’article « Nine major enigmas of Qin Shihuang Mausoleum » de 2005 sur le tombeau nous a particulièrement séduit.
L’article présente une série de neuf questions sur le mausolée de l’Empereur Qin Shi Huang. C’est un traitement original que nous n’avons trouvé nul par ailleurs.
Le seul souci rencontré est l’absence totale d’illustrations, cela rend la lecture peu attractive et aucun hyperlien ne vient combler cette carence.
Sur la colonne de gauche, le signe « ? » apparaît systématiquement après chaque mot de la catégorie des flux RSS, probablement du à un problème d’encodage, ce n’est pas très esthétique mais en rien dérangeant pour la navigation.

Les trois derniers sites que nous vous proposons de découvrir intègrent histoire, archéologie et photographies à des degrés différents. Les deux derniers sont spécialisés dans la Chine et abordent en particulier ses aspects culturels. Les deux premiers sont des blogs amateurs, le troisième est une agence de voyage.

Le blog de Betty Faivre

Capture d’écran du blog amateur de Betty Faire, le 2012-04-06

Le blog de Betty Faivre est réalisé grâce à l’interface Overblog, un concurrent de WordPress et de BlogSpot.

L’article qui a retenu notre attention est « Le mausolée de l’empereur Qin » édité le 10 janvier 2010. Contrairement à ce que laisse supposer le titre, la découverte du mausolée est survolée de manière très brève. En revanche l’histoire de l’Empereur est soulignée.

Betty Faivre se sert de photos du tombeau pour illustrer son propos, ce qui n’est pas toujours très pertinent mais nous soulignons l’effort apporté dans la mise en page et dans l’élaboration du texte dans le but de capter l’internaute.
Trois publicités animées en haut à droite viennent gâcher la navigation et saturent le blog, il semble ainsi plus ratatiné et étouffé. Nous n’avons pas réussi à les supprimer, n’y à trouver qui était Betty Faivre d’ailleurs.

Son blog s’articule autour de plusieurs catégories dont une n’est accessible que par la colonne de gauche et la catégorie « contrepet » du menu n’est pas activée.
Betty Faivre consacre un autre article sur le tombeau que nous vous invitons à découvrir dans un de nos billets

Le blog « Un Frenchy à Shangai »

Voici le blog WordPress intitulé « Un Frenchy à Shangai ».
L’auteur publie le 19 octobre 2008 l’article « Xi’an (
西安) : l’armée de terre cuite – 兵马俑 ». Très agréable à lire, le style en est épuré à l’image du site. Son contenu on ne peut plus clair est accompagné de photos de très bonne qualité.

Ce second article intitulé « Xi’an (西安) : Le mausolée de l’Empereur Qin shihuang », consacré à l’histoire du mausolée est une biographie illustrée très intéressante de l’Empereur, mais les photos ne sont pas de bonnes qualitées, le plus souvent surexposées ou brouillées par les reflets des vitrines.

Pour trouver quelques mauvais points, la police de la colonne de menu aurait pu être plus grande pour une meilleure lecture. C’est la couleur ici qui fait défaut, les titres gris sur fond blanc deviennent presque illisibles. Ce qui manque également, ce sont des liens vers d’autres sources qui permettraient à l’internaute de prolonger son voyage.

Le site « Travel China Guide »


C’est le site amateur le plus complet que nous ayons trouvé. L’histoire, les fouilles, le tombeau et de nombreuses photos y sont disponibles. Le site en anglais « Travel China guide » est bien, comme son nom l’indique, celui d’une agence de voyage.

Son approche est très exhaustive, l’agence propose la visite des grands sites archéologiques de la Chine, donc tout est fait pour mettre l’eau à la bouche des internautes.
La circulation entre les différents sites archéologiques proposés est simple et intuitive.
La morphologie est faite de façon à simplifier la vie grâce à des couleurs choisies pour un effet de compartimentage assez réussi, mais le site reste surchargé d’informations. De plus, le copyright directement apposé sur les multiples photographies est désagréable et très peu esthétique.
Cela gâche la qualité des nombreux articles dédiés à notre sujet.

Nous finissons avec une vidéo en anglais très courte, elle fait moins de 3 minutes, publiée sur Youtube en mai 2007 par Martial Arts Cinéma.
Il s’agit d’une petite visite guidée du tombeau de l’Empereur Qin Shi Huang avec la guide de X’ian, mademoiselle Ling Huan.
Bien faite, cette vidéo permet une bonne entrée en matière.
Nous n’avons pas réussie à retrouver le site d’origine de cette vidéo ni son auteur malheureusement.

 


Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Museum of Terra-cotta Warriors and Horses of Qin Shihuang sans jamais avoir osé le demander


À la suite de la découverte du mausolée en 1974 le potentiel touristique du site est apparu très vite à l’État chinois.

Le site China Culture

 Chinaculture.org est une branche du Ministère Chinois de la culture dédiée à l’actualité économique, politique et aux manifestations culturelles de la Chine. Le site revient aussi sur certains faits historiques et  sur des grandes découvertes archéologiques.
L’article « Qin Terra Cotta Army Museum » décrit brièvement la découverte et l’ouverture du musée. C’est sur la fosse n°1 que fut construit le bâtiment qui allait devenir en 1979 le « Museum of Terra-cotta Warriors and Horses of Qin Shihuang ». Le hall d’exposition de la fosse n°3 fut construit en 1987 et ouvert au public en 1989. Plus tard, en octobre 1994, c’est la fosse n°2 qui fut ouverte au public. Le musée s’étend sur 190 000 m².

« The museum covers an area of 190,000 square meters. Among all, Pit 1 has an area of 14,000 square meters for exhibition halls and Pit 3, 1,200 square meters, and the exhibition hall of copper vehicles and horses and the auxiliary exhibition hall cover over 600 square meters each. »

(ChinaCulture.org)

Un film de 20 minutes est diffusé dans l’une des salles et revient sur les recherches faites par les scientifiques et les archéologues depuis 20 ans. Il aborde les problèmes de conservation des artefacts et décrit les méthodes de fouilles des soldats.
Le site est assez simple d’utilisation, vous trouvez à votre gauche la colonne des catégories, par exemple l’article présenté se trouve dans la catégorie « museum ». De plus les couleurs choisies, le bleu et le gris, permettent une navigation prolongée agréable sur le site car elles ne fatiguent pas les yeux de l’internaute. Les articles sont assez courts et les sujets très variés. C’est une porte ouverte intéressante sur la Chine, facile d’accès et assez complète ce qui permet d’approcher cette culture.

Le site du Museum of Terra-cotta Warriors and Horses of Qin Shihuang

BMY page d'accueil version anglaise

Le site internet du musée est disponible en chinois, en japonais et en anglais. Pour des raisons évidentes, nous ne vous parlerons que de la version anglaise.
Sur la page d’accueil, nous sommes tout de suite plongés dans une atmosphère feutrée : fond violet sombre, musique pesante. La page d’accueil titre « The First Emperor ». Vous pouvez modifier la couleur du fond d’écran, vert, gris ou bleu, choisissez selon vos goûts !
Le menu situé en bas de la page vous propose une introduction, c’est d’ailleurs la page sur laquelle nous sommes où est faite une brève introduction sur l’histoire du musée.

Ensuite nous est proposé un « Guide », outil bien pratique. Cette page met à notre disposition un plan complet du musée dans le coin en haut à gauche, ainsi que  les plans détaillés et légendés de chacune des fosses, du restaurant, du cinéma et du hall. Il est possible de se déplacer dans le musée grâce à son curseur dans la fenêtre en haut à gauche, il suffit alors de cliquer sur la zone voulue, par exemple la fosse n°3 et son plan détaillé s’ouvre au centre de la page. Cependant il semblerait que seuls fonctionneraient les 3 fosses.
Ajoutons à cela l’impossibilité de cliquer à l’intérieur des différentes zones présentent sur les plans pour avoir un aperçu d’une partie précise de cette fosse, car hélas cette fonction n’est pas au point non plus.
Il apparaît que le chargement des images n’est pas bien installé. Vous pouvez accéder à quelques photos des fosses en cliquant sur « image », placé en dessous du plan interactif, mais vous serez très vite déçus au vue du peu de contenu des galeries. Par exemple les fosses 2 et 3 ne contiennent qu’une seule photo !

BMW page Guide

Dans la 3ème rubrique, nommée « Terracotta Army », un carrousel de sept soldats défile sur la page. Vous pouvez cliquer sur chacun d’entre eux pour faire apparaître une brève description.

Les deux autres catégories nous indiquent les différents services proposés au sein du musée comme des audio-guides ou des panneaux numériques présents à différents endroit du musée.

Pour finir, il est possible de poser des questions dans « Contact », il suffit d’écrire un message et votre adresse mail.

Le constat final est assez négatif. Il apparaît après navigation que ce site, qui faisait une forte impression au départ, est quasiment vide de contenu et très peu interactif. Nous avons presque envie de dire qu’il a surtout été créé pour faire joli.
Ce qui pourrait se révéler le plus intéressant reste hors de notre porté, ce sont les cinq catégories en chinois placées tout en haut du site. En cliquant sur la première une vidéo s’ouvre, sûrement la vidéo de présentation du musée.
Puis vous arrivez directement sur la page de la deuxième de ces catégories, la version chinoise du site qui a l’air bien plus complète que notre version anglaise. Même en n’y comprenant rien, il est possible au détour d’un clic de trouver quelques photographies des premières fouilles et de la construction du musée.


La troisième est destinée aux enfants. Les dessins animés sont un peu effrayants sans leur traduction.
La quatrième est une présentation d’un panel d’objets par le texte et la voix.
La dernière concerne apparemment le laboratoire de la province de Shanxi créé grâce à une équipe allemande et aux autorités chinoises dans les années 90.

Le site Trip Advisor

TripAdvisor

Trip Advisor fait parti des plus grands sites de voyage au monde, il permet au « voyageur d’organiser et de vivre le voyage parfait ».
Cette page est consacrée au musée des guerriers et des chevaux du mausolée de Xi’an en Chine. Tous les internautes peuvent noter le musée et laisser leurs impressions sur le lieu.
Mais ce qui nous intéresse le plus est que le site héberge les photographies des visiteurs du musée. Vous avez ici la plus grande galerie photos dédiées au Museum of Terra-cotta Warriors and Horses of Qin Shihuang. Bien sûr nombre d’entre elles se ressemblent, mais il semblait indispensable de vous présenter ces centaines de clichés.
Ce site est très apprécié par les touristes. Et oui,  il sont des milliers à le visiter chaque jour !

Making of terracotta Warrior

Nous vous proposons de visionner la petite vidéo de l’atelier de Xi’an chargé des reproductions des soldats en terre cuite destinées à la vente, intitulé « Making of terracotta Warrior ». Il dure 4’45 minutes et est hébergé sur Youtube par galleriapangea en 2006.

Un parc à thème pour Qin Shi Huang

C’est en 2002 qu’est voté le réaménagement de la province de Lingtan, le site china.org revient sur cet événement et titre dans sa rubrique culture « Xi’an : Projet de création d’un parc sur l’emplacement du mausolée de l’empereur Qinshihang ».

Voila un projet bien ambitieux l’article nous décrit sa dimension économique, plus de 553 millions de yuans y seront investis pour la création d’un parc à thème au  coeur même du mausolée de l’empereur.  L’article annonce que cette formidable attraction   :

« sera conçu comme une vitrine de démonstration de la culture de l’ancien pays des Qin de manière à rehausser les attraits de la zone touristique du mont Lishan dont il fera partie. »

Les travaux débuteront dès mars 2003 et ce parc à thème s’étendra sur  2,26 km². L’article est assez bref et il manque un certains nombre d’informations, comme le temps que dureront les travaux ou encore ce que vont devenir les villages de la zone à aménager. C’est dommage, car ce site nous avait habitué a un meilleur traitement  de l’information.

Mais cet article est publié dans la version française du site et elle semble moins bien développée que la version anglaise, vous pouvez constater les différences en regardant l’article Mythe et réalités du blog ou nous avons référencé le billet dédié au tombeau.

Nous avons réussi à trouver un autre article, beaucoup plus récent cette fois ci, daté de 2009 sur le site French China.org.cn. qui fait aussi partie du réseau China.org.

L’article est  plus détaillé et fait l’annonce d’une superbe promotion : « Une offre spéciale pour les visiteurs du Mausolée de Qinshihuang ».

Nous apprenons que les travaux devraient se terminer fin 2010 et que pour tous billet acheté un autre sera  offert. C’est une vrai campagne publicitaire qui s’organise ! Le budget ayant été dépassé pratiquement de moitié, le gouvernement doit s’assurer que dès sont ouverture le parc puisse tourner à plein régime. Ce coût supplémentaire est du au 6 000 habitants et 24 entreprises qu’il fallu reloger.

Après un bref retour sur l’histoire et la fouille du mausolée, l’article nous donne des informations intéressantes et inédites : on apprend que depuis l’ouverture du museum en 1979,  plus de 70 millions de touristes sont venus, dont 7 millions d’étrangers ; et que depuis cette découverte en 1974, la Chine à mis en place une politique de recherches de vestiges de la Chine Antiques très importante et à mis au jour plus de 600 autres sites.

Les chercheurs ont affirmés que la partie du mausolée mise au jour n’était en réalité qu’un petit aperçu du complexe funéraire ; il y aurait, selon eux, la taille du ville avec tout ce que cela implique. Le tombeau n’a, quant à lui, pas encore été fouillé et ne le sera probablement pas avant très longtemps.

Ce que nous regrettons au final c’est qu’aucun des deux articles ne reviennent sur la nature du parc : on sait uniquement que le musée sera rénové afin de diviser l’espace en « trois zones fonctionnelles », grâce à l’agencement de statues funèbres des Qin  et que des arbres et des routes ont été installés  afin de rendre le lieu le plus facile d’accès et le plus agréable possible. C’est assez flou  et aucune critique sur les aménagement n’est faite.

Pour finir, nous préférons le deuxième site au premier, son ergonomie est bien plus clair eet agréable et le sujet est mieux traité. Il sont tout les deux signés PeopleDayli, un quotidien chinois très populaire.

Le site French Xinhuanet

Pour les J-O de Beijing en 2008, les autorités Chinoises ont organisé au Parc Olympique (Olympic Green) une petite exposition de quatre soldats en terre cuite et d’une poterie cassée lors de sa rénovation. Pendant plus de 15 jours au mois d’août, les chinois ont pu admirer les sculptures âgées de plus de 2200 ans.
C’est le site French Xinhuanet spécialisé dans « les nouvelles à travers la Chine et le monde » qui publie cette nouvelle au mois de juin de la même année. Ce site, créé en 2004, présente dans son menu différents accès à l’information : « Chine », « Monde » ou « Afrique » ainsi que « Culture/Education » ou encore « Société » et « Santé ». Le site est proposé en anglais, en espagnol, en chinois, en japonais, en arabe et en russe avec une interface propre à chacune des langues.

Le site CCTV

Pour ceux qu’il voudraient parfaire leurs connaissances, voici CCTV.com, le site internet de la Télévision centrale de Chine, très intéressant et surtout très instructif.
Il publie en 2005 un long article qui semble être le résumé d’un documentaire diffusé sur la chaîne intitulé « Archives Chinoises du patrimoine mondial Ⅴ  – Mausolée de Qin Shi Huang ». Celui-ci retrace toute l’histoire du mausolée de Qin Shi Huang de sa construction à sa découverte, ainsi que les différentes interprétations des archéologues. L’article est signé par Zhang Qi de manière humoristique, mais il serait dommage de le rejeter pour manque de sérieux. Le contenu y est exhaustif et prend ses source sur différents sites dédiés à l’histoire et à la culture chinoise comme Le quotidien du peuple ou China.org ; deux sites que nous avons déjà décrit dans divers articles, ou encore sur des textes et sources anciens comme les « Mémoires Historiques » écrites au 1er siècle avant notre ère. Les quatre pages proposées résument bien le sujet et vous permettront une bonne compréhension de la construction du mausolée et des problèmes concernant l’ouverture du tombeau.

Terracotta Warriors and Horses of Qin Shihuang

Pour finir, voici une petite perle destinée aux enfants chinois : « Terracotta Warriors and Horses of Qin Shihuang », un dessin animé de 1’30 minute à peine, sur l’histoire du mausolée de Qin Shi Huang publié sur Youtube en 2008 par Chinesebits. Et pour notre plus grand plaisir la vidéo est sous titrée en anglais !

Maintenant le Museum of Terracotta Warriors and Horses of Qin Shihuang n’a plus aucun secret pour vous !


Questions de conservation

La couleur révélée sur les soldats de terre cuite

Durant la première fouille entre 1978 et 1984, hélas, les 1087 statues d’argiles déterrées, après une brève exposition à l’air, ont perdu toutes leurs couleurs et ont viré au gris par l’effet d’oxydation de l’argile à l’air.
D’autres facteurs on contribué à la détérioration des pigments, comme le fort taux d’humidité présent dans la fosse qui a provoqua l’apparition de moisissures ou le phénomène bien connu de la perte d’eau contenue dans les statues.

En 1989, une équipe allemande vient au secours de la Chine. Dès 1991 est créé un institut et un laboratoire de recherche consacrés à la protection du patrimoine archéologique à Shaanxi nommé le Shaanxi Institut.

C’est grâce à l’alliance entre la Chine et l’Allemagne qu’il a été permis de conserver les surprenantes couleurs des soldats en terre cuite.

L’article « Terracotta army emerges in its true colors » de Ma Lie édité en anglais le 09 septembre 2010 sur China Daily, site spécialisé dans l’information culturelle, politique et sociale de la Chine, nous permet de voir les avancées de la recherche dans les méthodes de fouille archéologique chinoise.

Grâce à la coopération avec la Germany’s Bavarian Administration of Cultural Heritage et le Rome-Germanic Central Museum Mainz, un programme d’échange fut mis en place et les archéologues chinois vinrent se former aux méthodes de conservations en Allemagne mais aussi en France, en Italie, au Japon et aux États-Unis.

Les différentes équipes inventèrent conjointement une nouvelle technologie spécifiquement adaptée aux problèmes des soldats de terre cuite. Cette nouvelle méthode qui fut testée dans le laboratoire de Shaanxi donna de très bon résultats.
Lors de la troisième fouille, les archéologues ont mis au jour des soldats peints, et ont été capables pour la première fois, de conserver la couche de vernis qui préserve les couleurs des statues et qui d’ailleurs accentue les expressions de leurs visages.
Le directeur du Musée de Qin annonce que les chercheurs ont trouvé des pigments roses, rouges, blancs et mauves.

En 2004, cette technique remporte le 2ème prix national des progrès en sciences et en technologies. Depuis, huits soldats furent ainsi préservés.

Six ans plus tard, cette même équipe reçoit le prix Prince des Asturies décerné par le Prince Felipe de Borbon lors d’une cérémonie officielle au Teatro Campoamor à Oviedo, capitale de la communauté autonome et de la province des Asturies. Cette cérémonie est décrite dans l’article « Des archéologues chinois reçoivent un prix espagnol pour leur étude sur les soldats en terre cuite » publié par l’Agence de presse Xinhua sur le site French.China.org le 24 octobre 2010.

Aujourd’hui, l’Institut de Shaanxi est devenu le Département de Préservation du Patrimoine et il dispose de laboratoires spécialisés dans la métallurgie, la céramique, la restauration de fresques et de textiles.

La photographie qui suit provient du site officiel du Musée des guerriers et chevaux de terre cuite de Qin Shi Huang.
La création du site est laissée aux soins des fonctionnaires travaillant au musée et est supervisée par les autorités chinoises. Nous proposons un article dédié à ce musée dans la catégorie « Musées et expositions sur l’empereur Qin ».

Sur le site du Musée officiel de Qin Shi Huang

Nous vous proposons à présent de voir un documentaire de la National Geographic Channel de 45 minutes intitulé « De l’ombre à la lumière – L’armée enterrée de Chine ».
Au travers de ce documentaire, les enquêteurs tentent de percer le mystère de l’armée des soldats en terre cuite enterrée dans le mausolée de l’Empereur Qin. On voit une alternance entre reconstitutions historiques, vidéos de fouilles et interviews des chercheurs et des archéologues.

Cette vidéo est présentée sur le site Theatrum Belli par Stephane Gaudin le 08 février de cette année 2012. C’est un site amateur commencé en 2001 qui parle de la polémologie et de l’irénologie dans notre monde depuis que cela existe. En somme un site qui polémique sur la paix et la guerre. Précisons qu’il est référencé par bon nombre de pointures en la matière, tels « La Revue Défense Nationale », « La Saint Cyrienne », le Centre d’Études Supérieures de la Marine ou encore « Marianne ».

sur le site China Daily

Si vous désirez plus d’informations sur la préservation du patrimoine, le site de l’ambassade de France en Chine vous renseignera sur les progrès des scientifiques chinois en matière de conservation du patrimoine.
L’article est publié par Outlook Weekly le 22 juin 2009 dans la « revue des hebdos chinois » de la semaine du 22 au 26 juin.


Le mausolée de l’Empereur Qin Shi Huang, entre mythe et réalité

Sous le règne de l’Empereur Qin Shi Huang, la Chine connut sa période la plus puissante.
L’empereur Qin jouissait de la vie sans aucun scrupule.

La construction de son mausolée dura 39 ans et 720 000 ouvriers durent y participer.
L’Empereur Qin Shi Huang se comportait comme un despote, il voyait les choses en grand. Cela explique probablement les dimensions monumentales de son mausolée dont voici l’article wikipédia intitulé « 
Mausolée de l’Empereur Qin » à prendre avec précautions.

Le tombeau de Qin Shi Huang serait l’un des plus ancien tumulus identifié en Chine.
Sa forme indique qu’il y a eu un travail de recherche et d’esthétisme.
Dès le début de son règne, il est obsédé par l’immortalité. C’est à l’âge de 26 ans que l’Empereur Qin débuta la construction de son tombeau. Il s’occupa dès lors des plans et envoya un grand nombre d’ouvriers sur ce gigantesque chantier.

Tout autour du mausolée, les archéologues ont retrouvé des guerriers et des chevaux en terre cuite.
À l’intérieur, dans la partie où devrait se trouver le cercueil de l’Empereur Qin Shi Huang, la fouille est interdite par les autorités chinoises. Selon les archéologues, plusieurs chambres funéraires seraient reliées au tombeau central de l’Empereur.


Le tumulus.


Le tombeau de Qin Shi Huang est décrit comme une montagne funéraire par Victor Segalen, un médecin, romancier, poète, ethnographe et archéologue français, dans son ouvrage intitulé « Tombeau de Che-houang-ti. Mission archéologique en Chine. Les tumulus impériaux de la vallée de la Wei » daté de 1923 – 1924, que l’on retrouve sur wikisource.

« Il n’y a pas de kiosque ni de stèle, mais il n’en est point besoin. Car, lorsqu’on découvre la montagne funéraire, on voit soudain qu’elle occupe sur le sol la même place souveraine que Che-houang-ti dans les mémoires écrits. Ce tumulus, le plus ancien parmi ceux qui sont identifiés avec certitude et ne semblent pas remaniés, est aussi le plus grand, celui dont la forme indique le plus de recherche et exprime le plus de beauté. »


(Victor Segalen dans « Les tumulus impériaux de la vallée de la Wei »)

Un passage des « Mémoires Historiques », un récit antique sur le mausolée de l’Empereur Qin Shi Huang de Sima Qian (ou Sseu-ma-Ts’ien ;145 – 90 avant notre ère), historien de la dynastie des Han Occidentaux (206 – 24 avant notre ère) traduit par le professeur Chavannes est retranscrit dans le texte de Victor Segalen.

Sima Qian prétend que des objets précieux ont été enfermés dans le tombeau de Qin à sa mort et qu’un système de pièges en protégeait l’entrée, décrivant même le décor du tombeau.
Selon lui, les femmes de l’Empereur qui n’avaient pas donné de fils furent tuées peu de temps après sa mort et enterrées avec lui et les ouvriers et artisans furent enfermés dans le mausolée.

« Dès le début de son règne, Che-houang avait fait creuser et arranger la montagne Li. Puis, quand il eut réuni dans ses mains tout l’Empire, les travailleurs qui y furent envoyés furent au nombre de plus de sept cent mille ; on creusa le sol jusqu’à l’eau; on y coula du bronze et on y amena le sarcophage; des palais, des (bâtiments pour) toutes les administrations, des ustensiles merveilleux, des joyaux et des objets d’art y furent transportés et enfouis et remplirent (la sépulture). Des artisans reçurent l’ordre de fabriquer des arbalètes et des flèches automatiques; si quelqu’un avait voulu faire un trou et s’introduire (dans la tombe), elles lui auraient soudain tiré dessus. On fit avec du mercure les cent cours d’eau, le Kiang, le Ho et la vaste mer ; des machines le faisaient couler et se le transmettaient de l’une à l’autre. En haut étaient tous les signes du ciel, en bas toute la disposition géographique. On fabriqua avec de la graisse de phoque des torches qu’on avait calculées ne pouvoir s’éteindre de longtemps.
Eul-che [son héritier] dit: « Il ne faut pas que celles des femmes de l’Empereur décédé qui n’ont pas eu de fils soient mises en liberté. » Il ordonna que toutes le suivissent dans la mort; ceux qui furent mis à mort furent très nombreux. Quand le cercueil eut été descendu, quelqu’un dit que les ouvriers et les artisans qui avaient fabriqué les machines et caché les trésors savaient tout ce qui en était, et que la grande valeur de ce qui était enfoui serait donc divulguée ; quand les funérailles furent terminées et qu’on eut dissimulé et bouché la voie centrale qui menait à la sépulture, on fit tomber la porte à l’entrée extérieure de cette voie, et on enferma tous ceux qui avaient été employés comme ouvriers ou artisans à cacher (les trésors) ; ils ne purent pas ressortir. On planta des herbes et des plantes pour que (la tombe) eût l’aspect d’une montagne.
 »


(Sima Qian dans « Mémoires Historiques »)

On peut trouver un autre extrait de Sima Qian dans « Les vestiges d’un ancien Empire », un article de la revue en ligne « La Chine » écrit par Lu Xi sur les vestiges de l’ancien Empire.

Une série de neuf questions sur le mausolée de l’Empereur Qin Shi Huang est posée dans l’article « Nine major enigmas of Qin Shihuang Mausoleum » daté du 11 juillet 2005 sur le site internet People’s Daily Online.

Quelle est la structure du palais souterrain? Combien de trésors rares et précieux sont cachés sous terre ? Y a-t-il un système anti-vol à l’intérieur du palais? À quelle profondeur a été creusé le palais souterrain ? Est-ce que le cercueil est en cuivre ou en pierre ? Est-ce que le squelette de l’Empereur est bien conservé?

Chaque énigme correspond à un paragraphe en anglais dont le contenu résume les dernières avancées des scientifiques sur un domaine précis.

On y apprend que le mausolée dans son ensemble fait 41.600 m² et que selon les sondages électromagnétiques, le palais souterrain se trouverait à 26 m environs sous terre ! Il prendrait la forme d’une grotte verticale et l’accès au tombeau serait fermé par trois portes successives et protégé par un dispositif de flèches automatiques. Mais il est impossible d’en savoir plus sans pénétrer à l’intérieur du bâtiment. Or les fouilles du tumulus sont strictement interdites.

Lors des fouilles archéologiques, un sondage a révélé qu’il y avait une grande quantité de mercure sur une superficie de 12.000 m² dans le mausolée.

La description des « Mémoires historiques » serait donc avérée pour ce qui concerne la présence de cuivre.

En juillet 2007, un article du site French Xinhuanet titre « Un bâtiment mystérieux découvert dans le tombeau du premier Empereur chinois ».

Grâce à la télédétection, les archéologues auraient pu confirmer l’existence d’un édifice de 30 m de haut enterré dans le tombeau de Qin Shi Huang. Pour les chercheurs, il est difficile d’avoir une image complète du bâtiment qui se trouve à l’intérieur du tumulus car la fouille du tombeau même reste interdite.

« Ce bâtiment, enterré à 51 mètres de profondeur dans un espace en forme pyramide au-dessus de la principale construction souterraine, est entouré de quatre murs semblables à des escaliers, chaque mur ayant neuf marches.
Il est difficile pour les chercheurs d’avoir une image complète de l’édifice, qui se trouve sous terre.
Il pourrait avoir été construit pour laisser sortir l’âme de l’empereur.
 »


(Duan Qingbo, chercheur de l'Institut de l'Archéologie du Shaanxi)

L’armée de terre cuite.


Autour du mausolée on été retrouvés de nombreux vestiges et des fosses contenant des soldats et des chevaux en terre cuite. Or les sources historiques ne mentionnent pas la présence des ces statues.

Les archéologues émirent de nombreuses hypothèses.
Par exemple, certains affirmèrent que, puisqu’il n’y a pas mention de l’armée en terre cuite dans les textes historiques, il est possible que les chevaux et guerriers terracotta fussent ajoutés après l’ensevelissement de l’Empereur Qin.

Pour déterminer la véracité de cette hypothèse, les sculptures en terre cuite doivent être datées par une datation absolue.
Il est possible que les historiens voulussent garder cela secret ou bien au contraire qu’ils n’avaient pas assez d’informations sur la composition du mausolée, car sa construction était un haut secret d’État et les gens qui y travaillaient furent ensevelis vivants à l’intérieur de ses murs.

De source historique, on sait que l’empereur Qin Shi Huang habitait dans le palais de Xianyang, capitale du royaume des Qin protégée par une grande armée divisée en trois parties :

 – Le gros des troupes de la garde impériale s’occupait de la sécurité du palais et de l’Empereur, particulièrement lors de ses déplacements.

 – Une partie de la garde impériale protégeait l’extérieur du palais, montant la garde autour du bâtiment impérial et des résidences des hauts Mandarins vivant dans la cité.

 – L’armée en garnison à l’intérieur de la cité Xianyang protégeait la capitale et participait aux combats en cas de guerre.

Un article du journal web du Global Times revient sur un débat de longue date autour de l’armée terracotta du mausolée de l’Empereur Qin Shi Huangdi.

Daté du 11 août 2009, l’article titre « Terracotta Warriors not Emperor Qin’s? ». L’auteur Wang Chunhong y retrace la polémique autour du commanditaire du mausolée en commençant par citer le livre « TheTruth of Terracotta Warriors » de Chen Jingyuan, un historien et architecte chinois.

Selon ce dernier, les donnés stylistiques des soldats et des chars indiquent une construction du mausolée antérieure à l’Empereur Qin. Ce serait en fait sa riche aïeule l’Impératrice Xuan, appellée aussi Impératrice douairière Cixi de l’Antiquité, qui serait à l’origine de cette commande.

« The hairstyle, the ancient Chinese characters found on some unearthed warriors and other evidence indicate the owner of the warriors was Empress Xuan. […] The hairstyle of the warrior’s is the same as the Chu minority, the ethnicity of the Empress. If Emperor Qin had designed the army, they would be dressed in Han style. […] The warriors were painted in many different colors, which is in stark contrast to the black-clothed soldiers of the Qin Dynasty. »


(Chen Jingyuan pour le Global Times)

Après avoir expliqué le point de vue de Chen Jingyuan, l’article du Global Times donne la parole à l’autre camp, représenté par Liu Zhancheng, le chef de l’équipe archéologique et professeur à l’École Normale Supérieure du Shaanxi.

« In the Qin Dynasty, black was a superior color. The Qin people wore black during grand occasions, such as sacrificial ceremonies, but there was no need for people to wear black all the time. »


(Liu Zhancheng pour le Global Times)

En 2003, des recherches sur un ancien four à briques et tuiles situé à 50 m du mausolée furent effectuées. Une fosse contenant les ossements de vingt-et-une personnes différentes fut découverte. Les études ADN des ossements révélèrent que l’un des individus avait les traits génétiques des Eurasiens de l’ouest. Les scientifiques conclurent qu’il y avait des échanges fréquents entre les asiatiques de l’est et les Eurasiens de l’ouest bien avant la route de la Soie qui fleurit sous la dynastie des Han (220 – 206 avant notre ère).

On peut dès lors supposer qu’il y aurait des représentations d’étrangers parmi les soldats en terre cuite mais qu’elles n’ont pas encore été découvertes.

Or certains guerriers en terre cuite arborent des visages verts alors que la majorité des guerriers ont des visages clairs. Certains prétendent que ce serait un mauvais tour joué par les artisans de l’époque, pour d’autres cela représenterait peut-être des étrangers. Sur certains guerriers en terre cuite, on a retrouvé les restes de motifs polychromes indiquant qu’ils étaient probablement tous colorés à l’origine.
Pour l’instant, les fouilles n’ont donné aucune réponse à cette hypothèse.

Un passage du mémoire de Hélène de Ribeaupierre paru en 2007 s’intéresse aux fonctions de l’armée en terre cuite, évoquant les hypothèses des chercheurs.

L’un de ces théories est issue d’un ouvrage intitulé « L’armée éternelle : Les soldats du premier Empereur de Chine » édité par National Geografic en 2005, écrit par Ciarla, Roberto. Lanciotti, Lionello et d’autres.

« Les spécialistes de géomancie jugèrent le site tout à fait propice. Protégé au sud par le pouvoir de la terre, le Lishan, et au nord par celui des eaux, la rivière Wei, il est traversé par l’axe nord-sud autour duquel se déploie le mausolée et qui relie le mont Li au sud et les temples de la vieille capitale Yueyang, au nord. A l’ouest, la puissance des montagnes, la chaîne des Qinling, et celle des ancêtres vénérés dans les temples ancestraux auxquels la sépulture est reliée par une allée de 50 kilomètres veillant sur le repos éternel de l’Empereur. À l’est, en revanche, les cols qui accédaient à la grande plaine centrale, aux pays que Qin avait soumis et aux terres ennemies ouvraient une brèche dans le dispositif symbolique de protection. L’Armée de terre cuite représente donc, de ce côté-là, l’élément protecteur du souverain »


(Ciarla, Roberto. Lanciotti, Lionello. & al. dans « L'armée éternelle : Les soldats du premier Empereur de Chine »)

Un autre hypothèse voudrait que les figures de terre cuite fussent ensevelies pour remplacer les sacrifices humains.

En effet, même si ces sacrifices furent interdits à partir du règne de l’Empereur Qin Shi Huang, il était coutume durant les dynasties antérieures d’offrir des vies humaines au défunt en plus des objets d’accompagnement dans les sépultures. Plus le défunt avait un rôle important dans la société, plus il avait d’objets et de sacrifices dans sa tombe. Il est donc possible que la pratique du sacrifice humain ait été symboliquement remplacée par les statuettes en terre cuite.

Concluons sur une seconde citation de l’ouvrage « L’armée éternelle : Les soldats du premier Empereur de Chine » présente dans le mémoire de Hélène de Ribeaupierre cité précédemment.

« Sima Qian raconte qu’à la fin de son règne, l’esprit de l’Empereur était affligé par une idée fixe, funeste, vaine et arrogante : il souhaitait se rendre aux îles des Immortels pour se procurer l’élixir de l’immortalité. Une science comme l’archéologie aura probablement des difficultés – en supposant qu’elle en ait l’objectif – à vérifier cette hypothèse. Mais dans le fond, une vérification de ce genre aurait-elle un sens alors que nous avons déjà la réponse sous les yeux ?
Il semble bien que les émissaires du Premier Auguste Empereur se sont rendus sur les îles des Immortels et que les habitants leur ont donné l’élixir, mais à une condition : en échange de l’immortalité, Qin Shi Haungdi devait renoncer à la gloire. L’Empereur a donc choisi.
Quand on fouillera sa tombe, sous un tas de cendres et parmi les trésors carbonisés, on retrouvera un flacon jamais ouvert. Le sourire de l’Empereur flottera alors : juste avant de mourir, il avait compris que la véritable immortalité est celle de vivre dans la mémoire des hommes.
De cette façon, Qin Shi Huangdi est immortel.
»


(Ciarla, Roberto. Lanciotti, Lionello & al. dans « L'armée éternelle : Les soldats du premier Empereur de Chine »)

Travaux universitaires sur la modélisation des soldats en terre cuite

Des soldats en 3 dimensions

Une première étude est parue en 1995 et a été réalisé par Nadia Magnenat Thalmann, professeur en informatique, Igor Sunday Pandzic, chercheur en électronique et Jean-Claude Moussaly, diplômé en visualisation et transmission de graphiques ; tous trois rattachés à l’université de Genève.

« The Making of the Xian Terra-Cotta Soldiers », disponible en format PDF, retrace la création d’un court métrage sur l’armée terracotta de Xian.

On y explique d’abord les méthodes de création et d’animation des visages, puis la technique des « metasphères » pour modeler et déformer les corps des soldats.
Suivent une description des vêtements des soldats, des chevaux et du décors, puis un exposé des techniques d’intégration des figures au décors.

transféré du mémoire d'Hélène de Ribaupierre 2007

La seconde étude, également proposée au format PDF et diffusée par la même université, est beaucoup plus récente car datée de 2007. Elle pointe l’évolution des techniques de modélisation. C’est le mémoire de Bachelor en Système d’information d’une étudiante à l’Université de Genève, Hélène de Ribeaupierre, intitulé « Armée de terre cuite de Xian ». Ce travail s’inscrit dans les recherches de MIRALab concernant l’héritage culturel.

Le thème de ce projet est l’Armée de terre cuite de l’Empereur Qin Shi Huang, de Xian en Chine. Il s’agissait de reproduire en trois dimensions un général, un soldat et un hufu, objet utilisé par l’Empereur et ses généraux afin de transmettre les ordres de déplacement aux troupes ; puis de les animer selon un scénario avec des références historiques. Cela est possible grâce au programme 3D studio Max.

Toute la première partie est consacrée au contexte historique.
C’est une bonne synthèse bien illustrée et documentée, basée sur les textes de l’historien confucianiste Sima Qian et les travaux des archéologues chargés de la fouille. Elle revient sur les diverses hypothèses émises sur la création du tombeau.

Puis vient le temps de la modélisation.
C’est un travail technique qui demande de connaître un tant soit peu le jargon de la profession. Toute une série de logiciels vont être utilisés et différents modes de modélisations appliqués afin de créer un soldat donnant un Hufu à son général dans une pièce close.

Transféré du mémoire de Hélène de Ribaupierre

Nous en avons retenu deux.

En premier la « modélisation polygonale », qui est utilisée pour fabriquer les volumes et permet aussi de créer des mouvements.
Pour plus de détails, vous pouvez vous rendre sur le site de Raphaël Isdant, dans l’onglet « support de cours » rubrique « Maya » section « modélisation polygonale ». Cet homme participe actuellement au programme ITR de l’ENSADLab dans un processus mêlant recherche et création. Il intervient dans diverses écoles d’art, à l’université Paris VIII et au sein du pôle numérique de l’École Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris (ENSBA).

La seconde est le « bump mapping », qui sert à rendre la texture des objets après la modélisation par polygone. Chaque face d’un objet a besoin d’un traitement pour avoir l’air réel.
Pour comprendre un peu mieux cette technique, l’article « placage de relief » de l’encyclopédie collaboratif Wikipédia vérifié le 7 janvier 2012 est suffisant.

Évidement bien d’autres outils ont été utilisés pour la couleur, la diffusion de la lumière ou la capture de mouvement qui sont au final tous couplés pour un rendu plus réaliste.

Transféré du mémoire de Hélène de Ribaupierre 2007

Ces deux études laissent présager de l’utilisation de la modélisation à plus petite échelle. Un travail de long haleine certes, mais qui ne manquera pas de trouver bon nombre d’utilisateurs.

En 2005 est sortie un CD-ROM interactif sur les les soldats et les chevaux de Qin, le projet « 3D model : Terra Cotta Warriors and Horses », vise à raconter l’histoire de la Chine et de la dynastie des Qin en revenant sur la manière dont les chevaux étaient montés, harnachés et décorés. Nous vous proposons la petite vidéo hébergé sur Youtube, posté par hohuang64 en juillet 2009. Cette  modélisation d’une tête de cheval ne dure que 6 secondes et le rendu peux avoir l’air grossier, mais ce n’est qu’une étape intermédiaire avant le rendu final. Si vous regardez bien, vous verrez qu’une attention particulière est portée sur les zone d’ombre de la crinière de l’équidé.


Quand Hollywood s’attaque à l’armée de l’Empereur Qin !

Méga production hollywoodienne

pour le premier Empereur de Chine

Le troisième volet de « La Momie » intitulé « La Momie 3 : La tombe de L’Empereur Dragon » réalisé par Rob Cohen en 2008, est consacré à Qin Shi Huang, célèbre Empereur qui unifia les terres du milieu et apporta infrastructures et administration à la Chine.

Venant d’une super-production américaine, nous ne pouvions nous attendre à un scénario basé sur les faits historiques et archéologiques, mais nous soulignerons l’époustouflant travail fait sur les effets spéciaux réalisés par les agences Digital Dolain et Rhythm Hues.
Digital Dolain avait pour mission de faire renaître les morts enterrés lors de la construction du tombeau.

En consultant la page cinéma du site amateur effet-spéciaux.info, nous pouvons lire une interview de Derek Spears, le superviseur des effets visuels de Rythm and Hues, par Pascale Pinteau datée du 13 juin et éditée le 10 septembre 2008.

« Le tournage des prises de vues principales s’est achevé en décembre 2007 et nous devons livrer tous les plans fin juin 2008 pour que le film puisse sortir en août. Nous produisons environ 360 plans truqués au sein de Rythm and Hues, qui comprennent des animations de créatures, la simulation d’une avalanche, de nombreuses extensions numériques de décors réels, la création de la statue de l’empereur et de celles des chevaux de son char. »

(Derek Spears)

Josèphe Ghenzer publie également un article à ce sujet le 07 août 2008 sur le blog Phénix-Web dans la catégorie « effet spéciaux ».

« [Il a] fallu entièrement scanner Jet Li à l’aide de multiples caméras 3D afin de créer un modèle complet de sont corps et d’y adjoindre par la suite les caractéristiques d’une statue de terre cuite » .

(Josèphe Ghenzer)

Retenons pour le casting l’impressionnant Jet Li qui était sûrement le meilleur choix pour incarner cet Empereur mégalomane et la sublime Michelle Yeoh dans le rôle de Zijuan, la sorcière qui transforme l’Empereur et son armée en statues de terre cuite !

Vous pouvez, en cliquant sur les noms des acteurs et du réalisateur, aller voir leur page personnelle d’IMDB, une base de donné en ligne sur l’audiovisuel mondial ou Internet Movie Database.

Le titre du film est assez tape à l’œil, car on ne présente jamais cette fabuleuse découverte sous le nom de « tombe de l’Empereur Dragon ».
D’ailleurs si vous vous amusez à faire une recherche Google avec ces mots clefs, vous ne trouverez que le film de Cohen !

Finalement, seul le cinéma américain peut se permettre ce genre de fantaisie à gros budget.
Si il est distrayant, il reste à n’en pas douter un « blockbuster » estival et ça tombe bien, car il n’avait pas d’autre prétention !

C’est un dénommé PymlVife qui publie cette bande-annonce le 17 mai 2008 sur Youtube. Pour le plaisir des yeux !