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La Chine fait son cinéma

« The Emperor’s Shadow »

En 1996 est sorti le film le plus cher de l’histoire de l’industrie cinématographique de Chine : « The Emperor’s Shadow » réalisé par Zhou Xiaowen.

Risquons-nous à une traduction du titre en français, ce qui donne : « L’ombre de l’Empereur ».

Vous pouvez aussi rencontrer ce film sous le titre de « Qin Song », que nous trouvons d’ailleurs plus poétique et qui est la traduction du titre en mandarin.

Ce film fut très critiqué par le public pour son manque de véracité historique.
Le directeur de production Zhou Xiaowen rétorqua :

« I don’t like history; I just like the buildings, the palaces, the dress. »

(Zhou Xiaowen)

Il s’agit évidemment du fameux et célèbre Qin Shi Huang qui gouverna la Chine d’une main de fer entre 246 et 210 avant notre ère.
L’histoire est simple, à travers ses nombreuses conquêtes et autodafés, l’Empereur veut écrire un hymne à la gloire de son nouvel État. Pour cela, il fait kidnapper un ami de jeunesse, saccageant au passage l’état de Yan.
Mais rien ne se passe comme prévu. Le compositeur Gao Jianli à du mal à accepter l’esprit du despote. Pour couronner le tout, la fille de ce dernier vient perturber une histoire déjà très tourmentée.

Si vous avez lu l’article « Un opéra pour l’Empereur Qin », vous aurez sûrement perçu de grandes similitudes. Rien d’étonnant à cela puisque le compositeur Tan Dun s’est grandement inspiré du film.

Télécargé depuis GoogleImage le 16/04/2012

Nos sources proviennent malheureusement en grande partie de l’article « Emperor’s Shadow » de Wikipédia. Nous restons donc circonspects envers cette critique au vu des erreurs déjà rencontrées sur ce site.

Véritable péplum chinois, « The Emeror’s Shadow » a du faire grincer les dents des autorités au pouvoir, car dans l’une des scènes du film notre cher Empereur exprime avec conviction sa volonté de contrôler l’esprit et le cœur du peuple.

Le parallèle est assez flagrant avec la politique de Mao Zetong, sa maîtrise des arts pour asseoir une domination idéologique, une détermination terrible visant à tout prix à museler le peuple.

Peut-on y voir une critique du pouvoir en place à peine voilée ?
Certainement, puisque le film fut suspendu pendant huit mois. Bien sûr, l’État ne livra aucune justification à cette censure et n’en donna pas non plus quand le film fut autorisé à la rediffusion.
À notre connaissance, aucune suppression n’a été rapportée.

L’article précise que le directeur Zhou Xiaowen signale lors de la première du film le 7 juin de la même année :

« Chinese rulers have always wanted to control our spirit. But they cannot succeed in doing so. »

(Zhou Xiaowen à l'avant première du film « The Emeror's Shadow ») 

Quoi qu’il en soit, nous vous conseillons de lire cet article afin de forger votre propre opinion.

Pour approcher l’atmosphère du film, rien de mieux que de voir sa bande-annonce !
Celle-ci nous est proposée par zieba en 2010 sur Youtube.

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